Rétrospectives paroissiales (autres que les offices)

Objectif, Pâques 2020 !





Tout ceci ne pourra se faire et être une belle messe communautaire que :
Si chacun fait suivre l’info autant qu’il le peut. Ne pas oublier les personnes seules ou agées qui ne peuvent peut-être pas remettre une photo mais qui peuvent vous dicter une prière, une demande, une intention par téléphone. Vous pourrez ainsi nous la faire suivre.
Que la situation sur le territoire ne se soit pas aggravée au point de devoir annuler au dernier moment.
Regardez cette rubrique regulièrement pour connaitre l’avancée du projet.

Le temps du Carême débute par le Mercredi des Cendres (26 février cette année) et se poursuit pendant 40 jours jusqu’au dimanche des Rameaux (5 avril).
C’est un temps liturgique, mais aussi une aventure, un « à-venir » où chacun se prépare au temps pascal, mort et résurrection de Jésus.


Pour les juniors, les activités pour le dimanche 22 mars en lien avec la liturgie de ce dimanche de Carême (cliquez et imprimez)


En cette période difficile, le Pape François nous invite à prier avec lui.

Messe du pape François à Sainte-Marthe en ce jour du 15 mars 2020 (cliquez)

Marie-Noëlle Thabut explique le Carême A (cliquez)

10 Résolutions de Carême (cliquez)

C’est quoi la confession ? (cliquez)


Si vous souhaitez en savoir plus sur l’association SIMON de CYRENE (cliquez).
Rendez-vous nombreux au relais de Nueil sur Layon .....


Méditation sur des paroles de Jacques Hamel, extraite de la soirée de la Parole organisé le mercredi 11 mars 2020 à Cléré.

Méditation sur des paroles du Père Jacques Hamel "Serviteur de Dieu" (cliquez)

La scène de la « Transfiguration » du Seigneur est placée peu avant la montée de Jésus vers Jérusalem, la ville de sa Passion. Il faut bien en effet la lumière de la Transfiguration pour aborder les durs récits de la Passion.


La Transfiguration de Fra Angelico (cliquez)


Pour découvrir le mot-clé de ce dimanche .... (cliquez)

1er dimanche de Carême : "Jésus tu es mon roc "











Le Service Famille et le Service Catéchèse vous proposent des temps à vivre en famille à l’occasion des cinq dimanches de Carême 2020.
Chaque fiche propose trois temps à articuler entre échanges, propositions et prières...
Les propositions faites cette année invitent les familles à se mettre en route sur les chemins de l’écologie. Il est bon de nous rappeler les 3 piliers de l’encyclique Laudato Si’ : tout est lié, tout est donné, tout est fragile.
A chacun de prendre soin de ses relations avec les autres, dans sa propre famille, avec ceux qui l’entourent et avec le monde entier.
Tous les âges pourront s’y retrouver !

1er dimanche de Carême, le 1er mars 2020 (cliquez)
2ème dimanche de Carême, le 8 mars 2020 (cliquez)
3ème dimanche de Carême, le 15 mars 2020 (cliquez)
4ème dimanche de Carême, le 22 mars 2020 (cliquez)
5ème dimanche de Carême, le 29 mars 2020 (cliquez)


Propositions de chants pour le temps du Carême : ANNÉE A

Les chants proposés ici ont été choisis pour la qualité de leur texte et de leur musique. Il convient toujours d’équilibrer les nouveautés proposées pour chanter et le répertoire déjà connu de la paroisse.

La référence "CNA" correspond au manuel « Chants notés de l’assemblée. »

Quelques idées pour les liturgies de Carême :
Nous pouvons opter pour un chant phare, chant qui sera repris tout au long du Carême avec des couplets différents en fonction de la liturgie

Rends nous la joie de ton salut G268
Vivons en enfants de Lumière G14-57
Vous tous qui peinez sous le fardeau (Frère Jean-Baptiste)
Au désert avec toi Jésus Christ G52-81
Quelques ordinaires qui paraissent adaptés à ce temps liturgique bien particulier ( on ne chante pas le Gloire à Dieu, ni l’Alléluia)

Messe de l’Ermitage
Messe de Daniel
Messe de la Miséricorde AL50-64
Messe de Saint François Xavier , Communauté du Chemin Neuf
On peut prendre une préparation pénitentielle plus développée en l’absence de Gloria.

Pour le mercredi des Cendres
Entrée :
Changez vos cœurs GA 162 T et M : J.-P. Lécot (CNA 415)
Avec toi nous irons au désert GP229 T : J.-P Servel - M : J. Gelineau (CNA 414)
Au désert avec toi G52-81
Imposition des cendres :
Puisque tu fais miséricorde Z 129-15
Pitié, Seigneur G 248
Nous vous en supplions au nom du Christ GX 23 / SYLK 23 T : Anonyme – M : A. Gouzes
Revenez à moi de tout votre cœur GX 94 (SYL K 94)
O Dieu saint, o Dieu fort GX 834
Communion :
Tu fais ta demeure en nous D56-49
Changez vos cœurs G162
Envoi : Silence

Premier dimanche de Carême
Entrée
Avec toi nous irons au désert GP229
Au désert avec toi Jésus Christ G 52-81
Communion
Prenez et mangez D52-67
Pain donné pour notre vie D 19-15
Changez vos cœurs
Pour que l’homme soir un fils G 279-1 T
Envoi : Orgue

Deuxième dimanche de Carême
Entrée
Lumière des hommes nous marchons vers toi G128-2
Louange à toi, Jésus Transfiguré GX 220
Communion
Voici le corps et le sang du Seigneur D44-80
En marchant vers toi Seigneur D 380
Action de grâce
Pour que l’homme soit un fils GP297-1
T’approcher Seigneur G 22-68-6 •
Comme une biche qui désire l’eau vive
Envoi : musique ou orgue
Vivons en enfants de lumière

Troisième dimanche de Carême
Entrée
Vous tous qui peinez sous le fardeau, frère Jean-Baptiste du Jonchay
Rends nous la joie de ton salut
Communion
Pain donné pour notre vie D 19-75
Venez, approchons-nous IEV19-19
La sagesse a dressé une table D580
Venez vous abreuver à la source cachée T : E. Stein - M : Fr. J.-B. de la Sainte Famille Editions du Carmel
Envoi
Peuple de l’Alliance G 244 (CNA 425)

Quatrième dimanche de Carême - Laetare
Entrée
Rends-nous la joie de ton salut G 268
Puisque tu fais miséricorde Z 44-71
Tourner les yeux vers le Seigneur A 243 T : C. Guerret-Fourneau
Communion
Dieu nous invite à son festin IEV 12-10
En marchant vers toi Seigneur D 280
Laissons-nous transformer N 47-99 T : Bénédictines du Sacré Cœur de Montmartre – M : G. F. Dainville
La Sagesse a dressé une table D 580 (Cna 332) T : AELF / D. Bourgeois / J.-P. Revel – M : A. Gouzes
Envoi : orgue ou silence
Vivons en enfants de lumière G14-57-1 (couplets 5 et 6)

Cinquième dimanche de Carême
Entrée
A ce monde que tu fais RT 146-1 T : D. Rimaud – M : J. Berthier (CNA 526)
Communion et /ou Action de grâce
Grain de blé GX 510 Communauté du Chemin Neuf
C’est toi Seigneur le pain rompu D293
Devenez ce que vous reçevez D68-39
Envoi
Peuple de l’Alliance G 244 T


(cliquez, imprimez et jouez aux mots cachés pour découvrir la maison de Dieu)


(cliquez pour découvrir les explications des mots cachés)


(cliquez pour découvrir les explications des mots cachés)

9 février 2020 : dimanche de la santé

De temps en temps, le Christ nous murmure des appels discrets pour sa mission.
Peut-être qu’en ce dimanche de la Santé, entendrons-nous son appel ?
Pendant sa vie sur terre il nous a montré la route : Jésus était proche des malades, des petits, des exclus.
Et nous, que faisons-nous pour ceux qui attendent une visite .. une parole ... le portage de la communion ... Regardons autour de nous.
Cela demande un peu de son temps, mais en retour quelle joie intérieure recevons-nous !
Offrez votre présence, votre écoute, votre sourire, une poignée de main. Venez découvrir le service d’aumônerie de l’hôpital, de la maison de retraite, le service auprès des personnes à leur domicile.
Message du service Pastorale de la santé de la paroisse.

Prière pour le Dimanche de la Santé 2020.

Mon chemin, Seigneur, est parfois bien sombre
Il m’arrive souvent de marcher dans la nuit.
Nuit de la souffrance ou de la maladie, nuit du doute ou du deuil.
Et je ne sais plus où je suis…
Toi, sans Te lasser, Tu m’appelles à la Vie.
Tu me dis que je suis lumière.
Tu m’invites à faire jaillir la lumière
Par mes mains, mes regards de tendresse,
Et mes actes solidaires.
Permets que mon chemin de nuit s’éclaire, et que pour d’autres, je sois lumière.

Le 9 février 2020 c’est le dimanche de la santé. Le thème retenu est « Ta nuit sera Lumière ». Au coeur de nos rencontres avec des personnes dans la solitude de l’âge, du handicap et de la maladie, nous sommes témoins qu’une présence silencieuse est précieuse. Car la lumière dans nos mains est déjà là au profond de la nuit.

Le Dimanche de la Santé est un rendez-vous dans l’espérance et la lumière du Christ, pour célébrer la santé et tisser des liens entre ceux qu’on appelle les « bien-portants », professionnels et bénévoles, et ceux dont l’existence est fragile.

Qu’est-ce que le Dimanche de la Santé ?
Depuis 1992, l’Eglise Universelle célèbre tous les 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, la Journée Mondiale du malade. Son thème cette année est le don de soi au service des plus fragilisés. « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10, 8). La Journée mondiale du malade se décline dans les diocèses français en un Dimanche de la Santé, pour rappeler que l’accompagnement des personnes souffrantes et la préservation du don de santé sont des priorités évangéliques. Cette année, le dimanche de la Santé sera célébré le 9 février.

Réveillon solidaire du 31 décembre 2019

Compte-rendu de la soirée du Réveillon Solidaire du 31 décembre 2019.
Merci à Cécile Frappreau qui nous offre ce reportage.

Soirée conviviale du Nouvel An (cliquez)

Voeux du Père Roger Letheuille

En ce début d’année, le Père Rger Letheuille, curé de la paroisse Saint Hilaire en Vihiersois s’adresse à nous ....

Voeux du Père Roger Letheuille (cliquez)

1er décembre 2019, concert à la Communauté de La Salle de Vihiers

Une assistance nombreuse, puisque la chapelle de la communauté étaient plus que pleine, est venue écouter, applaudir et apprécier l’excellent concert proposer par les Chœurs de Saint Maur et le Chœur des Mauges.

Concert de Noël La Salle de Vihiers (cliquez)
Extraits du concert de la Communauté des Sœurs de la Salle de Vihiers, le 1 décembre 2019. (cliquez)

Un dimanche autrement le 29 septembre 2019

Nous l’attendions .... nous l’espérions .... la journée "paroisse en mouvement" est arrivée ... sous la pluie, mais qu’importe, pour cette première édition les paroissiens de St Hilaire en Vihiersois ont répondu "présent" à l’appel de l’équipe d’animation paroissiale (E.A.P).

Quelques 90 personnes de tout âge, ont participé aux différents ateliers proposés dans le magnifique cadre, qui invite à la sérénité, de la communauté des Filles de la Charité du Sacré Coeur de Jésus.

Comme elles le font si bien, les Soeurs nous ont accueillis avec chaleur et cordialité.
Un diaporama nous a été présenté par Soeur Geneviève et nous avons pu ainsi mieux comprendre ou apprendre l’histoire des "Soeurs de la Salle de Vihiers".

Ensuite nous nous sommes répartis en ateliers pour réfléchir sur les thèmes : la famille, l’écologie ...

Réflexion écologique ... (cliquez)

Huit ateliers, pour tous les âges, les plus jeunes étant pour les 3/6 ans, animés par des bénévoles.

Soeur Micheline était présente à La Fouquette pour y accueillir le groupe des marcheurs et faire découvrir la vie de Rose Giet. Avec J.Marie et Françoise, les marcheurs ont réfléchi aux questions qu’ils se posent sur les différents visages de la famille.

Document de réflexion de l’atelier sur la famille (cliquez)


Les réponses (cliquez)

Soeur Marie-Paule nous a fait découvrir la salle de la Bonne Oeuvre, lieu chargé de l’histoire de la communauté.

Les enfants et les jeunes, accompagnés de Sylvie, Charlotte, Benoît ont également découvert l’importance de Rose Giet, de la famille, de l’écologie à l’aide de jeux et dessins.

Des visites à l’église du relais de La Salle pour découvrir, à l’aide des vitraux, la vie de Rose Giet et Jean Maurice Catroux. Elles étaient animées par Soeur Marie-Claude et Catherine.

Roger et Danielle ont animé l’atelier "Eglises insolites" qui a eu bien du succès. Chacun reconnaissant, qu’au bout du compte, il ne connaissait pas aussi bien que cela les églises des relais.

Eglises insolites (questions et réponses) - septembre 2019 Saint Hilaire en Vihiersois (cliquez)

Le pique nique fut un moment de détente et d’échanges fort apprécié.

Enfin, la journée s’est terminée par l’Eucharistie dans la chapelle de la communauté. De nombreuses personnes sont venues à cette occasion grossir le nombre des personnes présentes.
En famille, en peuple, en Eglise, Seigneur nous arrivons de tous les horizons pour célébrer ton Nom.
Au terme de cette messe, dans un nouvel élan, les paroissiens se sont sentis interpellés pour vivre une nouvelle année missionnaire comme nous le demande le pape François en ce mois d’octobre.

Soeur Anne-Marie Barré, nouvelle supérieure de la province France a cloturé cette messe d’action de Grâce par ses mots : "Sentez-vous bien chez vous chez nous !". .
Ce message, témoigne du projet commun des soeurs :
"Par notre adhésion totale à Jésus Christ, révéler qu’iI est vivant, par la cordialité de notre accueil témoigner qu’Il est proche, par notre disponibilité envers tous, annoncer que Son amour est universel."

Jésus dit : "Lorsque deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux". C’est certain, il était présent. Nous l’avons vu sur le visage de tous ceux que nous avons pu croiser au cours de cette belle journée paroissiale !

Vivre un dimanche autrement ... 29 septembre 2019 ... partie 1 - (cliquez)


Un dimanche autrement ... St Hilaire en Vihiersois 29 septembre 2019 - Partie 2 (cliquez)

La journée s’est terminée par le verre de l’amitié !


Ci joint le programme de la journée du 29 septembre prochain que nous a concocté l’équipe d’animation paroissiale.

Programme de la journée (cliquez)

L’invitation s’adresse à tous, petits moyens et grands.
IL y aura des activités pour tous ... de la détente ... de la découverte .... et bien d’autres choses encore ....

Patchwork des sources vives de la paroisse. Chacun y a sa place. A vous de trouver la vôtre...

Soirée conviviale du 28 juin 2019

Ils étaient entre 65 et 70 personnes à avoir répondu à l’appel de l’EAP pour le rassemblement convivial de fin d’année.
Avant de pouvoir profiter de vacances bien méritées, chacun et chacune étaient invités à se retrouver à la salle des loisirs de St Hilaire.

Quelques photos (cliquez)

Au programme de la soirée :

Eucharistie en l’église de St Hilaire,
Retrospective des moments vécus içi ou là en paroisse ou en relais,
Apéritif offert par la paroisse,
Repas partagé.

Le soleil et la canicule étaient au rendez-vous, mais chacun a pu, malgré tout, partager le repas à l’ombre du préau prévu à cet effet et fort bien apprécié.

Les échanges et les partages se sont succédés et rendez-vous a été pris pour l’an prochain avec, espérons-le, encore plus de participants et toujours un aussi beau temps.

28 juin 2019. Soirée conviviale de bilan - Paroisse Saint Hilaire en Vihiersois (cliquez)

Invitation au rassemblement du 28 juin 2019


Ordre du jour de cette soirée :

18.30 : Messe en l’église de St Hilaire,
19.15 : Rétrospective de la paroisse,
19.30 : apéro offert par la paroisse,
20.00 : repas partagé. Afin d’équilibré les plats salés et les plats sucrés, il a été convenu que les personnes des relais du Voide, ST Hilaire, ST Paul, Somloire, Tancoigné, Trémont, Vihiers et La Plaine se chargerait des plats salés, le reste des relais de la paroisse des plats sucrés.

Attention, chacun apporte ses couverts et la boisson.

Ce temps fort de la paroisse s’adresse à tous les paroissiens qu’ils aient ou non des responsabilités dans la paroisse. Point besoin d’être investi d’une mission particulière pour venir découvrir ce qui se vit et surtout faire de nouvelles connaissances et pourquoi pas de nouvelles amitiés.
- Venez en toute simplicité avec votre famille et soyez déjà assuré d’y être le bienvenu.

La joie de Pâques 2019

Que fête-t-on à Pâques ?

La fête de Pâques est la plus importante pour les chrétiens. Elle célèbre la Résurrection du Christ, sa victoire sur la mort qui est l’élément central de la foi chrétienne. Elle est la fête chrétienne la plus ancienne et la fête centrale de l’année liturgique.

Que fête-t-on à Pâques ?

La célébration de la fête de Pâques est l’occasion pour les chrétiens de renouveler leur profession de foi baptismale. C’est la raison pour laquelle les adultes demandant le baptême (les catéchumènes) sont baptisés dans leurs paroisses pendant la Vigile pascale. Le cierge pascal, symbole de la présence du Christ, est alors allumé et brillera du dimanche de Pâques à celui de la Pentecôte.

La Résurrection du Christ est l’accomplissement des promesses faites par Dieu à son peuple. C’est pourquoi la fête de Pâques, célébrée par une messe solennelle, est le sommet du calendrier liturgique chrétien. Ce jour d’allégresse est marqué dans les églises par la couleur blanche ou dorée, symbole de joie et de lumière.

« Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité. » (Luc 24)

Les évangiles font le récit des événements du dimanche matin qui a suivi la mort de Jésus, lorsque les disciples de Jésus (les apôtres et les saintes femmes) ont trouvé son tombeau vide. Ils racontent aussi que Jésus leur est apparu à de nombreuses reprises dans des circonstances diverses pendant 40 jours jusqu’à une dernière apparition, lorsqu’ils l’ont vu monter au Ciel.

Les origines de Pâques :
Étymologiquement, Pâques signifie « passage ». La fête chrétienne de Pâques trouve ses racines dans la fête juive de la Pâque, qui célèbre le passage de la mer rouge par les Hébreux lors de la libération d’Égypte.

Depuis la Résurrection du Christ, c’est la célébration du passage avec lui de la mort à la vie que les chrétiens célèbrent. Par sa Résurrection, le Christ sauve l’Homme du péché et l’appelle à la vie éternelle.

Éclairages du pape François
« Jésus Christ, par amour pour nous, s’est dépouillé de sa gloire divine ; il s’est vidé de lui-même, il a assumé la forme de serviteur et s’est humilié jusqu’à la mort, et la mort de la croix. Pour cela Dieu l’a exalté et l’a fait Seigneur de l’univers. Par sa mort et sa résurrection, Jésus indique à tous le chemin de la vie et du bonheur : ce chemin est l’humilité. »

« Sa résurrection accomplit pleinement la prophétie du Psaume : la miséricorde de Dieu est éternelle, son amour est pour toujours, il ne mourra jamais. Nous pouvons nous confier totalement à lui, et nous lui rendons grâces parce qu’il est descendu pour nous jusqu’au fond de l’abîme. »

« L’amour a vaincu la haine, la vie a vaincu la mort, la lumière a chassé les ténèbres ! »

« Ce même amour par lequel le Fils de Dieu s’est fait homme et est allé jusqu’au bout du chemin de l’humilité et du don de soi, jusqu’aux enfers, jusqu’à l’abîme de la séparation de Dieu, ce même amour miséricordieux a inondé de lumière le corps mort de Jésus, l’a transfiguré, l’a fait passer dans la vie éternelle. Jésus n’est pas retourné à la vie d’avant, à la vie terrestre, mais il est entré dans la vie glorieuse de Dieu et il y est entré avec notre humanité, il nous a ouvert à un avenir d’espérance. Voilà ce qu’est Pâques : c’est l’exode, le passage de l’homme de l’esclavage du péché, du mal à la liberté de l’amour, du bien. »

« Venez et voyez ! »

« Voici le sommet de l’Évangile, voici la Bonne Nouvelle par excellence : Jésus, le Crucifié, est ressuscité ! Cet événement est à la base de notre foi et de notre espérance : si le Christ n’était pas ressuscité, le Christianisme perdrait sa valeur ; toute la mission de l’Église serait vidée de son élan, parce que c’est de là qu’il est parti et qu’il repart toujours. Le message que les chrétiens apportent au monde, le voici : Jésus, l’Amour incarné, est mort sur la croix pour nos péchés, mais Dieu le Père l’a ressuscité et l’a fait Seigneur de la vie et de la mort. En Jésus, l’Amour l’a emporté sur la haine, la miséricorde sur le péché, le bien sur le mal, la vérité sur le mensonge, la vie sur la mort. »

Carême 2019 : 40 jours pour se préparer

Durant la période du Carême, retrouvez dans cette rubrique une série de documentaires, textes, prières ... pour nous aider à mieux comprendre et à mieux vivre ce temps de Carême qui nous conduit vers la Semaine Sainte.

Savons-nous que le Carême est une formidable opportunité ? Celle de revenir vers Dieu.
C’est tout le sens du terme « conversion ».
Jésus a passé 40 jours dans le désert avant de vivre sa Passion et sa Résurrection.
Nous, nous avons 40 jours pour nous préparer à l’accueillir à Pâques.
40 jours pour oublier le vieil homme en nous et revêtir l’homme nouveau.

Le carême, temps de conversion : 40 jours pour se préparer à Pâques -(cliquez)

10 conseils pour le Carême...

Que faire pour le carême cette année ? Sans doute vous posez-vous la question... Voici dix conseils + un.... pour vous délester et marcher allégé, vers le jour de Pâques.

10 Résolutions de carême (cliquez)

Le Chemin de croix rappelle celui parcouru par Jésus portant sa croix dans les heures qui ont précédé sa mort. Dans chaque église, un ensemble de quatorze tableaux est appelé "chemin de croix". Chaque année, pendant la Semaine sainte, en s’arrêtant devant chacun d’eux, les chrétiens se remémorent les derniers moments de la vie de Jésus.

Le chemin de croix (cliquez)

D’où vient la coutume des oeufs de Pâques ?

Du simple œuf dur coloré aux plus prestigieux œufs de Fabergé, l’oeuf de Pâques est resté une tradition dans le monde entier. En Italie, de nos jours encore, on fait bénir les oeufs de Pâques que l’on place au centre de la table. Les oeufs de Pâques russes et ukrainiens sont de véritables oeuvres d’art, aux motifs et aux couleurs très symboliques et géométriques, avec des représentations chrétiennes comme la croix, le Christ lui-même.

D’où vient la coutume des oeufs de Pâques ?En Occident, dans les campagnes ou les jardins de la maison en ville, une mystérieuse chasse aux oeufs s’organise au petit matin de Pâques. Selon la tradition, en revenant de Rome, les cloches qui se sont tues depuis le jeudi Saint au soir, y répandaient, oeufs, cloches, cocottes et autres gourmandises. La coutume d’offrir des œufs ou des lapins en chocolat est d’origine commerciale.

La tradition allemande veut, pour les enfants, que ce soit un lapin blanc invisible qui les cache. Aux États-Unis et en Alsace, c’est un lièvre ; en Thuringe, une cigogne ; en Westphalie, un renard ; en Suisse, un coucou.

Des origines antiques
La coutume d’offrir des oeufs décorés, teints ou travaillés existait bien avant l’ère chrétienne. Comme le printemps est la saison de l’éclosion de la nature, l’oeuf, représentant la vie et la renaissance, a été probablement le premier symbole utilisé lors de rituels qui datent de la nuit des temps. Au printemps, les Égyptiens et les Perses avaient pour habitude de teindre des oeufs et de les offrir pour symboliser le renouveau de la vie. Dans l’antiquité gauloise, les druides teignaient les oeufs en rouge en l’honneur du soleil.

Pour les Juifs, l’oeuf est le symbole de la vie mais aussi de la mort. La libération du peuple hébreu a coûté la vie à de nombreuses personnes, et le bonheur n’est jamais absolu pour les hébreux. A Pessa’h les Juifs trempent un oeuf dans de l’eau salée en souvenir de toutes les larmes versées suite à la perte de leur indépendance.

Une coutume chrétienne
De nombreuses fêtes païennes célébraient donc la résurrection de la nature symbolisée par l’œuf, porteur d’un germe de vie. Mais c’est très probablement de l’interdiction faite par l’Église, jusqu’au XVII° siècle, de consommer des œufs pendant le Carême qu’est née la tradition des œufs de Pâques. Comme on ne pouvait empêcher les poules de pondre, on conservait précieusement ces œufs jusqu’à la fête de Pâques, à partir de laquelle il fallait écouler le stock !

Le roi Louis XIV fait de l’oeuf décoré de Pâques une institution. D’une part, ses gens devaient lui apporter le plus gros oeuf pondu en son royaume durant la Semaine Sainte et, lui-même, le jour de Pâques, entouré de grandes corbeilles, distribuait en personne des oeufs peints à la feuille d’or à ses courtisans aussi bien qu’à sa valetaille.


Rester jeûne

"L’homme ne vit pas seulement de pain..."
Évangile selon saint Luc, chapitre 4, verset 4

Rester jeûne - (cliquez)

Le jeûne interroge. Et c’était déjà le cas au temps de Jésus.
Dans ce court film de fiction, Sophie nous communique sa joie et son énergie pour nous encourager à oser l’expérience du jeûne.
Bon film et, si vous le voulez, bon jeûne !




Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’intégralité des lectures de chaque dimanche de Carême, année C.



Lectures et commentaires du 1er dimanche de carême (cliquez)
Lectures et commentaires du 2e dimanche de Carême C (cliquez)
3e dimanche de Carême C - Lectures et commentaire (cliquez)
4e dimanche de Carême C - Lectures et commentaire (cliquez)
5e dimanche de Carême C - lectures et commentaires (cliquez)

Proposition du service famille diocésain pour vivre la venue de Pâques

Le temps du Carême débute par le Mercredi des Cendres (6 mars cette année) et se poursuit pendant 40 jours jusqu’au dimanche des Rameaux (14 avril).

C’est un temps liturgique, mais aussi une aventure, un « à-venir » où chacun se prépare au temps pascal, mort et résurrection de Jésus.

Le Service Famille et le Service Catéchèse du diocèse, proposent des temps à vivre en famille à l’occasion des cinq dimanches de Carême 2019.

Chaque fiche propose trois temps à articuler entre échanges, propositions et prières... Tous les âges pourront s’y retrouver !

Cette année, l’accent a été mis sur l’écologie intégrale, inspirée de "Laudato Si"

1er dimanche : les tentations (cliquez)


2ème dimanche : La tranfiguration (cliquez)


3ème dimanche : La conversion (cliquez)


4 ème dimanche : La réconciliation (cliquez)


5ème dimanche : Appelés à porter du fruit (cliquez)

Elsy en concert à Vihiers - 9 mars 2019

Le 9 mars dernier, un public conquis était là pour encourager et applaudir le groupe ELSY lors de son deuxième concert au sein de la paroisse.

Quelques notes pour donner envie à ceux qui n’auraient pas encore franchi le pas .... il n’est pas trop tard. Roger nous a mis l’eau à la bouche en leur donnant RV pour l’an prochain. ... Affaire à suivre ...

Le concert d’ ELSY -9 Mars 2019

Janvier 2019 - Intervention de Louis-Michel Rénier sur le thème : " Vivre le dimanche autrement"

Première partie de l’intervention de Louis Michel Renier sur ke sens du dimanche (16 janv 2019) (cliquez)
Intervention de L.M. Renier sur le sens du dimanche (01/2019) (cliquez)
Dernière partie de l’intervention de L.M.Renier sur le sens du dimache (01/2019) (cliquez)

Voeux 2019.

Le Père Roger Letheuille et toute l’équipe du service communication de la paroisse vous adressent leurs meilleurs vœux pour cette nouvelle année !
Nous vous souhaitons du fond du cœur de vivre une année de paix !
Que la santé soit au rendez-vous pour vous et vos proches !
Que ce soit une année pleine d’énergie, douce et pétillante à la fois, emplie de petits et de grands bonheurs dans le chemin de notre Seigneur Jésus Christ.

Nous regrettons l’absence d’Annie Chupin sur cette photo, indisponible pour raison de santé et lui souhaitons un prompt rétablissement !

Au plaisir de vous retrouver au fil des semaines de cette nouvelle année !


Nous venons de recevoir des voeux accompagnés de ce joli texte et nous avons voulu le partager avec vous, amis internautes.

Vous connaissez Les Béatitudes, une partie du Sermon sur la montagne dans l’Évangile de Matthieu (Mt 5, 3-12), 8 Béatitudes et aussi 4 Béatitudes dans l’Évangile de Luc (Lc 6, 20-23).

Mais connaissez-vous les "Petites béatitudes" de Joseph Folliet, lyonnais devenu prêtre du Prado, bâties sur le modèle des Béatitudes des Evangiles ?
La première est peut-être la plus connue (Bienheureux ceux qui savent rire d’eux-mêmes : Ils n’ont pas fini de s’amuser) mais les autres méritent aussi d’être lues.

les "Petites béatitudes" de Joseph Folliet

Bienheureux ceux qui savent rire d’eux-mêmes : Ils n’ont pas fini de s’amuser.

Bienheureux ceux qui savent distinguer une montagne d’une taupinière : il leur sera épargné bien des tracas.

Bienheureux ceux qui sont capables de se reposer et de dormir sans chercher d’excuses : ils deviendront sages.

Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter : ils en apprendront des choses nouvelles.

Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux : ils seront appréciés de leur entourage.

Heureux êtes-vous si vous savez regarder sérieusement les petites choses et paisiblement les choses sérieuses : vous irez loin dans la vie.

Heureux êtes-vous si vous savez admirer un sourire et oublier une grimace : votre route sera ensoleillée.

Heureux êtes-vous si vous êtes capables de toujours interpréter avec bienveillance les attitudes d’autrui même si les apparences sont contraires : vous passerez pour des naïfs, mais la charité est à ce prix.

Bienheureux ceux qui pensent avant d’agir et qui prient avant de penser : ils éviteront bien des bêtises.

Heureux êtes-vous si vous savez vous taire et sourire même lorsque on vous coupe la parole, lorsque on vous contredit ou qu’on vous marche sur les pieds : l’Evangile commence à pénétrer votre coeur.

Bienheureux surtout vous qui savez reconnaître le Seigneur en tous ceux que vous rencontrez : vous avez trouvé la vraie lumière, vous avez trouvé la véritable sagesse.

Petite biographie de Joseph Folliet (1903-1972)
Joseph Folliet est né en 1903, à la Croix-Rousse. Son père est fabriquant de soierie. A 20 ans, il s’oriente dans ce milieu. Il est en effet reçu premier à l’Ecole de tissage. Mais sa vie bascule au même moment et prend une toute autre direction, car c’est l’époque où il s’initie à l’apostolat social avec son ami Marcel Gonin, fondateur de La Chronique sociale et l’un des promoteurs des Semaines Sociales. La politique l’intéresse tout autant que la question sociale : il s’intéresse à La Jeune République de Marc Sangnier. En 1926, il passe une licence d’histoire.
Cet homme, physiquement imposant, l’éternelle pipe à la bouche, est d’une grande activité. Il possède la rare capacité à s’interroger sur la marche du monde. C’est aussi un grand spirituel. Lors d’un voyage à Assise, il découvre le message franciscain et fonde en 1927 Les Compagnons de Saint François. Il y noue de solides amitiés notamment avec Eugène Pons.
On retrouve ensuite Joseph Folliet dans les commencements de la J.O.C (Jeunesse ouvrière chrétienne), de la J.E.C (Jeunesse étudiante chrétienne) et de la J.A.C (Jeunesse agricole chrétienne). On sait aussi qu’il compose à cette époque pour ces différents mouvements de nombreuses chansons. Joseph Folliet à cette époque souhaite devenir prêtre. Il entre au séminaire de l’Institut catholique, mais Mgr Verdier le persuade de rester dans la vie laïque.
Joseph Folliet effectue alors son service militaire en Tunisie où il se sensibilise aux questions de la décolonisation. Il approfondira ensuite sa réflexion en faisant des recherches théologiques sur ces questions mais aussi sur le travail forcé.
Homme engagé dans la vie de la Cité au sens plein du mot, il n’est pas étonnant alors de le retrouver dans le journalisme comme rédacteur en chef de l’hebdomadaire Temps Présent. Il dirigera la Chronique Sociale de France de 1937 à 1964.
Survient la guerre. Il est fait prisonnier en 1940 mais il aura la chance d’être libéré deux ans plus tard pour raisons de santé. Il met alors sa liberté au service de la Résistance. Il participe à l’action de "Témoignage Chrétien" et s’engage dans le réseau Mitterrand des prisonniers de guerre.
Après la guerre, il fonde avec Georges Hourdin l’hebdomadaire "La Vie catholique illustrée". Il relance les Semaines sociales de France. Cette manifestation mobilise du monde car on y aborde des sujets qui font débat à l’époque : "L’avènement des masses et les révolutions du XXe siècle" (1947) ; " Du colonialisme à la communauté humaine" (1948). Joseph Folliet coopère activement à la naissance du mouvement "Pax Christi" dont il sera le vice-président. Pendant la guerre d’Algérie, il milite pour le respect de la personne humaine. En 1962, il est nommé expert auprès du Concile Vatican II.
En 1968, son souhait de devenir prêtre se réalise, il reçoit l’ordination sacerdotale des mains de Mgr Ancel, supérieur de l’Institut du Prado auquel il appartiendra jusqu’à la fin de sa vie.
Joseph Folliet est l’auteur de 65 ouvrages dont son autobiographie "Ferme propos", publié en 1955. Il a également publié des chroniques régulières pour le quotidien La Croix.


Un petit bilan du site internet après une année dans sa nouvelle version :

Bonjour à tous. Cette année le diocèse d’Angers a mis en place un nouveau logiciel pour le site internet diocésain. Cette arborescence est plus adaptée aux lecteurs pour ses multiples rubriques, mais aussi, pour être lu sur tablettes et smartphones.
Notre site internet paroissial a déjà 10 années d’existence ; Danielle Simonneau est venue se joindre à notre équipe et a apporté, grâce à son dynamisme, un beau renouveau à la vie du site paroissial.
Notre page Facebook paroissiale est beaucoup consultée surtout par les jeunes, entre 20 et 300 vues par semaine.
En 2018, 78 reportages sur YouTube ont été diffusés avec 4700 vues, à ce jour. Le reportage vidéo est un outil moderne de communication, très vivant ; il permet de faire revivre tous les principaux événements paroissiaux.
Les 45 rubriques du site internet ont compté plus de 8000 consultations. En tête des consultations : la feuille dominicale, la présentation de la paroisse, le planning des offices ainsi que les agendas culturels.
Les reportages sont également regardés. Cela peut aller de 30 à 350 visites voir plus pour un reportage.
Merci de votre soutien et tous mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2019 !

Ensemble en chenin vers Noël 2018

Nous allons entrer ce dimanche dans une nouvelle année liturgique ...
Tout commence avec l’Avent dans l’attente de la venue de Jésus...
Le mot "Avent" vient du latin "adventus" qui veut dire arrivée, venue. Par ce mot, l’Église désigne le temps pendant lequel les chrétiens attendent la venue du Christ qui est fêtée à Noël. L’Avent débute quatre dimanches avant Noël. C’est un temps de préparation marqué par la symbolique de l’attente et du désir.
Dans cette rubrique, vous trouverez chaque jour un nouvel article en lien avec cette période de la liturgie ... des moments pour prier ... des jeux pour les enfants ... des dessins .... des recettes .... des bricolages ..... et bien d’autres surprises ....
Toujours avec l’idée ... que la rencontre avec Jésus passe aussi via le Net.
Bel Avent !
les rédacteurs du site : Jacques et Danielle


Le chemin vers Noël

Le chemin vers Noël (cliquez)

le 2 décembre

« La coutume du calendrier de l’Avent, comme celle de beaucoup de nos traditions de Noël, est germanique.

Pour faire patienter les enfants dans l’attente de Noël, on leur remettait chaque matin une image pieuse, comportant une phrase de l’Évangile ou l’incitation à une bonne action.

Peu à peu vient l’idée de réaliser une feuille de carton, représentant une grande image religieuse liée à Noël, dans laquelle on découpait de petites fenêtres, une pour chaque jour de l’Avent. Derrière chacune d’elles était placée une surprise : une image, une figurine, ou encore un poème, ou bien un chocolat.

Le calendrier de l’Avent est connu, sous une forme artisanale, depuis la seconde moitié du 19ème siècle. Mais c’est probablement en 1901 qu’apparut le premier vrai calendrier de l’Avant, sous la forme d’une pendule avec une aiguille que l’on déplaçait chaque jour. D’Allemagne, le calendrier se répandit ensuite dans le reste de l’Europe, et au-delà.

Ainsi de façon simple, les gestes de l’attente communiquent-ils aux enfants – et font peut-être redécouvrir aux grands – le goût de Dieu. »


Une belle histoire (vraie) pour les enfants.

Il y a des histoires vraies qui sont plus belles et plus étranges aussi, que celles qu’on invente. Ainsi en est-il de celle de don Bosco. Don Bosco – dont le prénom était Jean – vivait au XIXe siècle en Italie, dans la ville de Turin. Tout cela peut te sembler loin, dans le temps et l’espace, aussi, laisse-moi te raconter un peu la vie à cette époque.

Il n’y avait pas d’école gratuite pour tout le monde, il fallait tout payer si on devait se faire soigner, et si un papa et une maman avaient un accident, les enfants pouvaient être livrés à eux-mêmes, et jetés à la rue s’ils n’avaient pas d’autre famille !

Il est difficile d’imaginer aujourd’hui une époque comme cela, où des hordes d’enfants dormaient seuls dans les rues, dans les squares, sous les ponts, certains trouvant quelque travail à faire pour se nourrir, d’autres poussés à voler, à mendier, ou pire, pour ne pas mourir de faim.

Don Bosco était un jeune prêtre, et il ne savait pas vraiment quoi faire, quand Dieu mit sur sa route un jeune homme du nom de Barthélémy. Barthélémy avait seize ans, était à la rue, et ne savait pas quoi faire de ses journées. Don Bosco fut pris de pitié pour lui, décida de l’aider à apprendre à lire et à écrire, et aussi le catéchisme. Barthélémy fut très heureux de rencontrer cet homme qui l’aidait sans rien demander en retour, et bientôt, il parla du saint prêtre à l’un de ses amis. Ami qui avait bien besoin qu’on l’aide aussi, à trouver du travail, à manger, un abri pour la nuit, à occuper ses journées parfois passées à se balader le nez au vent – et à faire des bêtises.

Don Bosco, quand il était enfant, avait fait ce rêve : il était entouré de bêtes sauvages, qui s’entredéchiraient, et lui, Jean, les amadouait, les aidait à se calmer, et en faisait un petit troupeau tout à fait joyeux et agréable, où on se soutenait les uns les autres. Il comprit bien vite que ces pauvres gamins des rues, qui vivaient dans la peur, dans la faim, dans l’ennui, étaient en danger de toutes les façons possibles, se comportaient comme des loups les uns pour les autres, et devenaient des dangers pour tous. Au contraire, en s’occupant d’eux, en leur apprenant un métier, en les protégeant, et en leur donnant ne serait-ce qu’une soupe par jour – car c’était parfois le seul repas qu’il pouvait se permettre – ils abandonnaient leur violence, leur méchanceté, leurs mauvaises habitudes, et les loups devenaient des agneaux.

Seulement, un copain, plus un copain, plus un copain, c’est un peu comme quand on sort ses jouets sans jamais rien ranger : vient le jour où on ne peut plus poser le pied par terre ! Don Bosco se trouva un matin avec plus de 300 jeunes à vêtir, à nourrir, à former, à protéger, à qui apprendre à jouer, à rire et à prier, et aucun endroit où aller ! L’hiver venait, et le pré où il les emmenait étudier, jouer, et dire la messe, devenait tellement impraticable que son propriétaire décida de les chasser !

Alors, don Bosco décida de prier. Dans son cœur, même s’il savait qu’il était nécessaire de bien travailler, de faire tout ce qu’on pouvait, il savait aussi que beaucoup de choses dépendent de Dieu, et de sa bonté, et qu’Il ne nous abandonne jamais.

Il aimait prier Jésus en s’adressant à la sainte Vierge, sa mère, pour qu’elle parle à son Fils pour lui – cela se dit prier par l’intercession de la Vierge Marie. Don Bosco le faisait souvent, et de toutes les façons, et parfois, la situation était tellement urgente que des larmes se mêlaient à ses prières, comme cet hiver-là où il redoutait de renvoyer ses chers garçons à la rue et à tous les dangers.

Alors qu’ils priaient tous ensemble ; un homme vint, et lui dit : « j’ai une belle grange à louer ! ». Bon, belle, il fallait le dire vite : la grange en question était toute délabrée, et tellement écroulée qu’on devait se plier en deux pour y marcher. Mais cela n’arrêta pas la troupe : on creusa dans le sol, on posa un nouveau plancher, et on put s’y tenir, y jouer, y apprendre, y prier, toutes choses mille fois meilleures que de se balader dans les rues à guetter je ne sais quelle bêtise.

Don Bosco était un grand homme, au cœur très généreux. Il a aidé, sauvé, accueilli, enseigné, des milliers de garçons, et de filles aussi, et certains à sa suite reprennent son œuvre. Sa leçon, sa très grande leçon, c’est que rien n’est véritablement impossible, quand on aime les autres et qu’on veut les aider. Et que, dans la prière, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide à Dieu qui nous aime...

Et pour aller plus loin dans la réfléxion avec Don Bosco.

Tu peux ce soir poser le personnage de don Bosco dans la crèche. Tu peux penser à tous ceux qui, comme lui, aident les autres. Et aussi, faire une prière pour que Dieu t’aide toi aussi à aimer.


Poême :

Compagnon de nos attentes.

Tu veilles, compagnon de nos attentes,
toi, visiteur caché de notre vie.

Fais-nous entendre ta voix qui redresse
quand nous ployons sous le poids du malheur
et ouvre l’horizon de la tendresse
si crainte et peur font dériver nos cœurs.

Que ta Parole fasse lever l’aurore
de notre humanité transfigurée,
et fasse éclore, en toutes nos opacités,
un souffle neuf chantant la joie d’aimer.

Sous nos pas fleuriront pour notre terre
Justice et paix, amour et vérité,
et de nos mains, des perles de lumière.

Dietrich Bonhoeffer


Evangile à colorier (cliquez et imprimez)


1er dimanche de l’Avent : Evangile (cliquez)

Le songe de Saint Joseph.

"Redressez-vous et relevez la tête, veillez et priez, afin de vous tenir debout devant le Fils de l’homme" (cliquez)

le 3 décembre

L’histoire de François (1/3)

Il y a dans les maisons, au pied des sapins, en période de Noël, de drôles de petites maisons, ou des grottes, ou des étables (connais-tu ce mot ?). Dans ces petites maisons, ces grottes, ces étables, il y a de drôles de petits personnages : un papa, une maman, avec entre eux une mangeoire vide, quelle drôle d’idée. Et puis, aussi, un âne, un bœuf, et des tas d’autres personnages. C’est, tu l’auras compris, car tu es très malin, la crèche de Noël.

Cette crèche, qui paraît tellement normale, n’a pourtant pas toujours existé ! Comme beaucoup de choses, il a fallu quelqu’un pour l’inventer, la rendre populaire, et ce quelqu’un s’appelait François. On le connaît aujourd’hui sous le nom de la ville où il est né, Assise, en Italie, on l’appelle donc François d’Assise.

François vivait il y a longtemps, très longtemps. Si tu connais tes nombres, il est né en 1181, ça s’écrit un un huit un. C’était donc il y a… pfou, longtemps !

À l’époque de François, beaucoup de gens rêvaient de gagner beaucoup d’argent, de partir à la guerre, de conquérir des titres, des biens et des terres. François aussi, au début, était un peu comme ça : il ne pensait qu’à faire la fête et à se bagarrer !

Et puis, François, dans son cœur, a senti que tout ça ne le menait à rien, rien de vraiment solide, rien de vraiment beau, rien qui dure tout le temps…

On dit qu’il s’est converti, c’est-à-dire qu’il s’est tourné vers Dieu, pour s’en remettre à lui et lui donner sa vie. Il est devenu pauvre comme l’était Jésus lors de sa vie sur terre. François, pauvre parmi les pauvres, avait une grande confiance en Dieu, et en son amour, et il était le frère de tous, même des loups et des petits oiseaux !

En cette année 1223, François séjournait dans le village de Greccio, dans le sud de l’Italie, et on approchait de Noël. François voyait tous les préparatifs, on allait encore faire la fête, dépenser beaucoup d’argent en décorations, en nourriture, en vêtements ! Mais, est-ce qu’on se souvenait vraiment de ce que ça voulait dire, Noël ?

Alors, un jour qu’il était sur la place du village, il dit à ses amis :

  • Mes amis, j’ai une idée ! Nous allons célébrer Noël, la naissance de Jésus, comme dans cette grande basilique de Rome où on place des statues de Marie, de Joseph, et de l’enfant Jésus, devant l’autel où on dit la sainte messe !

L’idée était très étonnante. On ne faisait pas ça habituellement. Mais tout le monde aimait François, alors chacun voulut l’aider !

  • On fera ça dans notre petite chapelle ! suggéra le curé.
  • Oh non, dit François, elle est trop petite, je voudrais que tout le monde vienne.
  • Alors, dit le châtelain, je prête la grande salle d’honneur du château !
  • Oh non, dit François, elle est trop belle. Notre seigneur Jésus est né simplement, dans une étable, entre l’âne et le bœuf, on ne peut pas le fêter sous les dorures, les tentures, et les grands tableaux !
  • Alors, dit le châtelain un peu vexé, si c’est la simplicité qu’il te faut, j’ai une grotte dans la forêt où on met à l’abri les animaux les jours de grêle !

Il pensait que François refuserait, mais il vit un large sourire s’épanouir sur le visage de l’homme de Dieu.

  • Une grotte ! dit François. C’est parfait ! Mon ami, montre-moi l’endroit !

Et ce fut décidé : toute la petite troupe se mit en route, bras dessus, bras dessous, direction la forêt et la grotte des animaux. Dans la troupe, il y avait la petite Paola, fille d’un paysan du village, qui avait tout écouté, tout entendu, et qui était très intelligente. Elle avait une idée mais… les grands n’écoutent pas trop les petits, d’ordinaire, et elle avait peur de sembler bête, ou qu’on se moque d’elle, alors, elle garda son idée pour elle.

Elle suivit tout le monde, et découvrit une grande et belle grotte, un peu sale, mais qui ferait l’affaire. Ce fut décidé : on se mit au travail pour tout nettoyer, décorer simplement, faire monter une table pour dire la messe, et beaucoup d’autres choses.

François, cependant, semblait réfléchir très fort à quelque chose, et Paola n’osa pas aller lui parler de son idée. Elle s’en retourna chez elle, se promettant de trouver le courage de parler à l’homme de Dieu de l’idée qu’elle avait eue…

La suite demain !


Une recette à faire en famille

Des idées de cadeaux ..... DIVINE BOX

Divine Box, c’est un abonnement mensuel à une box gourmande remplie des meilleurs produits monastiques. Parfait comme concept pour se régaler en famille ou entre amis ! Nous vous concoctons chaque mois un nouveau thème sympa, comme par exemple : produits de la vigne, box du goûter, autour de la ruche etc… Afin de s’adapter à toutes les envies et tous les budgets, nous avons tout prévu. Vous pouvez ainsi vous abonner pour 1 mois, 3 mois, 6 mois ou 12 mois (et même sans engagement !), et choisir entre deux tailles de box. A vous la livraison plus pratique et à petits prix grâce aux Points Relais …

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Pour se détendre ... (cliquez)

Viens, lumière véritable
Viens, lumière véritable - (cliquez)

Viens, lumière véritable, viens, vie éternelle.
Viens, mystère caché, viens, trésor sans nom.
Viens, réalité ineffable.
Viens, félicité sans fin.
Viens, lumière sans couchant, viens, résurrection des morts.
Ô toi au-dessus des cieux, viens, joie éternelle.
Viens, toi qu’a désiré et désire mon âme misérable.
Viens, mon souffle et ma vie.
Viens, ma joie, ma gloire, mes délices sans fin.
Viens.

Cyrille d’Alexandrie (380-444)

le 4 décembre

Qu’est-ce que le calendrier de l’Avent ?

Des petites fenêtres sur un calendrier de carton, des petites chaussettes numérotées suspendues, des lumignons à allumer… Le calendrier de l’Avent peut se présenter sous des formes multiples ! Il réjouit petits et grands et aide à avancer vers la fête de Noël.

La tradition du calendrier de Noël ou calendrier de l’Avent prend sa source en Allemagne au 19e siècle. Certaines familles protestantes avaient coutume de mettre, chaque matin, une image pieuse au mur, et cela du premier dimanche de l’Avent au jour de Noël. Créé par un père de famille pour faire patienter ses enfants, le premier calendrier de l’Avent avec ses petites portes ou fenêtres à ouvrir qui cachent une image ou un objet est apparu au début du 20e siècle.

Le calendrier de l’Avent sous toutes ses formes !

Le calendrier peut être composé de fenêtres, dont le nombre correspond aux jours de l’Avent, que l’on ouvre chaque jour. Certains calendriers sont également numériques et interactifs. D’autres encore choisissent des calendriers décoratifs, plaçant des petits cadeaux à l’intérieur de chaussettes suspendues…Souvent placé à côté de la crèche, il permet aux enfants d’attendre le jour de Noël. Pour l’enfant attendre n’est en effet pas toujours facile… Le calendrier lui permet de se préparer, jour après jour, à accueillir Jésus. L’ouverture attendue d’une case permet de rythmer et de rendre active cette attente de Noël dans une attitude de découverte, de confiance et de patience.

Avec le calendrier de l’Avent, entrer dans la paix de Noël

Au travers des propositions faites dans chaque fenêtre les grands symboles de Noël sont présents : cadeaux, lumière, paix, donner, recevoir… La phrase ou le petit texte proposé facilite la prière en famille et fait entrer petits et grands dans la joie de Noël


Dieu a choisi de se faire attendre

Dieu, tu as choisi de te faire attendre tout le temps d’un Avent.
Moi je n’aime pas attendre dans les files d’attente.
Je n’aime pas attendre mon tour.
Je n’aime pas attendre le train.
Je n’aime pas attendre pour juger.
Je n’aime pas attendre le moment.
Je n’aime pas attendre un autre jour.
Je n’aime pas attendre parce que je n’ai pas le temps et que je ne vis que dans l’instant.
Tu le sais bien d’ailleurs, tout est fait pour m’éviter l’attente : les cartes bleues et les libre services,
les ventes à crédit et les distributeurs automatiques, les coups de téléphone et les photos à développement instantané, les télex et les terminaux d’ordinateur, la télévision et les flashes à la radio...
Je n’ai pas besoin d’attendre les nouvelles, elles me précèdent.
Mais Toi Dieu, tu as choisi de te faire attendre le temps de tout un Avent.
Parce que tu as fait de l’attente l’espace de la conversion, le face à face avec ce qui est caché, l’usure qui ne s’use pas.
L’attente, seulement l’attente, l’attente de l’attente, l’intimité avec l’attente qui est en nous parce que seule l’attente réveille l’attention et que seule l’attention est capable d’aimer.
Tout est déjà donné dans l’attente, et pour Toi, Dieu, attendre se conjugue Prier.

Père Jean Debruynne


Des sapins à fabriquer ... (cliquez).

Fais de moi un pèlerin

Seigneur Jésus, toi qui as fait un si long déplacement d’auprès du Père pour venir planter ta tente parmi nous ; toi qui es né au hasard d’un voyage, et as couru toutes les routes, celle de l’exil, celle des pèlerinages, celle de la prédication : tire-moi de mon égoïsme et de mon confort, fais de moi un pèlerin.

Seigneur Jésus, toi qui as pris si souvent le chemin de la montagne pour trouver le silence, retrouver le Père, attire-moi vers en haut, fais de moi un pèlerin de la montagne.

Fais de moi un pèlerin - Cette prière a été rédigée par le chanoine Volluz, guide de montagne. Elle explore son désir et sa marche à la suite de Dieu. (Cliquez)

Chanoine Volluz (1929-1966)


L’histoire de François (2/3)

Hier, tu t’en souviens, nous avons laissé Paola, petite fille du village de Greccio, dans le sud de l’Italie, alors qu’elle s’en retournait chez elle, après avoir aidé François, l’homme de Dieu, à nettoyer une grotte pour y célébrer la messe de Noël.

Paola aimait beaucoup les animaux de la ferme. Plus ils étaient petits, et faibles, et plus elle s’attachait à eux, et elle s’en occupait, et elle les soignait, et elle les nourrissait même un peu plus en cachette pour qu’ils soient en bonne santé.

De tous, son préféré, c’était le petit âne. Le papa de Paola n’aimait pas beaucoup la petite bête : il le trouvait trop petit pour tirer la charrette. Et il était trop faible pour porter de lourdes charges au marché. Il était trop fragile pour sortir quand il faisait trop chaud, ou trop froid. Il était trop calme pour transporter quelqu’un sur les chemins : il marchait tellement lentement qu’on allait plus vite à pied ! Aussi, il parlait de plus en plus souvent de s’en débarrasser…

Paola fila donc directement dans la grange de la ferme de son papa pour voir son petit âne.

  • Piccolo ! luit dit-elle. J’ai eu une idée, j’espère qu’elle plaira à François, parce que cette fois, tout le monde te trouvera utile !

Et, heureuse et soulagée, elle alla se coucher.

Le lendemain, elle retrouva François, entouré de nombreux villageois, sur la place du village.
Ils discutaient de la façon dont ils pourraient trouver de grandes statues, pour figurer Marie, Joseph, l’enfant Jésus, l’âne et le bœuf, et d’autres personnages, dans la grotte où ils allaient célébrer Noël.

  • Ça coûte cher, les statues, disait l’un. Cotisons-nous pour en acheter !
  • Non, dit François, tant qu’il y aura des pauvres qui ne mangent pas à leur faim, je ne voudrai pas d’argent pour cela.
  • On peut aller en emprunter à la grande ville, dit un autre.
  • Oh non, mon ami, dit François, l’hiver est bien installé, les routes sont déjà peu sûres, je ne voudrais pas que l’on risque sa santé pour cela.
  • Moi je sais ! dit une petite voix.

Tout le monde chercha qui avait bien pu parler. Ce fut François qui devina le premier, car il était attentif à tout le monde, même et surtout les enfants, les pauvres et les petits.

  • Parle, Paola, dit-il avec un beau sourire.
    Paola rougit un peu, mais dit :
  • Pour les autres, je ne sais pas, mais pour l’âne, il y a Piccolo. Mon papa dit souvent qu’il ne sert à rien, mais il est très gentil et ne bouge pas, il n’ira pas faire du bruit ou détaler pendant la messe, si je lui dis il restera bien calme, dans la grotte, à veiller sur l’enfant Jésus, sage comme une statue.
    Il y eut quelques rires, mais François, lui, ne se moqua pas. Un merveilleux sourire, très doux, très humble, s’épanouit sur son visage, et une petite lumière sembla s’allumer dans ses yeux.
  • Paola, dit-il, c’est notre Seigneur qui parle à travers toi, comme Il aime bien le faire et comme Il nous le dit dans l’Évangile : laissez venir à moi les petits enfants, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent…
    Tout le monde était silencieux, maintenant, attendant ce qu’allait bien pouvoir dire le bon François.
  • Les amis, dit François, dans la grotte, dans la forêt, nous allons célébrer la Noël, la naissance du seigneur Jésus, non pas avec des statues, mais avec un vrai âne, un vrai bœuf, une vraie Marie, un vrai Joseph !
  • Tu… tu veux dire des vrais gens ? demanda le curé, étonné.
  • Oui, mon ami, dit frère François.
  • Mais, reprit le curé, on n’a jamais fait ça ! Ce serait… extraordinaire !
  • Ah ça, dit François, moins que le fils de Dieu venant sur terre sous la forme d’un petit bébé couché dans la mangeoire…
  • Tu as raison, comme toujours, dit le curé en riant.

Dès lors, ce fut presque une bagarre pour savoir qui allait jouer Joseph, et qui Marie.
Il y eut de grandes discussions, et François passa bien du temps à faire en sorte qu’on ne se chamaille pas. Enfin, Josépha, la fille du potier, fut choisie, ainsi que Renato, le rétameur. Ils étaient tous deux des jeunes gens doux et agréables, ne faisant pas de chichis, à la vie simple et honnête, et ne faisaient d’histoires à personne.

  • Il faut leur faire de beaux vêtements avec des fils d’or ! dit quelqu’un. Ce sont quand-même Marie et Joseph, la mère et le père nourricier du fils de Dieu !
  • Surtout pas, dit François. Ce sont de simples gens, humbles et doux de cœur. Ils ne faisaient sûrement pas parler d’eux, et ils recevaient tout ce que Dieu leur donnait, agréable comme désagréable, avec joie et simplicité. Il faut que Marie et Joseph soient habillés de façon simple.

Beaucoup comprirent qu’à travers cette aventure, François voulait leur montrer l’Évangile, pas seulement leur en parler, mais faire en sorte qu’ils puissent le voir de leurs yeux !

On trouva un bœuf fort calme et sympathique, et on fit encore beaucoup d’autres préparatifs en vue de la fête qui se préparait.

Paola, cependant, malgré sa joie d’avoir pu partager son idée, était un petit peu embêté. Il y avait une chose à laquelle personne n’avait pensé. Devait-elle en parler à François ? Elle rentra chez elle en se disant que la nuit porte conseil. Elle trouverait bien le temps de lui en parler le lendemain !

La suite et la fin demain !

le 5 décembre

Le Noël de François 3/3

La veille de Noël arriva. Tu le sais, c’est comme pour tous les jours de fête : on attend, on attend, on demande à papa et maman : c’est déjà Noël ? Et papa et maman répondent : non, ma puce, encore huit dodos ! Huit dodos, flûte, c’est long ça huit dodos. On voudrait que ce soit déjà là. Et puis, on n’y pense plus. Et soudain, on y est !

Paola, ce jour-là, était toute joyeuse. Elle se leva, se lava, s’habilla, avala son bol de gruau, alla aider maman, papa, ses frères et sœurs, tout en papotant sans s’arrêter.

  • Oui, lui dit son grand-frère, on a compris que ton âne va jouer dans une pièce de théâtre avant la messe ! Va aider quelqu’un d’autre, tu parles trop !

Et Paola filait aider maman à préparer les pois chiches pour le dîner. Et patati, et patata, elle parlait, parlait, parlait.

  • Oui, lui disait maman, j’ai compris qu’on va célébrer dans une grotte, et qu’il y aura des bougies, et des branches, et du gui, et que tu as aidé à décorer ! Ce sera formidable ma chérie, mais je crois que papa a besoin de toi.

Et Paola passa toute la journée à aller aider l’un, et l’autre, de ci, de là, tout en racontant sa joie d’être à Noël et la veillée qui se préparait. Des hommes étaient venus chercher Piccolo dans la matinée, pour l’amener à la grotte et le préparer. Paola leur donna plein de consignes, et regarda partir le petit âne avec fierté.

Il y avait beaucoup de travail à la ferme, car on allait accueillir des voisins et des amis. L’annonce de la célébration de Noël dans une grotte, avec des acteurs, un vrai âne, un vrai bœuf, avait fait beaucoup de bruit. Même ceux qui ne venaient pas d’ordinaire à la messe avaient très envie de voir ça ! Alors, on allait accueillir ceux qui venaient de loin, de fermes et de hameaux plus haut dans les collines, et qui ne pouvaient pas repartir chez eux de nuit.

Et puis, en préparant, et grâce à François qui savait si bien réunir les gens, certains avaient commencé à se parler, ils avaient découvert un voisin, ou un lointain cousin, ils avaient appris à mieux se connaître. Aussi, au lieu de rester bien chez soi, enfermé, calfeutré, on avait prévu çà et là de partager le repas de la nuit de Noël, après la messe. Il y avait un air de joie et de fête qu’on n’avait pas vu depuis longtemps.

Paola, toute à ses occupations, se souvenait de temps en temps qu’elle avait quelque chose à dire à François. Mais quoi ? Tout semblait prêt.

On avait balayé la grotte.
On avait fait monter des bancs, des tabourets, des chaises, et même des bûches pour s’asseoir.
On avait préparé des feux pour éclairer et pour chauffer.
On avait dressé une petite table en guise d’autel.
On avait accroché une croix, au fond, sur la paroi.
On avait fait de beaux bouquets de branchages, de houx et de fleurs séchées.
On avait étalé de la paille, pour l’âne et le bœuf, qui s’entendaient à ravir et regardaient tous ces préparatifs avec de grands yeux attentifs.
Marie, Joseph, étaient prêts, habillés simplement, et tout à leur rôle.

Maintenant, c’était la nuit, la cloche sonnait, et tout le village descendait la colline des lampes à la main, comme un torrent de lumière dévalant la montagne. Ceux qui racontèrent ce jour-là, dirent qu’il y avait tellement de lampes, tellement de monde que la forêt semblait être éclairée comme en plein jour.

Paola, tenant fièrement une petite lampe, trottinait au côté de sa maman, quand soudain, elle se souvint de ce qu’on avait oublié de dire : l’enfant Jésus ! Elle lâcha la main de sa maman et courut vers l’avant de la colonne, pour rejoindre François, qui marchait près du prêtre et des acteurs.

François sentit qu’une petite main tirait sur sa robe de bure. Il vit Paola et lui dit :

  • Paola ! Tu as l’air bien préoccupée en ce jour de joie !
  • François ! dit Paola, on n’a pas prévu d’enfant Jésus.
  • Ne te soucie de rien, dit François, l’enfant, c’est Dieu qui nous le donne.

Paola retourna en arrière dans la colonne, toute étonnée. Elle ouvrit de grands yeux, pendant la messe, mais ne vit nulle part d’enfant Jésus. Puis ce fut le moment où François devait parler.

Paola vit alors François se pencher sur la mangeoire, qui semblait vide, et en sortir un petit bébé qui dormait. L’enfant, dans les bras de François se réveilla et lui sourit. Il y eut comme un vent de joie douce et profonde, qui toucha tous les cœurs en cet instant, et quelques larmes. François regarda la foule si nombreuse et dit :

  • Mes amis, comme ce petit enfant qui se réveille quand on le prend dans les bras, que la joie du seigneur Jésus, la vraie joie de Noël, se réveille dans votre cœur !

Paola, sa famille, son village, vécurent cette année-là le plus merveilleux des Noël. Tant et si bien qu’on en parla longtemps, longtemps, et que, petit à petit, d’abord en Italie, puis partout dans le monde connu, on se mit à fêter Noël en faisant jouer le rôle de la sainte famille à des gens du village. Puis, petit à petit, on trouva plus simple de faire représenter les personnages par de petites sculptures.

C’est ainsi, mon ami, qu’est née la crèche que tu connais aujourd’hui, au pied de ton sapin. Lorsque tu la regardes, tu peux penser bien sûr, à Joseph, à Jésus, à Marie. Mais tu peux aussi faire une petite prière pour tous ceux qui fêtent Noël, et pour tous ceux qui ne le fêtent pas. Et, bien sûr, dire un petit merci à saint François, et à ses amis les villageois de Greccio, quelque part, au sud de l’Italie, en 1223. C’était il y a… très, très longtemps !

Fin du Noël de François.

Demain, tu vas découvrir un nouvel ami et poser un nouveau personnage dans la crèche. Mais… chut, je ne t’en dis pas plus !




Ci dessous le chant phare retenu par la commission liturgie pour les dimanches de l’Avent sur la paroisse.
Un moyen pour l’écouter et l’apprendre pour pouvoir accompagner la chorale lors des offices dominicales.

Christ et Seigneur, nous t’espérons. (cliquez)

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Un quiz pour les enfants .. (se munir d’un papier et crayon pour écrire ses réponses)

Un quiz sur l’Avent pour tester ses connaissances (cliquez)

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Pourquoi donc ce recensement à Bethléem, qui oblige une femme enceinte et son époux à faire un si long voyage ?

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre –ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. – Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. (Luc 2, 1-5)

Pourquoi ce recensement et toutes ces précisions historiques ? Luc se présente comme un historien, et replace l’histoire dans son contexte : un minuscule pays du Proche-Orient occupé par la puissance romaine qui a conquis « toute la terre ». En mentionnant le nom de l’empereur de Rome, il inscrit donc la naissance de Jésus dans l’histoire du monde. Brossant un saisissant contraste entre le puissant César Auguste à Rome, et le petit enfant Jésus qui naît, pauvrement et loin de chez lui dans une crèche, il pose en filigrane la question : qui est vraiment le roi de monde ? L’homme empereur qui finira par se proclamer Dieu, ou Dieu fait homme qui finira comme un esclave sur une croix ?


Osez toucher le cœur de Dieu ! C’est ainsi qu’on peut résumer cette belle prière de sainte Gertrude, l’une des grandes mystiques du Moyen Âge.

Je te préfère, Jésus, à tout

O doux Jésus, vie de mon âme, par l’action du feu de ton amour, unis mes affections aux tiennes. En toi seul, je veux chercher, comme à la source de tout bien, ce qui peut enchanter les yeux, charmer les oreilles, enivrer le cœur.

N’es-tu pas, ô Jésus, la joie délicieuse entre toutes, l’abondance qui ne s’épuise jamais, le charme le plus séduisant, l’amour qui s’épanche et pénètre au cœur ? Tu es l’Océan débordant de la divinité, ô le plus glorieux des rois, le plus doux des souverains, le plus fort des protecteurs. Tu es la perle, l’honneur et la vie de notre humanité.

Gertrude la Grande (1256-1302)

Je te préfère, Jésus, à tout (cliquez)

le 6 décembre

Qu’est ce que l’Immaculée Conception ? (cliquez)

Un ange bien malin ...




Un beau message du Pape François aux parents.


des biscuits à faire en famille .. (cliquez)


Une sélection de beaux livres à offrir pour Noël (cliquez)

le 7 décembre

Le trésor de la Tanière ... (1/2)

Léo faisait la tête. Assis à l’arrière de la voiture, sa musique à fond dans les oreilles, il voulait qu’il soit clair pour tout le monde qu’il était de mauvaise humeur. Sa sœur Vanessa était dans le même état d’esprit, mais essayait de garder le sourire. Ces vacances de Noël chez leur grand-mère ne l’enchantait pas plus que ça.
Mamie Albane était gentille, ce n’était pas le problème. Mais son manoir était sinistre, perdu au fond d’un bois, sans Internet ni télé, et le premier Macdo était à trente minutes en voiture. Et, comme si cela ne suffisait pas, il y aurait les cousins Allemands…

Léo se souvint de leur dernière rencontre, au ski, en Autriche, deux ans plus tôt : les cousins s’étaient entêtés à parler allemand tout le séjour. Il se racontaient des blagues en riant très fort, et ils avaient des tas d’habitudes agaçantes. Gerda, par exemple, était une dingue de la nature. Elle faisait des remarques si on laissait couler l’eau ou si on se trompait de poubelle. Karl, qui partageait la chambre de Léo, ne ramassait jamais ses chaussettes, et il était végétarien. Il regardait Léo dévorer ses burgers comme s’il avait commis un meurtre. Ils n’avaient juste rien en commun.
Léo s’aperçut que son père lui parlait et coupa sa musique.

  • … très important tu comprends ? Entendit-il. Je compte sur vous. Tu comprends ce que je te dis Léo ?
    Léo n’avait rien entendu. Son père détestait qu’il écoute sa musique si fort qu’il n’entende plus rien autour. Il répondit juste :
  • Ouais, ouais, t’inquiète on va survivre.
    Il vit que son père le regardait dans le rétroviseur avec l’air fâché. Il haussa les épaules et retourna à sa musique.
    Arrivés au manoir, dans un paysage de forêt enneigée, Léo aida sa sœur à descendre leurs valises. Elle lui donna un coup de poing dans les côtes et le garçon, surpris, réagit :
  • Oh ! Ça va pas non ?
  • Tais-toi, dit sa sœur, tu devrais avoir honte. Comment peux-tu être aussi méchant ? Je te déteste !
    Léo resta planté près de la voiture, stupéfait, tandis que sa sœur s’éloignait avec ses valises.
  • Ah ouais, se dit-il, j’ai vraiment dû rater un truc.

Mamie Albane soupira. Cela faisait trois jours que ses petits-enfants étaient à la Tanière, le vieux manoir délabré dont elle avait hérité de ses parents. Elle avait toujours rêvé de restaurer la maison, avec son époux, malheureusement parti trop tôt… Il avait fallu faire face, et le rêve de faire de la maison un refuge rempli de rires et de joie pour toute la famille était tombé à l’eau. Et voilà que la jeune génération ne s’entendait pas bien.
Que faire ? Elle repensa aux proverbes simples mais pleins de bon sens que son époux aimait employer comme « tant que tu n’as pas réussi, tu n’as pas tout essayé. » Elle rit : ça n’avait aucun sens !

Et pourtant…

Avait-elle vraiment tout essayé ?

Elle regarda ses petits-enfants : à l’heure de se coucher, Gerda et Vanessa se disputaient autour de la poubelle, Léo venait de jeter à Karl une paire de chaussettes sales… Décidément, il fallait agir et vite. Elle décida de frapper un grand coup. Elle n’avait pas le choix ! Elle s’isola pour passer un long coup de téléphone.

Suite et fin demain !



Pour apprendre à mieux respecteur la création ...Un quiz sur l’environnement

Quiz sur l’environnement (cliquez)

Nous voyons la lumière dans ta lumière

Dieu éternel, nous voyons la lumière dans ta lumière.
Répands-la donc, cette lumière, je t’en supplie, sur toute créature raisonnable.
Rends la lumière aux aveugles, afin que dans ta lumière ils connaissent la vérité et t’aiment.
Je te prie aussi pour tous ceux que tu m’as donnés à aimer avec prédilection, avec une particulière sollicitude.
Éclaire-les de ta lumière, purifie-les de toute imperfection, en sorte qu’ils travaillent vraiment dans ton jardin dont tu les as faits ouvriers.
Seigneur, j’ai péché, aie pitié de moi !
Incompréhensible, éternelle Trinité, donne-moi ta douce bénédiction.

Catherine de Sienne, docteur de l’ Église (1347-1380)

La lumière dans ta lumière (cliquez)


l’origine des santons (cliquez)


Quel est le message de Jésus et de l’Evangile ? (cliquez)
Lueurs de Noël, contes inspirés de l’Évangile

Lueurs de Noël, de Raphaël BUYSE
Editions Salvator, 2018, 128 pages, 14€
Voici 20 petits contes, des « historiettes pittoresques » comme le dit la 4ème de couverture, qui réjouiront les soirées où petits et grands se retrouvent au coin du feu, ou les veillées qui précèdent les messes de minuit.
Ces nouvelles sont toutes plus pétillantes les unes que les autres, car chacune brille de la lumière de Noël.

Le Père Raphaël Buyse, nous invite à la rencontre de toute une quantité de personnages des récits de l’enfance du Christ ou issus de simples faits divers de sa vie de prêtre.

Pour l’auteur, Noël n’est pas la fête du chacun chez soi, de la famille se suffisant à elle-même. C’est une fête de la « sortie ». La fête d’un Dieu qui « sort de sa bulle », qui choisit l’être humain parce que l’humanité le passionne.

Ce petit livre est une jolie invitation à sortir de nous-mêmes pour être à notre tour des lumières pour les autres.

les réponses au Quiz sur environnement (cliquez)

le 8 décembre

La bienfaisance de Dieu

Ô Dieu bienfaisant, Tu es vivant et donnes la vie à tous !
Si nous devenons faibles, tu nous fortifies.
Si nous nous égarons, tu nous mets sur le droit chemin.
Si nous sommes malades, tu nous encourages.
Si nous tombons dans le péché, tu nous guéris et nous purifies.
Si nous tardons, tu patientes.
Si nous refusons, tu accordes et donnes très libéralement.
Si nous perdons courage, tu t’attristes.
Si, au contraire, nous devenons intrépides, tu te réjouis.

Grégoire de Narek, théologien, poète et philosophe arménien (951-1003)

Ô Dieu bienfaisant - (cliquez)

Rappelons nous, il y a neuf mois, l’Ange Gabriel est apparu à Marie pour lui annoncer une bonne nouvelle ...




Pour aider les enfants à apprendre le Notre Père (cliquez)

Réponse du quiz du 5 décembre (cliquez)

Le trésor de la tanière (2/2)

Léo s’étira, bailla, et s’assit au bord du lit, pas bien réveillé. Il se rappela où il était et grogna :

  • Ouais, encore une journée au paradis !
    Quelle galère, ces vacances ! Les cousins, fidèles à eux-mêmes, marmonnaient entre eux dans leur langue. Pas de réseau, pas de télé, juste des jeux de société et des bouquins ! Et la neige était si épaisse qu’on ne pouvait même pas sortir en voiture.
    Il descendit dans la cuisine, encore en pyjama, et se sentit tout bête : sa sœur et ses cousins faisaient face à un vieux monsieur pas très rassurant. Habillé bizarrement, un chapeau sur la tête, des lunettes noires, il parlait avec un fort accent. Il s’écria :
  • Et voilà le retardataire ! Nous pouvoir commencer.
    Léo se demanda ce que c’était que ce cirque, et s’aperçut que sa grand-mère n’était pas là. Il chercha le regard de sa sœur, mais elle avait l’air d’avoir peur. L’homme dit d’un air menaçant :
  • Mes petits lapins, votre grand-mère et moi avoir quelques… désaccords. Votre famille a gardé une chose qui est à ma famille. Je garder grand-mère jusqu’à ce que vous me rendre ce qui m’appartient. Nous d’accord ? Pas appel parents, pas police, rien, sinon, grand-mère problèmes. Elle perdu ça.
    Il jeta sur la table le collier de mamie Albane, l’objet auquel elle tenait le plus au monde, et Léo sentit un frisson le long de sa colonne vertébrale : jamais Mamie ne s’en séparerait volontairement !
  • Je revenir samedi, dit l’homme. Vous donner à moi samedi trésor de la Tanière. Grand-mère dire indices dans son bureau. Donner moi portables, pas de cri, pas de bêtises, et tout est bon.
    Les jeunes donnèrent leurs téléphones sans broncher, et restèrent silencieux longtemps après que l’homme soit parti. Puis Karl finit par dire :
  • Mais comment ça a pu arriver ? Qui a vu Mamie pour la dernière fois ?
  • Il parle ! dit Léo avec ironie.
  • Léo, ce n’est pas le moment, dit sa sœur. Tu vois pas qu’on a un problème ?
  • Et pourquoi pas ? demanda Léo. Ça fait quatre jours qu’il fait la tronche, et il faut que Mamie soit enlevée pour qu’il nous adresse la parole !
  • Léo, je suis désolé, dit Karl, ce n’est pas le moment je sais mais… J’étais tellement en colère de rater le ski que j’ai été très désagréable, j’en ai honte. Je vous ai fait supporter ma mauvaise humeur, à vous trois et à Mamie. Mais là, ce n’est plus l’heure de se quereller.
  • Mais genre, tu parles hyper bien français ? dit Léo étonné.
  • Je vais au lycée français de Berlin, dit Karl. Et si maman parle toujours allemand, papa parle français à la maison, car ils tiennent à ce que nous soyons parfaitement bilingues.
    Karl se révéla un chef de bande très efficace. Il mena la petite troupe dans le bureau de grand-mère, et organisa les recherches. Pendant trois jours, ils suivirent toutes les pistes possibles et imaginables. L’aigle en bois au-dessus du bureau avait 117 plumes, et la pendulette était arrêtée sur 11h07 : était-ce un indice ? Et où était passé le tableau dont il ne restait que la silhouette sur le mur ? Où avait été prise cette photo de Mamie, à vingt ans, au bord de la mer ? Qui était ce vieil homme avec une grosse moustache dans une vieille photo, et qui ressemblait à leur mystérieux visiteur ?
    Le manoir avait vingt-sept pièces. Il y avait des tas d’objets, des centaines de souvenirs, des photos par dizaines, des choses incroyables sur l’histoire de la famille, des meubles de dingues et des tas de recoins fascinants. Au bout du compte, le samedi matin les trouva unis comme jamais, amoureux de la vieille maison et en sachant beaucoup, beaucoup plus sur l’histoire de leur famille. Mais toujours pas de trésor !
    Ils étaient réunis dans le bureau de Mamie, le samedi, se demandant ce qu’ils avaient pu oublier, car malgré tous leurs efforts, ils n’avaient pas trouvé le trésor de la Tanière.
    Karl, assis au bureau, regarda une photo posée là : elle les représentait tous les quatre, dans la même maison, des années auparavant. Alignés sur la terrasse dans leurs tenues du dimanche, ils souriaient à leur grand-mère.
    Machinalement, il sortit la photo de son cadre et regarda s’il y avait quelque chose d’écrit derrière. Il comprit, et éclata de rire.
  • Karl ! dit Léo. Ça va ? Qu’est-ce qu’il y a de si drôle ?
    Son cousin lui tendit la photo. Léo lut la légende écrite au dos et comprit à son tour. Il la tendit ensuite aux filles, et tout le monde rit de soulagement.
    À l’encre violette, on pouvait lire :
    « Karl, Léo, Vanessa, Gerda, mes trésors chéris. La Tanière, été 2013. »
    Pile à ce moment-là, on frappa à la porte. Le mystérieux inconnu entra et dit sans préambule :
  • Alors ? Le trésor ?
    Ils redevinrent sérieux et entourèrent Karl, toujours assis dans le grand fauteuil derrière le bureau. Ils se prirent par les épaules, unis comme jamais.
  • Vous l’avez devant vous, dit Vanessa.
    L’homme retira chapeau, lunettes, et dit cette fois sans accent :
  • Ma chère, vous pouvez venir. Ils ont trouvé !
    Mamie Albane entra dans la pièce, et les regarda d’un air attendri. Elle leur dit :
  • Mes chéris… Vous avez l’air de mieux vous entendre… Alors, qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous reviendrez me voir de temps en temps, si je garde cette maison, ou est-ce que je dois vendre ?
  • Quoi ? Vendre, dit Léo, tu n’y penses pas ?
  • Léo, dit Vanessa, c’est ce que t’a dit papa dans la voiture ! Mamie était désespérée qu’aucun de ses petits enfants ne vienne jamais la voir, et comme la maison est trop grande pour elle seule, elle pensait vendre si on ne s’y attachait pas plus que ça.
  • Oups, fit Léo. Ah ouais, je comprends. Ah mais non ! D’autant plus qu’il y a un vrai trésor dans cette maison. Et celui-là, pas question de le perdre !
    Il fit le tour du bureau, imité par le reste de la bande, et ils entourèrent leur grand-mère. Léo dit à sa façon :
  • S’toi, le trésor, Mamie.
    Elle rit et ajouta :
  • Je vous présente mon cousin Albert. Je l’ai invité pour Noël. J’espère que ça ne vous ennuie pas les enfants ?
  • Non, dit Léo très sérieusement. La famille, c’est sacré !

Quelques jours plus tard, Mamie Albane regardait avec tendresse ses petits-enfants aux pieds du sapin jouant à un jeu de société, dans lequel ils devaient mimer des mots, entre cris de joie et éclats de rire. Elle se tourna vers le cousin Albert et lui demanda :

  • Alors ? Tu en penses quoi ?
  • À ta place, dit Albert, je garderais cette maison. Regarde-les, ça vaut tous les trésors !

Fin du Trésor de la Tanière.

Demain, tu vas pouvoir découvrir la vie d’un garçon exceptionnel. Ne rate pas l’histoire de saint Dominique Savio  !

Le 9 décembre

Evangile du 2éme dimanche de l’Avent.

Le commentaire de l’évangile par les Fraternités monastiques de Jérusalem

Que nous reste-t-il donc à faire dans l’aujourd’hui de notre vie ? Tout d’abord accueillir la Parole de Dieu comme un événement, un surgissement divin. Faire tomber les montagnes de nos multiples occupations, abaisser les collines de nos soucis, de nos distractions pour prendre résolument le sentier qui conduit tout droit à la Parole. Et laisser celle-ci enlever les nombreuses pierres qui encombrent le chemin rocailleux qui nous conduit de la tête au cœur.
Dieu me parle si je choisis d’écouter sa Parole, de me laisser transformer par elle. Pétris de la Parole, nous pouvons alors être prophètes comme Jean, devenir Voix qui crie dans nos déserts contemporains, comme ceux de nos villes modernes.
Dire Dieu au monde par une vie de sainteté. Voilà le défi lancé par l’Évangile ! Par la charité, le pardon, l’entraide, c’est Dieu qui se dit à travers nous.
Cela nous oblige à oser la rencontre, à combler les ravins de nos enfermements, à rendre droits les passages tortueux de nos a priori, de nos jugements, de nos rivalités pour aller vers l’autre, le frère, la sœur et bâtir avec eux la fraternité.
La Parole de Dieu nous pousse à sortir des palais de nos certitudes et des temples de nos idoles pour voir Dieu dans le monde, pour contempler sa plus belle image dans le frère et la sœur que nous côtoyons.
Contempler, telle est bien l’attitude du prophète, du disciple du Christ en quête du Visage de Dieu. Adorer le Seigneur présent dans le Saint-Sacrement, c’est éduquer notre regard à cette contemplation qui nous ouvre à la fraternité universelle.
Le plus lointain se fait proche, l’oublié devient présent, le délaissé trouve du prix à nos yeux. Plus aucun obstacle, ni montagne ni ravin, ne peut empêcher la communion. Ce qui adviendra pour toujours est aujourd’hui à notre portée si nous nous convertissons à l’appel de Jean. Oui, réjouissons-nous, dans le Seigneur, car Il vient.

Frère Jean-Christophe


Comtempler ...

Annonciation du XVIe s. (cliquez)


Coloriage - 2ème dimanche de l’Avent

L’Histoire de Dominique Salvio

Tu te souviens peut-être de l’histoire de dimanche dernier – celle de don Bosco, ce bon prêtre de Turin, au XIXe siècle, qui aidait les enfants seuls et abandonnés, en leur apprenant à lire, à écrire, à prier, en leur enseignant un métier, et en leur offrant un abri et la sécurité.

À l’époque, il y avait aussi des enfants qui avaient encore leur papa et leur maman – heureusement – mais qui étaient néanmoins très pauvres. Les paysans, parfois, ne mangeaient pas à leur faim dans les campagnes, surtout si l’hiver était rude ou les récoltes pauvres.

Dans une famille de huit enfants, vivait Dominique, un petit garçon qui se fit tout de suite remarquer pour sa douceur, son intelligence et sa bonté. Là où il vivait, à la ferme, il n’y avait pas d’école, mais ses parents sentaient bien qu’il était capable de faire des études. Seulement, ils n’avaient pas de moyen de transport, et pas de quoi lui payer l’école.

Un bon prêtre d’un autre village accepta de s’en occuper, mais il fallait encore aller le voir ! Eh bien, Dominique, dès ses six ans, marcha dans la campagne, été, hiver, printemps, automne, quatre kilomètres tous les matins, et quatre kilomètres tous les soirs, pour aller apprendre à bien lire et bien écrire chez son généreux professeur.

Il ne se plaignait pas, il voulait faire plaisir à ses parents, qu’il aimait très, très fort, et si on lui disait : pauvre petit, seul ainsi sur la route ! Il disait : « je ne suis jamais seul, je suis avec Dieu. »

Je vais te dire : j’ai connu des enfants, et des grands, qui se lamentent et qui se plaignent, au moindre petit problème, ou simplement s’ils n’ont pas ce qu’ils veulent, toute de suite, eh bien, ça me fait drôle d’imaginer ce petit bonhomme marchant des kilomètres et sans jamais se plaindre, pour aller à l’école. Bon, je sais que toi, tu n’es pas comme ça, à te plaindre, mais il y en a.

Don Bosco, le revoilà, rencontra un jour Dominique, et fut saisi d’admiration devant sa foi, sa patience, son courage, il proposa donc à ses parents de l’emmener à la ville, à Turin, là où il y avait son œuvre, et où Dominique aurait sous le même toit école, église, cantine et des copains.

Quel changement ! Le garçon attira aussitôt l’admiration de tous ses camarades, et grandit en sagesse et en sainteté aux yeux de tous.

Un jour, deux grands, qui avaient gardé de sales habitudes, décidèrent que l’un d’eux était de trop, et qu’ils allaient se battre à mort pour qu’il n’en reste qu’un. À mort ! C’était tout de même une drôle d’époque. Dominique l’apprit, et lorsque les deux vauriens se retrouvèrent face à face, il se plaça au milieu d’eux en tenant une croix et leur dit : tuez-moi d’abord.

Évidemment, aucun d’eux ne voulait taper ce garçon si gentil, si intelligent, si dévoué qu’il s’attirait l’admiration et l’amitié de tous. Ils mirent du temps à comprendre pourquoi il avait fait cela, et le geste de Dominique finit par les toucher vraiment.

Il y a un mot pour dire ça : se convertir. Ça veut dire abandonner ses peurs, sa méchanceté, renoncer à ne penser qu’à soi, s’ouvrir aux autres, accepter de regarder Dieu comme un Père qui nous aime, décider de l’aimer et lui obéir. C’est tout ça, et c’est beaucoup d’autres choses encore. Mais c’est difficile, des fois, surtout quand on a grandi dans la rue à Turin au XIXe siècle, qu’on ne connaît de la vie que la violence, et la faim, la vengeance, les ennemis, et que l’on n’a pas appris à pardonner.

Parfois, il faut quelqu’un, un Dominique, qui a tant d’amour dans son cœur qu’il accepte de le partager avec les autres, un peu comme on partagerait son goûter, et le cœur qui déborde donne de l’amour aux autres. Ainsi ces deux garçons, qui étaient mangés par la haine, au point de vouloir se tuer, et qui ont été transformés par l’amour de Dominique prêt à prendre des risques pour eux.

Des fois, quand on pardonne, et quand on aime, quand on partage, et qu’on est patient, c’est un peu comme si on préparait la place, dans le cœur de quelqu’un, pour que l’amour de Dieu puisse venir y loger – un peu comme ces petits nids qu’on bricole, en espérant que vienne y loger un oiseau.

Ainsi en était-il de ce garçon qui s’appelait saint Dominique Savio.

L’histoire de Saint Dominique Savio en vidéo (cliquez)

La minute de Micheline ...

Connaissez-vous Micheline ?
En fait Micheline, c’est une femme semblable à tant d’autres femmes ... à une différence prêt, elle est IMC (Infirme Moteur Cérébral).
On s’en doute, ce handicap a eu des répercussions importantes sur son parcours de vie. De plus, elle a des difficultés d’élocution qui l’empêchent de parler aisément.
Mais, ce que l’on oublie facilement, c’est que, même si Micheline à des difficultés pour parler, cela ne l’empêche pas de comprendre, de penser et d’avoir des choses à dire si nous lui laissons le temps de l’écoute et du dialogue avec elle.
Aussi fort de ce constat, elle veut dire haut et fort qu’elle comprend et qu’il faudrait faire avec elle.
Pour cela, elle a écrit, au fil de sa vie, des textes longtemps enfouis au fond d’un tiroir, aujourd’hui regroupés dans un recueil intitulé "Parlez-moi, je capte ! ".
Des textes qui en disent long sur toute la force qui l’anime et sa soif d’être entendue.

Comment vous dire ? SAVOIR AIMER

Aimer, c’est être capable de dire :
"Viens faire un tour chez moi !"
c’est pouvoir dire : "J’ai besoin de toi"
c’est reconnaitre que tu peux avoir raison
c’est être capable de dire : "je te félicite".

Aimer, c’est pouvoir : pardonner
ne dire que la vérité
retenir sa langue, pour ne pas offenser
encaisser les coups, sans vouloir les rendre.

Aimer, c’est accepter de lutter dans la vie
sans écraser les autres
accepter d’être dérangé par les autres
de donner un compliment.

Aimer, c’est être tolérant
c’est accepter ses défauts et ceux des autres

Aimer, c’est accepter la différence sans la juger !

Micheline est née en 1951 et vit depuis plus de trente ans à La Sépaye (Site internet), lieu de vie de la Cité des Cloches, 79 Moutiers sous Argenton


Le 10 décembre

Le Noël de P’ti Marcel ...(1/3)

En cette année 1918, P’ti Marcel habitait dans le joli village de Selongey. Pour aller chez lui, c’était facile : il suffisait de tourner à droite après l’école. Ensuite, vous traversiez le petit pont au-dessus du ruisseau. Vous passiez à travers le champ du père Mathieu. Enfin, vous cueilliez des mûres, des fraises des bois, et quand la lumière commençait à baisser, vous vous mettiez à courir pour revenir à la maison, sinon ça allait barder. Vous ouvriez la porte, dépeigné, épuisé, la chemise sortie du pantalon, de l’herbe partout, du jus de mûre sur les joues, les bras griffés par les ronces, et là on vous disait d’une grosse voix :

  • T’étais où ?

    Pendant longtemps, P’ti Marcel avait cru que c’était son prénom, Tétéou. Mais en fait, il s’appelait Marcel. Mais bon, il n’était pas très grand, alors, tout le monde l’appelait P’ti Marcel.

P’ti Marcel vivait dans une jolie petite ferme, avec sa maman, la Marie comme disaient les gens. À cette époque, dans le village, tous les grands avaient un « le », un « la », devant leur prénom. La Marie, donc, était la maman de P’ti Marcel.

Son papa, le Jules, était parti depuis longtemps, avec d’autres gars du village, pour la guerre. Ils avaient défilé, fiers comme tout, avec leurs uniformes bleus et rouges, leurs sacs à dos, et tout le monde leur lançait des « viva », des « bravo », et même des paquets de tabac et des pommes. C’était la fête. P’ti Marcel ne comprenait rien à la guerre, mais on lui avait dit que les gars allaient « coller la pâtée à ceux d’en face », et puis revenir, très vite.

Mais le Jules ne revenait pas, et P’ti Marcel voyait bien que sa maman, la Marie, se faisait du souci.

Un jour, il demanda :

  • Dis maman, il revient quand papa ?

Elle avait eu les larmes aux yeux, s’était mise à genoux près de lui, l’avait pris dans ses bras et lui avait murmuré, au creux de l’oreille :

  • Oh mon chéri, il faut beaucoup prier.

P’ti Marcel avait réfléchi. Celui qui savait le mieux prier, c’était le curé ! C’était même son métier, de prier, le dimanche à la messe, et lors des grandes processions où on traversait tout le village derrière la statue de la sainte Vierge… P’ti Marcel décida de prier, lui aussi, pour ramener son papa à la maison.

Il n’avait pas d’habits de curé, mais il enfila une grande chemise de son pépé et mit une écharpe autour de ses épaules. Il n’avait pas de statue, mais sur une bouteille que sa mémé avait ramenée de Lourdes, il y avait la sainte Vierge. Il n’avait pas d’enfants de chœur, pas de villageois, pour suivre, mais il était copain avec les canards de la mare, qui le suivaient partout quand il leur donnait du pain.

La Marie était épuisée. Depuis que le Jules était à la guerre, elle devait tout faire à la ferme. Elle était dans sa cuisine quand elle entendit un boucan de tous les diables : aboiements, caquètements, bruits de basses-cours, et, au-dessus de tout ça, la voix de P’ti Marcel qui était un gentil garçon, mais chantait terriblement faux. Elle crut qu’une catastrophe venait d’arriver et sortit rapidement de sa maison.

Elle vit son petit garçon, habillé comme un épouvantail, qui beuglait des cantiques, en tenant une bouteille, suivi par toute une ribambelle de bestioles tout aussi excitées que lui : poules, chiots, canards, poulets, et même le petit cochon de la mère Augustine qui s’était encore sauvé et semblait s’amuser comme un fou. Prise de court, elle demanda :

  • Mais ! Qu’est-ce que tu fabriques ?
    Le plus sérieusement du monde, P’ti Marcel répondit, comme si c’était évident :
  • Maman, on prie !

La Marie, ce jour-là, se mit à rire, comme elle n’avait pas ri depuis des années. P’ti Marcel, lui, était content. Il n’avait pas encore fait revenir son papa, mais sa maman avait l’air plus heureuse.

Mais bon, des fois, la vie réserve des surprises n’est-ce pas ? Tu le verras demain dans la suite des aventures du Noël de P’ti Marcel.

La suite demain.


les traditions de Noël à travers le monde (cliquez)

Bricolage petit lutin de Noël (cliquez)

Un gâteau pour la bonne cause : le Fraternel

Le Secours Catholique lance le Fraternel : un gâteau marbré au chocolat, dont les bénéfices seront dédiés à l’action du Secours Catholique auprès des personnes les plus fragiles.

Recette du gâteau Fraternel avec le Secours Catholique (Cliquez)

Dans cette vidéo, Chef Damien dévoile la recette de la Révolution Fraternelle, aux côtés de Francine, bénévole au Secours Catholique.

Pour acheter un Fraternel, rendez-vous entre le 1er et le 31 décembre dans les 74 délégations locales du Secours Catholique, et sur le site hhttp://lefraternel.epicery.com/.


Douce lumière, Esprit saint

Douce lumière, Esprit saint (cliquez)

Qui es-tu, douce lumière, qui m’inondes et éclaires la nuit de mon cœur ? Tu me guides avec ta main maternelle. Si tu me lâches, je n’avancerai plus, même d’un seul pas. Tu es l’espace qui environne mon être et dans lequel tu te caches. Si tu m’abandonnes je tombe dans l’abîme du rien, d’où tu m’as appelé à l’être. Tu es plus proche de moi-même que moi, plus intime que mon intime même. Et pourtant personne ne te touche ni te comprend. Et aucun nom ne peut t’emprisonner : Esprit saint, éternel amour

Sainte Édith Stein, Sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix (1891-1942)

Le 11 décembre

Quelques temps forts sur Cholet ....


Marie, j’aime vous regarder

Marie, j’aime vous regarder dans votre humanité quotidienne, jeune fille et femme, inconnue de tous, mère attentive, épouse soigneuse, femme semblable à toutes les femmes, et toujours disponible quand Dieu lui demande : « Où es-tu ? » J’aime aussi vous voir au tympan des cathédrales, la femme aux douze étoiles, la Vierge des icônes au manteau de pourpre royale. Mère de Dieu, ces trois mots je n’aurai jamais trop d’heures de silence pour les contempler. Comme ces plantes du désert qui attendent des jours, des années peut-être, une pluie pour germer, il nous faut les redire jusqu’à ce que votre Fils les féconde en nous.

Marie, j’aime vous regarder - (cliquez)

Jacques Loew, dominicain, prêtre-ouvrier, fondateur de la Mission de France (1908-1999)


La cuisine des monastères ...

Gâteau aux nois du temps de Noël (cliquez)

Le Noël de P’ti Marcel ... (2/3)

P’ti Marcel était triste que son papa soit parti à la guerre, mais il était aussi fier parce que, maintenant, c’était lui le gars de la maison, comme avait dit le Jules avant de partir. Et en ce temps-là, ça voulait dire quelque chose !

Il imaginait des tas de trucs pour tenir son rôle de « gars de la maison ». Il portait fièrement le panier quand sa maman allait ramasser les haricots. Enfin, sauf si ça devenait trop lourd, parce que là, il était content de le laisser à maman, quand même.

Le soir, avant d’aller dormir, il vérifiait que la porte était bien verrouillée, même si, pour l’atteindre, il devait monter sur une petite caisse. Il se tournait fièrement vers maman, d’un air rassurant, tel un vieux soldat veillant sur le campement, et disait : tout va bien.

Et il faisait des tas d’autres choses pour bien tenir son rôle. Mais un matin, au petit-déjeuner, la Marie lui dit :

  • Marcel, il faut que je te parle. Tante Élise m’a écrit, ton cousin Louis ne va pas très bien. Ils n’ont plus de maison, et il est tombé malade. Je lui ai proposé de me l’envoyer ici, à la ferme, pour qu’il se requinque.

Les idées se bousculèrent à toute vitesse dans la tête de P’ti Marcel, comme les poules quand il leur mettait du grain dans l’auge et qu’elles se marchaient dessus pour manger. Il dit :

  • Il va dormir où ? Il a quel âge ? Il arrive quand ?
    L’âge surtout l’inquiétait. La Marie, avec douceur, lui dit :
  • Il a trois ans de plus que toi, et tu devras partager ton lit. Il arrive dans trois jours. Mais, rassure-toi, tu seras encore mon petit gars à moi…

P’ti Marcel fut tout triste de ne plus être le seul gars de la maison, et il ne voulait pas partager son lit. Il essaya de discuter :

  • Il peut dormir avec le cochon non ? Grougrou ronfle un peu, mais il est gentil.
  • Marcel ! dit sa maman avec un air de reproche. On ne va pas faire dormir l’invité avec le cochon !

Le mot était lâché : l’invité. En ce temps-là, à la campagne, un invité, c’était sacré ! Il se servait le premier à table, n’avait pas le droit de faire la vaisselle… P’ti Marcel soupira.

L’invité arriva par le bus de la ville, avec une belle valise en cuir serrée par une ceinture. L’invité avait le teint pâle, de beaux cheveux blonds, des habits trop neufs pour la campagne, et c’était un grand de neuf ans. Il prenait toute la place dans le lit et faisait des glouglous bizarres quand il se lavait les dents. Mais surtout, surtout, il était gentil et serviable, et épatant comme tout avec P’ti Marcel, qui n’arriva pas à le détester.

Et puis, un matin, à l’école, à la récré, le grand René vint embêter P’ti Marcel, comme il aimait le faire. Oh, P’ti Marcel n’était pas un lâche, mais René, c’était un grand de dix ans qui faisait une tête de plus que P’ti Marcel !
René s’approcha donc de P’ti Marcel avec un air mauvais et dit :

  • Alors, l’asticot, tu veux te battre ?
  • Lui non, mais moi c’est quand tu veux, dit cousin Louis qui n’était pas très loin.

René se retourna, et là il aperçut Louis et pâlit d’un seul coup, comme la fois où il avait vomi sur les chaussures de l’inspecteur des écoles.

Louis avait fière allure, il prenait la pose comme un boxeur, les poings levés et un pied en arrière, et surtout, il n’y avait pas un gramme de peur dans son regard. Les méchants sont souvent des lâches, et quand ils ne sont pas sûrs de gagner, ils abandonnent. C’est ce que fit René ce jour-là, et, sans réfléchir, P’ti Marcel se jeta dans les bras du cousin Louis pour le remercier. De ce jour, il l’accepta totalement, un peu comme un grand frère.

Il lui montra ses coins à grenouilles, et où on pouvait faire glisser une latte de la palissade du père Mathieu pour aller lui chiper des pommes. Il lui montra les nœuds qui tenaient bien, et comment on pouvait faire un prout avec une feuille d’arbre en soufflant dessus, ce qui fit beaucoup rire Louis.

Louis, lui, expliquait les leçons à P’ti Marcel, qui n’était pas très fortiche à l’école. Il lui lisait des histoires passionnantes, et lui expliquait les mots difficiles. Il était très fort au cracher de noyaux, pour sauter en longueur et imiter les animaux

Un jour, au caté, le curé expliqua aux enfants que c’était Noël dans un mois, et il leur parla de Marie et Joseph, qui étaient rejetés de partout parce que personne ne voulait leur faire de place, et que c’était pour ça que le petit Jésus était né dans une grange, parce que personne n’avait voulu accueillir chez lui le Fils de Dieu. Il leur recommanda de lui faire une place dans leur cœur, de ne pas le laisser dehors.

P’ti Marcel fut très impressionné, et tout cela tourna longtemps dans sa tête : il se demandait comment lui, il pouvait accueillir le petit Jésus et pas le laisser dehors. Dehors, la nuit, il faisait froid, et puis il y avait souvent le René qui traînait, et sûrement qu’il lui aurait cherché des crosses, au petit Jésus, parce qu’il embêtait tout le monde, celui-là.
Et puis, un jour, il comprit. Ce jour-là, le Louis remerciait, tout ému, la Marie et P’ti Marcel parce qu’ils l’avaient si bien accueilli. P’ti Marcel écoutait, en réfléchissant très fort, et à la grande surprise de la Marie et du Louis, il dit :

  • C’est nous qui te disons merci. Parce que bon, avec toi, c’est un peu comme si on accueillait le petit Jésus. Et c’est mieux que de dormir avec le cochon !

Les autres rirent très fort, mais P’ti Marcel, lui, était juste heureux et leur fit son plus beau sourire. Est-ce que sa joie allait continuer ?

Suite et fin demain !


Pour les gourmands et les gourmandes .... (cliquez)

Le 12 décembre

Le Noël de P’ti Marcel ... (3/3)
  • Debout, bonhomme !
    P’ti Marcel serra les paupières. Peut-être que le Louis croirait qu’il dormait encore. Dans la chambre des garçons, il n’y avait pas de chauffage, et rien qu’à l’idée de se lever, P’ti Marcel claquait des dents. Mais le Louis fit un truc terrible : il retira d’un coup l’énorme édredon en plume, et le froid s’abattit sur P’ti Marcel. Il fut obligé de se lever, et alla bravement se laver les oreilles.
  • Après-demain c’est Noël… dit Louis.

P’ti Marcel ne répondit pas. Noël, c’était la fête, mais cette année elle risquait d’être triste. Le Louis n’avait plus de maison, elle avait été détruite par une bombe, et le papa de P’ti Marcel n’avait toujours pas donné de nouvelles, bien que la guerre soit finie depuis plus d’un mois. Oh, il n’était pas le seul, c’était la pagaille partout, et il faudrait du temps pour compter tous les survivants.

  • Tu sais quoi ? dit soudain Louis. On va avoir une visite ! La grand-tante Aglaé.
    P’ti Marcel se tourna vers son cousin avec un air effrayé qui fit rire le Louis.
  • Allons, dit Louis, elle n’est pas si terrible que ça !
  • Elle est horrible, dit P’ti Marcel. Elle dit toujours des choses méchantes à maman sur la façon de tenir son ménage.

Le Louis pâlit. Marcel avait raison, si vous commettiez la moindre erreur, vous aviez droit à une leçon de morale : même qu’en 1840, dans sa jeunesse, les enfants étaient moins ingrats, mais que bon tout ça venait des parents et patati et patata.

  • Oh crotte, murmura Louis.

P’ti Marcel réfléchit. Cette année, il ne voulait pas décevoir sa maman, qui baissait le nez chaque fois que tante Aglaé trouvait un prétexte pour critiquer. C’était comme si la grand-tante était l’inspecteur des écoles pour les mamans : quand elle était là, maman donnait l’impression d’être un écolier dont on inspecte les cahiers.

P’ti Marcel décida de s’entraîner. Il expliqua son plan à cousin Louis, qui l’accepta.

Ce matin-là, la Marie trouva que les garçons étaient bien trop souriants. Ils se passaient le pot de beurre en se disant des grands mercis, ils se laissaient passer l’un l’autre en faisant des courbettes, ils se tenaient la chaise pour s’asseoir, et toutes ces sortes de choses.

Elle finit par s’énerver et dit :

  • Ah, mes gaillards, ça suffit ! Qu’est-ce qu’il se passe ici ?
    P’ti Marcel lui avoua :
  • C’est qu’on a peur que si on n’est pas bien élevés, la tante va encore dire que tu sais pas tenir ta maison !
    La Marie rit de bon cœur, et les rassura :
  • Mes chéris, n’ayez pas peur. Ma tante est seule au monde, avec ses chats et ses souvenirs, elle s’imagine qu’en me donnant des conseils elle me rend service. Faites comme moi : écoutez-la patiemment et vous la rendrez heureuse.

Les garçons furent surpris. Ils n’imaginaient pas qu’on puisse aimer les gens au point de supporter leur mauvaise humeur pour leur faire plaisir !

  • Quelle leçon ! dit le Louis.
  • Faisons pareil ! décida P’ti Marcel.

Tante Aglaé entra résolument dans la ferme de sa petite-nièce. Elle soupira et se prépara à remettre de l’ordre dans la petite famille. Heureusement qu’elle était là. Elle trouva les choses comme elle les avait imaginées : les gosses mal peignés, de la poussière sur le haut des meubles… Mais, chose étrange, plus elle faisait des reproches, plus ses hôtes avaient l’air heureux.

Elle était en train de faire une leçon bien sentie à la Marie, quand celle-ci, lisant une lettre reçue le matin même, éclata en sanglots. Tante Aglaé, certaine d’être allée trop loin, changea de ton :

  • Allons, ma chère, ce n’est pas si désespéré. Avec de bons conseils, vous pourriez rendre ce lieu et ces petits présentables !
  • Ah non, ce n’est pas ça, dit en riant Marie à travers ses larmes. Je ne vous écoutais pas.
  • Oh ! fit Aglaé, outrée.
  • C’est le Jules. Le Jules est vivant. Il était blessé et au repos, et avec le courrier désorganisé, il n’a pas pu écrire avant. Il revient demain, pour la Noël. Oh mon Dieu, merci, merci !

Les deux garçons crièrent de joie et entraînèrent Aglaé et Marie dans un câlin collectif qui faillit les faire tomber, fait de larmes, de rires, et de tapes sur le dos. Aglaé résista un peu, puis se mit à rire et à pleurer elle aussi. Elle dit en les serrant tous dans ses bras :

  • Ma chérie, je suis si heureuse. Le Jules est un garçon formidable, et vous avez un foyer aimant. Les garçons sont merveilleux. Je suis si heureuse pour vous…
  • Ma tante ? demanda, surprise, la Marie.
  • La magie de Noël, je suppose, répondit la tante Aglaé en se mouchant bruyamment. Bon, ce n’est pas tout cela, lâchez-moi bande de vauriens ! On ne va quand même pas accueillir le Jules chez lui dans un tel chantier ? Il faut faire le ménage, nettoyer les toiles d’araignée… Et regardez-moi comment vous êtes fagotés ! Allons, au travail !

Le lendemain, encore fatigué, amaigri, épuisé par les années d’épreuves, le Jules retrouva son foyer avec un bonheur impossible à raconter.

Il ne fut même pas étonné d’y trouver la tante Aglaé, étonnamment charmante, ou son neveu, qui s’était installé là au hasard des épreuves.

P’ti Marcel, lui, cette année-là, vécut le plus beau des Noëls.


Diocèse d’Angers - Lumière dans nos vies (cliquez)

Accorde Seigneur

Par le secours de ta miséricorde Seigneur, accorde en ta bonté la libération des opprimés, la délivrance des prisonniers, le soulagement des affligés, la guérison des malades, le retour de ceux qui sont loin.

Accorde Seigneur, en ta bonté, la santé à ceux qui sont proches, le pardon des pécheurs, l’accueil aux pénitents, le bonheur aux justes, aux pauvres ce dont ils ont besoin.

Un chemin droit pour les égarés, le retour des exilés, le souvenir des défunts, la miséricorde et la clémence pour tous.

Accorde en ta bonté - YouTube

Liturgie orthodoxe


Une recette à faire en famille (cliquez)

A offrir ... pour ne pas oublier.

Témoins du plus grand amour : LES 19 MARTYRS D’ALGÉRIE

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jean 15, 13). Cette parole du Christ résume toute la vie des 19 religieux et religieuses catholiques, morts assassinés en Algérie durant la "décennie noire" des années 1990.

Ils avaient choisi de rester alors qu’ils se savaient menacés. En effet pour eux l’offrande de leur vie à Dieu dans la vie consacrée était inséparable de l’offrande de leur vie à l’Algérie et aux Algériens. A travers ce film, nous partons en pèlerinage sur les lieux où ils ont vécu : Alger, Tizi-Ouzou, Tibhirine et Oran, en compagnie de celles et ceux qui ont partagé leur vie ou marchent aujourd’hui dans leurs pas. Leur Béatification, le 8 décembre 2018 à Oran manifeste les fruits de ces vies données dans une “sainteté du quotidien” et représente un signe fort de fraternité vécue entre chrétiens et musulmans.
En vente : https://www.laboutique-chemin-neuf....

Le 13 décembre

Les cadeaux de Plume, ange gardien stagiaire ....
A la lumière des aventures de plume Ange Gardien stagiaire ....

Marie, je ne viens pas prier

Il est midi, je vois l’église ouverte. Il faut entrer. Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier. Je n’ai rien à offrir et rien à demander. Je viens seulement, Mère, pour vous regarder. Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela que je suis votre fils et que vous êtes là. Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête. Midi  ! Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.

Parce qu’il est midi,
Parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui,
Parce que vous êtes là pour toujours,
Simplement parce que vous êtes Marie,
Simplement parce que vous existez,

Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée  !

Marie, je ne viens pas prier (cliquez)

Paul Claudel, poète, dramaturge, essayiste, diplomate (1868-1955)


D'où vient la tradition du sapin de Noël ? (cliquez)

Bricolage : Bonhomme de neige en chaussettes -(cliquez)

Vous souhaitez confier une intention de prières ...
De nombreux monastères ou abbayes peuvent répondre à votre demande et porter avec vous dans la prière vos intentions.
Vous trouverez les adresses dans la rubrique "Carte des communautés monastiques."
Ci dessous un lien pour déposer vos intentions chez les frères et soeurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, présents au Mont Saint Michel.

Confier une intention de prières (cliquez)

Le 14 décembre

Seigneur très aimant

Seigneur très aimant (cliquez)

Dieu très bon, je te supplie de m’accorder la grâce de t’aimer de tout mon cœur. Accorde-moi aussi la grâce d’aimer et de respecter tous les hommes, de ne juger et de ne mépriser jamais personne.

Fais en sorte que je ne cherche plus à plaire à qui que ce soit en dehors de toi, et que je n’aie de déplaire qu’à toi. Accorde-moi qu’en toutes choses et par-dessus tout, je ne veuille poursuivre que ta gloire et ta volonté très aimable.

Seigneur très aimant, je te demande aussi que je ne présume plus de moi-même mais que je m’appuie entièrement sur toi et tes mérites très saints.

Jan van Ruysbroek, mystique flamand (1293-1381)


Un jeu tout simple à faire en famille à la fin du repas (cliquez)


Une adresse à découvrir pour vos cadeaux de Noël ...

Magasin | Abbaye des Gardes (Cliquez)

Les lutins de la maison ... (1/2)
Laëtitia aimait vraiment beaucoup sa nouvelle maison. Elle était venue y habiter avec Papa et Maman. Cela faisait un mois à peine, et elle était très heureuse d’avoir une chambre pour elle toute seule, une salle de jeu, et même un jardin !

La maison était vieille, pleine de petits coins, d’escaliers qui tournent et de placards. Vraiment une très chouette maison. Pourtant, quelque chose la chiffonnait. C’étaient même DES choses. Par exemple, elle s’était fait mal plusieurs fois en marchant sur un Lego dès son réveil. Pourtant elle avait bien tout rangé avant d’aller se coucher, comme Maman le lui avait dit. Ou encore, Papa en sortant le linge de la machine à laver, s’était étonné de ne trouver qu’une seule des chaussettes préférées de Laëtitia, les rouges avec des lutins. Et enfin, le plus grave, ce qui chiffonnait vraiment Laëtitia : pas plus tard qu’hier, quand maman avait voulu l’emmener à son entraînement de judo, pas moyen de trouver les clés de la voiture ! Elle avait fouillé dans son sac à main, dans le sac de sport de Laëtitia, dans ses poches… Laëtitia s’était même fait gronder :

  • Tu touches toujours à tout !
    Pourtant, cette fois-là, Laëtitia n’avait rien fait… Elle était bien décidée à comprendre ce qui se passait dans la nouvelle maison.

Ce soir-là, quand maman vint l’embrasser dans son lit, elle avait mis ses deux chaussettes dans le panier à linge, elle avait rangé tous ses Lego, même ceux qui se cachent sous le lit, et vérifié que les clés étaient bien à leur place, dans le plat sur le buffet de la salle à manger. Elle avait caché une lampe de poche sous son oreiller, bien décidée à ne pas dormir et à surveiller la maison.

Laëtitia attendit longtemps, longtemps… Au moment où ses yeux se fermaient tout seuls, elle entendit un petit rire qui semblait venir de sa salle de jeu. Vite, elle attrapa sa lampe de poche et éclaira la porte ouverte qui menait à la pièce voisine. Là, juste à côté des boîtes de jeux, un petit bonhomme avec un grand chapeau pointu traînait un Lego. La petite fille cria de surprise et lâcha sa lampe qui s’éteignit. Quand enfin elle la retrouva et qu’elle réussit à l’allumer, il n’y avait plus personne !
La lumière du couloir s’alluma et Papa entra dans la chambre :

  • Qu’est-ce qui se passe ?
  • Papa, Papa, j’ai vu un drôle de petit bonhomme, juste là, dans ma salle de jeu !
  • Mais non, Laëtitia, il n’y a personne, tu as rêvé.
    Mais Laëtitia était sûre de ce qu’elle avait vu. Elle se recoucha, fatiguée de son aventure.

Le lendemain, au petit-déjeuner, elle raconta tout à Maman. Elle, au moins, écoutait ses histoires.

  • Oh, répondit Maman, ce doit être un des lutins de la maison.
  • Les lutins de la maison ? Qui c’est ? Pourquoi je n’en ai jamais vu avant ? Qu’est-ce…
  • Ils occupent toutes les maisons, expliqua Maman, et les partagent avec les humains. On ne les voit pas parce qu’ils vivent surtout la nuit, qu’ils sont tout petits et très discrets.
  • Ah bon ?
  • Oui, ils travaillent sans se faire remarquer.
  • Pourquoi tu ne m’en as pas parlé avant ?
  • Parce qu’avant, nous vivions dans un appartement. Les lutins ne vivent que dans les maisons.
  • Mais pourquoi ?
  • Je ne sais pas Laëtitia, c’est comme ça. Maintenant, dépêche-toi, on va être en retard.
    En montant s’habiller, Laëtitia réfléchissait : des lutins ? Que faisaient -ils dans les maisons ? Et celui qu’elle avait vu, pourquoi était-il en train de transporter un Lego ? Que voulait-il en faire ?

Le soir avant de se coucher, la petite fille vérifia sa chambre : pas de jouets, pas d’habits qui traînaient, la lampe de poche sous l’oreiller, mais elle avait laissé dans l’entrée, au pied de l’escalier, son blouson et ses bottes. Elle s’endormit très vite, certaine qu’elle allait se réveiller dès qu’un lutin approcherait…
Le lendemain matin, pas très contente de n’avoir rien vu, elle descendit prendre son petit-déjeuner : son blouson était accroché au porte-manteau et ses bottes bien alignées à leur place, sous l’escalier.

  • Maman, que font les lutins dans les maisons ?
  • Ils ont horreur du désordre, alors ils nous aident à ranger, ils ramassent ce qui traîne, et quelquefois, ils nous font des farces quand ils sont fâchés contre nous !
  • Ce n’est pas vrai, Maman ? Laëtitia avait un petit peu peur.
  • Bien sûr que si, répondit-elle. Tu ne t’es jamais demandé qui faisait couler du ketchup sur ta robe blanche, ni qui allumait la lumière du frigo quand tu allais chercher un yaourt ?
    Non, Laëtitia ne s’était jamais posé la question. Elle descendit de sa chaise, ouvrit doucement la porte du frigo et risqua un œil : la lumière était allumée. Elle referma. Elle rouvrit : lumière. Des yaourts, du lait, du jambon, des fruits, de la salade, du fromage… Où pouvait se cacher le lutin ? Déçue, elle retourna à son petit-déjeuner : la tartine qu’elle avait laissée sur la table était par terre, le côté de la confiture collé sur le carrelage. Encore une farce du lutin !

Le lendemain, commençaient les vacances de Noël. Papa travaillait et Maman avait prévu de vider les derniers cartons avant l’arrivée de Grand’Ma et de Grand’Pa. Laëtitia aurait du temps pour inspecter toute la maison et trouver la trace des lutins.

Suite et fin demain !


Noël de Lumière ... Noël de Paix

Spectacle en musique

Noël 1918… Les combats ont cessé depuis peu
Pour ce centenaire de la grande guerre, cette nouvelle édition de Noël de Lumière rend hommage aux soldats tombés pour leur terre. Après le succès de l’édition de 2017, venez en famille profiter de ce nouveau spectacle musical qui vous fera plonger dans notre histoire et dans la beauté de Noël.

TARIFS :Tarif indiv. adulte12€

MODES DE PAIEMENT :Cartes bancaires, Chèques bancaires et postaux.
Réservation office du tourisme Angers 02 41 23 50 00

DATES ET HORAIRES : Le 21/12/2018, 20:00 et Le 22/12/2018, 19:00

Lieu : Cathédrale Saint-Maurice 49000 ANGERS


La minute de Micheline ...

Comment vous dire ? : LA PEUR

Peur de parler, peur de crier, peur de tout !

Pourquoi avoir peur de parler ?
Avoir peur de crier ?

Pourquoi avoir peur de la vie ?
Avoir peur de la mort ?

Pourquoi avoir peur d’être seule ?
Pourquoi avoir peur de soi-même ?

Pourquoi avoir peur de dire
Ce que nous avons à dire ?

Pourquoi avoir peur des personnes
Alors que nous les aimons bien ?

Pourquoi avoir peur de ne pas être capable ?
Avoir peur de faire toujours mal ?

Pourqoui avoir peur de personnes
Qui nous mettent en bas de l’échelle ?

Pouquoi avoir peur de tout dans la vie ?

Même si nous avons du mal à parler
Pour une raison ou pour une autre,
Pourqsuoi avoir peur de parler ?
Quand nous en avons envie ?

La peur, cela peut nous gêner ...
dans toute notre vie !

Pour retrouver les infos concernant Micheline, retour à la journée du 9 décembre.


La recette "le gâteau des anges ..."

Le 15 décembre

Seigneur, vous m’avez aimé

Seigneur, vous m’avez aimé (cliquez)

Seigneur, avant même que je fusse, vous me regardiez et vous m’appeliez par mon nom. Comme la maman qui va accoucher prépare le berceau pour son petit, vous, mon Seigneur et mon Dieu, vous avez préparé pour moi le berceau de votre grâce.

Oui, Seigneur, vous m’avez aimé comme s’il n’y avait pas eu d’autre âme au monde que la mienne, car vous pensez à chacun de nous comme s’il était unique pour vous.

Oui, Seigneur, vous m’avez aimé, vous avez donné votre vie pour moi !

Saint François de Sales (1567-1722)


Un coloriage ...à imprimer


La cuisine des monastères ...

Pommes de terre à la bretonne et oeufs cocotte de « chez moi » - (cliquez)

Bricolage de Noël : Fabriquer un Ange de Noël en papier - (cliquez)

Les lutins de la maison .. (2/2)

La veille de Noël, Papa était enfin en vacances et était parti chercher Grand’ Pa et Grand’ Ma. Ils venaient fêter Noël avec Laëtitia et ses parents. Pendant ce temps-là, Laëtitia avait aidé Maman à ranger la maison, à vider la machine à laver de son linge mouillé, ramassé les Lego. Elle avait même décoré l’arbre de Noël dans le salon et disposé les santons de la crèche. Il ne restait plus un carton à vider dans toute la maison.
Elle avait guetté dans le frigo pour essayer d’apercevoir le lutin, mais elle ne vit rien, sauf les bonnes choses qu’on allait manger à Noël.

Ce soir-là, Laëtitia aurait bien voulu attendre minuit, pour fêter la naissance de l’enfant Jésus et peut-être apercevoir les lutins de la maison, mais Maman était fatiguée et voulait se coucher tôt.
Tu auras tout le temps demain d’ouvrir tes cadeaux et de trouver tes lutins de Noël, lui dit-elle. Et puis, il y aura une surprise.
Avant de se coucher, Laëtitia laissa une part de bûche de Noël et un marron glacé à peine croqué sur une assiette dans sa salle de jeu.

  • Joyeux Noël, les lutins, murmura-t-elle doucement.

Le matin, à son réveil, l’assiette était vide. Elle descendit : tout un tas de cadeaux entouraient le sapin, mais tout le monde dormait encore. Pendant la nuit, il lui semblait bien avoir entendu grincer la latte de parquet, près de la chambre d’ami. Pourtant, ses grands-parents dormaient dans l’autre chambre, celle d’en bas. Et puis, tous ces cadeaux ! Les lutins étaient-ils gentils ou farceurs ? Elle remonta doucement et avança vers la chambre vide, cette « chambre d’ami » où on n’avait rien mis et où personne ne dormait. La latte de plancher grinça quand elle marcha dessus… Elle ouvrit la porte : il y avait tout un tas de cartons au milieu de la chambre, avec des dessins de meubles dessus. Maman entra derrière Laëtitia :

  • Joyeux Noël ma chérie !
  • Joyeux Noël, Maman ! Qu’est-ce que c’est tout ça ? Il y a déjà plein de cadeaux en bas, autour du sapin.
  • Ça ? Cela fait partie de la surprise. Allons réveiller Papa et tes grands-parents et je vous dirai ce que c’est.
    Tout le monde se retrouva dans la cuisine, autour de la grande table. Personne n’avait pensé à aller ouvrir ses cadeaux dans le salon, pas même Laëtitia.
  • Alors ma chère, dit Grand’Pa, quelle est cette surprise ?
    Maman prit la main de Papa, ses yeux brillaient de joie. C’est sûr, elle allait annoncer quelque chose de très chouette. De nouveaux lutins, moins farceurs ?
  • Eh bien, dit Maman, nous y pensions depuis longtemps : Laëtitia va avoir un petit frère ou une petite sœur, dans quelques mois.
    Tout le monde se réjouit et se mit à parler en même temps, mais Laëtitia ne comprenait pas.
  • Mais… et les lutins ?
  • C’est une histoire que j’ai inventée ma chérie. Tu es assez grande pour avoir un petit frère ou une petite sœur, mais assez petite pour croire encore aux histoires que j’invente pour toi.
  • Mais, je n’ai pas rêvé ! Le lutin dans la salle de jeux ?
  • Si, tu rêvais, ma chérie.
  • Et la tartine tombée à l’envers, les clés perdues, la chaussette cachée, les Lego qui font mal aux pieds ?
  • Tu ne fais pas toujours très attention à tes affaires, Laëtitia, et nous non plus.
  • Et le linge plié ? Le blouson qui saute tout seul au porte-manteau ?
  • C’est nous qui rangeons une fois que tu es endormie.
  • Et le plancher qui grince ? La chambre vide pleine de cartons ?
  • Nous avons peint la chambre le soir pour le nouveau bébé et tes grands-parents ont apporté le petit lit et la table à langer.
  • Ah bon…
    Laëtitia était un peu déçue. Pas d’avoir un frère ou une sœur, ça c’était chouette. Mais les lutins de la maison qui n’existaient pas ? Alors qui avait mangé la part de bûche et le marron glacé ?
    Soudain, Laëtitia entendit venir du frigo, derrière elle, comme un petit rire…

Fin


Décor de fenêtre lutins : Décor de fenêtre Père Noël

Pour réaliser cette couronne aux lutins décors de fenêtre, il suffit de :
Des feuilles de papier couleur
Des ciseaux
De la colle
Du ruban adhésif
Une perforatrice
Un compas

Notice de fabrication du décor de fenêtre à réaliser en famille. (cliquez)

Le 16 décembre

Connaissez-vous les sept péchés capitaux ?

Ils sont les maladies de l’âme ...

Les sept péchés capitaux (cliquez)

La Madone del Parto (cliquez)

Lecture du 3ème dimanche de l’Avent (cliquez)

Saint Martin

Martin était un garçon vivant au IVe siècle, fils d’un soldat romain – mais pas n’importe lequel, puisque son père commandait une légion, c’est-à-dire au moins 3000 hommes à pied et 300 à cheval. À l’époque, Rome avait conquis presque tout le monde connu, et la légion maintenait l’ordre dans l’empire – ses soldats étaient redoutés tout autour de la Méditerranée, et jusque loin dans les terres dites barbares.

À l’époque, aussi, il y avait une chose certaine, c’est qu’on ne choisissait pas son métier ! Les petites filles et les petits garçons de l’époque de Martin ne se disaient pas : « Tiens ! j’aimerais être médecin, ou professeur, ou philosophe ! » Non, on prenait le plus souvent le métier de son père, et, dans le cas de Martin, le père signait directement avec l’armée pour dire : je vous donne mon fils pour quinze ans.

Martin était obéissant, et vénérait les dieux de ses ancêtres, qui étaient très nombreux et avaient tous leur caractère : il y en avait un pour les récoltes, un pour la bonne santé, un pour prendre la mer, et même un pour la guerre, Mars, d’où était tiré le prénom Martin. Fils de soldat et portant le nom du dieu de la guerre, le destin de Martin était tout tracé ! Le jeune garçon, cependant, était attiré en secret par une drôle de religion, qui s’étendait dans tout l’empire, et dont les adeptes avaient d’abord été violemment persécutés : les chrétiens. Cette religion était toute simple, trop simple même pour un Romain : elle n’avait qu’un seul Dieu ! Et en plus, c’était un Dieu d’amour, en trois personnes, père, fils et saint Esprit. Et le fils, Jésus, avait donné sa vie pour tous les hommes, en étant pendu à une croix comme les pires voyous. Pas de quoi faire rêver !

Martin en avait parlé à son père, mais celui-ci s’était vraiment énervé. Il avait dit quelque chose comme : « Fais ton armée d’abord ! » Et l’armée, cela voulait dire quinze ans de service l’arme à la main… Et quand on a quinze ans, on obéit à ses parents, alors Martin fit tout ce qu’il put pour être un bon soldat, faire ce qu’on lui disait. Il fréquentait quand même les églises en secret, et priait le dieu des chrétiens. Il rêvait de se faire baptiser, mais n’osait pas encore le demander.

C’est ainsi que Martin s’engagea dans l’armée et gravit peu à peu les échelons.

À l’époque, les officiers de l’armée comme Martin avaient un serviteur, qui accomplissait toutes les corvées pour leur maître : laver ses vêtements, préparer à manger, faire et défaire les bagages, nettoyer les chaussures, et d’autres choses encore. On pensait que certains hommes valaient mieux que d’autres, il y avait des esclaves, et les plus bas dans la société ne valaient pas mieux que des objets. Les maîtres disposaient de la vie de leurs esclaves comme de celle de leurs animaux.

Mais le dieu des chrétiens disait que nous sommes tous des fils et filles de Dieu, créés à son image, quelle que soit notre condition. Alors, Martin, sans rien dire à personne, dans le secret de sa tente, inversait les rôles : il servait son serviteur, nettoyait ses chaussures et préparait les repas. Il voulait ainsi montrer que sa foi l’appelait à ne pas faire de différence entre les hommes, et que, à l’image de Jésus qui s’est fait le serviteur de tous, un chrétien est fait pour servir.

Un hiver plus dur que les autres, en passant par la grande porte de la ville d’Amiens, il vit un pauvre mendiant qui était là, presque mourant de froid, et qui appelait à l’aide. Personne ne l’écoutait, et le pauvre homme allait mourir. Martin portait un grand manteau, dont il était seulement à moitié propriétaire : la moitié appartenait au soldat, la moitié à l’armée. C’était une façon de dire qu’un soldat ne s’appartient pas vraiment lui-même, et que tant que l’on est dans la légion, même ce que l’on possède est au service de la légion. Martin prit la chose au pied de la lettre : de son épée, il coupa en deux son manteau et donna au mendiant la moitié qui était à lui, et s’en alla couvert d’un demi-manteau.

La nuit suivante, il eut un songe merveilleux : Jésus-Christ, fils de Dieu, lui apparut vêtu du demi-manteau de Martin, et lui dit : « En couvrant ce mendiant, c’est moi que tu as revêtu ce matin ». Martin comprit alors une chose essentielle : puisque nous sommes tous enfants de Dieu, puisque nous n’avons qu’un même Père, lorsque nous aimons, servons, sauvons les autres, c’est comme si nous servions Jésus Lui-même. Cela fut pour lui une grande joie, et, lorsqu’il eut 18 ans, il demanda le baptême. Il s’éloigna peu à peu de la guerre, ne voulant plus tuer personne, et fut, pour des siècles et jusqu’à ce jour, le symbole du partage et de la générosité. Il nous dit aussi que les désirs que Dieu met dans nos cœurs, lorsque nous sommes enfants, mettent parfois des années et des années à se réaliser, et qu’il ne faut jamais les oublier.


Prière (cliquez)



Scoots de France

La Lumière de la Paix Bethléem est un événement chrétien qui se déroule chaque année pendant la période de l’Avent. Allumée dans la grotte de la nativité à Bethléem, la lumière est rapportée à Linz en Autriche, puis transmise de main en main partout en Europe. Elle constitue un symbole de paix et de fraternité, que l’on peut recevoir et diffuser. Chacun peut participer à la transmission de la Lumière de la Paix de Bethléem, qu’il soit scout ou non.

Cette année, c’est une délégation composée de Scouts Guides (11-14 ans - SGDF) et d’Eclaireuses et Eclaireurs (12-16 ans - EEUDF) qui va chercher la lumière à Linz le 13 décembre. Ils la rapporteront ensuite en France à Paris le dimanche 16 décembre. Quatre célébrations œcuméniques phares auront lieu en France, à Montpellier, Lyon, Paris et Strasbourg, à partir desquelles les territoires et les sont invités à diffuser la Lumière.


Un coloriage de Jean qui baptise Jésus (cliquez)

En savoir plus sur Martin de Tours ... (cliquez)

Le 17 décembre

Le Noël de Naïs. (1/3)

Au milieu des collines provençales, sur les hauteurs du village de Séguret, vivait avec ses parents la petite Naïs âgée de 9 ans. La maison était simple, située un peu à l’écart. Il faut dire que les parents de Naïs n’étaient pas bien riches, ils avaient juste de quoi vivre simplement. Mais Naïs s’en moquait. Sa mère lui répétait toujours que le plus important dans la vie était la joie qu’elle devait ressentir au fond de son cœur.

Naïs s’en moquait donc… et était quasiment toujours souriante. Elle allait à l’école en sautillant gaiement dès le matin, après avoir fait ses corvées.
Et ce jour-là, sur le chemin de l’école la petite Naïs était encore plus joyeuse qu’à l’habitude.

D’abord parce que Noël approchait et qu’il se passait tellement de choses merveilleuses à cette période de l’année. Mais aussi et surtout parce que cette année, avait lieu le grand concours de santons à Séguret. Ce n’était pas si souvent que le village pouvait se réjouir de ce concours, organisé chaque année dans un village différent. Tout le monde se félicitait de ce concours et voulait montrer son plus beau santon.

Naïs, elle, rêvait du prix mis en jeu. Un livre…. Non pas n’importe quel livre dirait-elle… Un livre écrit et décoré à la main par le grand poète du village Monsieur Anselme. Il avait « réussi » comme disait le papa de Naïs, « c’est un grand monsieur » ajoutait toujours sa maman…. Naïs comprenait juste que Monsieur Anselme était devenu célèbre, et elle aurait pu passer des heures devant les quelques livres exposés à la mairie.

En ce début du XXe siècle, les gens avaient le cœur tout simple, et pas beaucoup d’objets en leur possession. Les livres étaient rares, et ceux qui avaient des images, encore plus. Ceux qui savaient lire et écrire faisaient figure de savants.

Naïs rêvait donc de participer au concours… mais ce n’était qu’un rêve ! On n’avait pas de crèche à la maison, juste une image de la sainte famille qu’on posait à Noël sur la cheminée. Les santons étaient de beaux objets, fabriqués de toutes les façons par des artistes, ou par les plus doués des paysans, et rivalisaient de finesse et de beauté.

Naïs avait beau retourner ses poches, elle n’y trouvait ni argent, ni bijou, ni quoi que ce soit qu’elle aurait pu offrir à un artisan pour qu’il lui fabrique un beau santon, qu’elle aurait pu apporter au concours ! Et personne dans sa famille n’avait de talent de sculpteur…

Elle commença donc à trotter avec un peu moins d’entrain, à siffloter moins fort – oh, pas de beaucoup, mais cela suffit à alerter la vieille Maria qui la regardait passer, assise sur le pas de sa porte, dans sa petite cahute le long du chemin. Elle l’appela :

  • Eh bien, ma toute belle, on dirait que quelque chose te tracasse ce matin !
  • Bonjour Maria, dit Naïs. Oh, ce n’est rien, rassurez-vous, il me vient des idées qui ne sont pas raisonnable, mais ça va passer !
  • Et quelles idées pardi ? demanda Maria.
    Elle savait que Naïs était la plus raisonnable des petites filles, ne se plaignant jamais, et ne demandant jamais rien pour elle.
  • J’aurais voulu participer au concours de santons, dit Naïs en rougissant, pour avoir un beau livre, pour lire des histoires à mes parents qui les aiment bien mais ne savent pas lire !
    Maria eut la larme au coin de l’œil. La petite ne pensait qu’aux autres ! Elle savait bien que c’était difficile de mettre de côté quelques sous, quand on était pauvre, et que pour gagner le concours, il fallait que le santon soit le plus magnifique, le plus original, et le mieux décoré de tous ! Où Naïs aurait-elle pu trouver un tel trésor ?
  • Tu sais quoi ? dit Maria, saisie d’une inspiration. Tu es généreuse, et tu ne dois pas baisser les bras. Prie bien la sainte Vierge, et peut-être que ton rêve se réalisera !
  • Oh, dit Naïs, Monsieur le curé dit qu’il ne faut pas demander des bêtises et des choses inutiles dans la prière, que c’est égoïste !
  • Ce n’est pas égoïste de demander pour les autres ! Aie confiance, va !
    Naïs en fut toute joyeuse, et reprit le chemin de l’école en sautillant et en chantant le cœur léger.
    A suivre ...

Une recette de gourmands pour ce temps de Noël.


« La joie de Noël, c’est Dieu qui descend dans le cœur des hommes. En présence de ce bébé dans la crèche, on se sentait rempli de joie… ». C’est ainsi que l’humoriste Jean-Marie Bigard nous parle cette semaine de la joie qui est un don de Dieu. Il nous explique comment la joie est l’antidote contre le péché : « Cette joie dissout le mal ».
La joie de Dieu à Noël, par Jean Marie BIGARD -(cliquez)

Je te salue, Marie

Je te salue Marie, Mère de Dieu, trésor vénéré de tout l’univers, lumière qui ne s’éteint pas, Toi de qui est né le soleil de la justice, sceptre de la vérité, temple indestructible. Je te salue, Marie, demeure de celui qu’aucun lieu ne contient, toi qui as fait pousser un épi qui ne se flétrira jamais.

Par toi, les bergers ont rendu gloire à Dieu, par toi, est béni, dans l’Évangile, celui qui vient au nom du Seigneur. Par toi, la Trinité est glorifiée, par toi, la croix est adorée dans l’univers entier. Par toi, exultent les cieux, par toi, l’humanité déchue a été relevée. Par toi, le monde entier a enfin connu la Vérité. Par toi, sur toute la Terre, se sont fondées des églises.

Je te salue, Marie (cliquez)

Syméon le Nouveau Théologien (949-1022)


D’où vient la crèche de Noël ? (cliquez)

D’où vient la crèche de Noël ?

La tradition de la crèche de Noël qui remonte aux premiers siècles de l’Église.

Tout commencé à Bethléem, avec la naissance de Jésus.
Dans la Basilique de la Nativité, une étoile en argent indique l’emplacement traditionnel de la naissance du Christ.
À Rome, l’église de Sainte-Marie-Majeure à Rome, abrite une relique de la mangeoire qui aurait portée Jésus.
C’est là que s’est déroulée au VIe s. la première célébration de la nuit de Noël avec des statues de la Vierge Marie, de Joseph, de l’âne et du bœuf.
On attribue à François d’Assise "l’invention" de la crèche vivante au XIIIe s.
Dans une grotte de Greccio en Italie, les villageois jouaient les personnages. Les animaux aussi étaient réels.
La coutume s’est ensuite répandue en Provence et en Italie.
Les premières crèches en modèle réduit sont apparues dans les églises de Prague, au XVIe s. grâce aux jésuites.
À la fin du XIXe s., en Provence, apparaissent les santons ( « petits saints »), façonnés en argile.
Depuis, chaque région ou chaque pays réalise des crèches reproduisant fidèlement leurs traditions locales.
Tous les peuples viennent ainsi se recueillir auprès de l’Enfant Jésus.


Le 18 décembre

Le Noël de Naïs (/3)

Gaspard était un artisan très reconnu. Dans la rue principale du bourg de Perdoun, il avait son échoppe. Il exposait dans sa vitrine quelques-unes de ses plus belles créations : des chaises, des tables, des horloges, et même quelques sculptures du plus bel effet. Il formait son fils, Fernand, pour lui succéder.
Fernand avait treize ans et commençait à manier la gouge, le tour et le rabot avec adresse, même si ses créations étaient encore pleines de naïveté. Mais surtout, le garçon était timide, et avait du mal à parler aux clients, qu’il fallait savoir séduire et amadouer pour faire des affaires. Serait-il prêt à reprendre l’affaire quand Gaspard serait trop vieux ? Son père l’espérait, mais ne pouvait pas en jurer.
Il soupira et se remit à son ouvrage : un magnifique santon commandé par le maire de Séguret, un petit village du canton, qui accueillait le concours cette année. L’élu avait payé une coquette somme pour que l’artisan lui fasse un santon. La fabrication d’un tel objet demandait du temps, passait par de nombreuses étapes, du modèle initial en terre au vernis final. Il y en avait de tous les âges, de tous les styles, et ils devaient correspondre à un modèle précis, dont la liste s’était allongée au fil des ans : le meunier, la laitière, l’instituteur, le cantonnier… jusqu’au ravi, le bêtiot, qui ratait Noël parce qu’il ne s’était pas réveillé à temps et qui bâillait à sa fenêtre !
Mais le maire avait commandé… un maire, avec son écharpe tricolore et un air très fier. Gaspard soupira. Quelque chose n’allait pas. Il se souvint du temps, oh, il ne devait pas être plus âgé que son Fernand, où il sculptait par plaisir. Il attrapait un vieux morceau de bois, dans l’atelier de son maître, et il le tournait et le retournait entre ses doigts jusqu’à ce qu’il devine la forme qu’il renfermait. Il croyait à l’époque que chaque bout de bois était unique, et portait en son cœur une étoile, un cheval, un personnage, qui était caché là et que le sculpteur n’avait qu’à faire sortir. Il avait l’impression que le bois lui parlait, que ses doigts le lisaient, et quand la sculpture était terminée, qu’elle soit simple ou complexe, il savait qu’il n’aurait pas pu en faire une autre.
Des années et un vrai succès plus tard, il avait l’impression de perdre… son âme ? C’était beaucoup dire. Il savait que le santon serait le plus beau, le plus détaillé, le plus solide, le plus richement peint et Le Noël de Naïs habillé. Mais il lui manquait quelque chose. La cloche de la porte tinta, et il leva les yeux vers la cliente qui entrait. Il mit quelques secondes à la reconnaître et retint son souffle, stupéfait. C’était comme si une figure de son passé venait de sortir du néant, pour apparaître là, devant lui !

  • Maria… dit-il d’une voix enrouée.
  • Gaspard… dit la vieille dame. Tu me dois un service, tu t’en souviens ?
    Gaspard resta sans voix. Des images lui revinrent. Il était jeune. Il avait fait des bêtises – oh, pas grandchose à l’époque, mais il aurait pu avoir des ennuis si cela s’était su. Une jeune fille du village l’avait défendu. Il avait échappé à sa punition. Aucun artisan n’aurait voulu l’accepter comme apprenti s’il avait traîné une réputation de voleur… même pour une simple bouteille de gnôle chipée au cantonnier pour faire la fête avec ses amis ! Il avait dû partir de Séguret… tout cela lui revint en un instant.
    Il avait juré, promis, que le jour venu, Maria pourrait venir le trouver et lui demander un service – n’importe quoi, avait-il juré à l’époque, sans réfléchir. Et ce qu’elle lui demandait aujourd’hui était impossible.
  • Tu comprends, lui dit-il, j’ai pris l’argent du maire, je ne peux pas le trahir et faire un autre santon, concurrent du sien, qui risquerait de le faire perdre !
  • Je vois, dit Maria sèchement.
    Il regardait ses chaussures, honteux, quand la voix un peu fêlée du Fernand retentit :
  • Je le ferai, moi, votre santon !
    Gaspard leva les yeux, surpris. Son Fernand se tenait là, tenant nerveusement son béret à deux mains, dansant d’un pied sur l’autre, rougissant comme à l’ordinaire quand il s’adressait à une inconnue – fûtelle une vielle dame pauvre descendue de ses collines.
    Maria regarda le garçon fixement dans les yeux, sembla y trouver ce qu’elle cherchait, et parut satisfaite. Elle dit :
  • Très bien, ce serment que le père ne peut honorer, le fils l’honorera !
    Gaspard soupira, doublement soulagé. Il n’aurait pas de parjure sur la conscience, et même si son filsconnaissait en théorie toutes les techniques, il y avait peu de chances qu’il rivalise avec son père.
  • Mais je veux carte blanche, ajouta Fernand.
  • C’est dit, décida Maria.
  • Et je veux que vous me parliez de Naïs, ajouta doucement Fernand en baissant les yeux et en rougissant de plus belle. Maria prit une chaise sans qu’on lui propose, et commença son récit. Elle parla d’une jeune fille pauvre des collines, aux yeux couleur de lavande. Elle parla de son rire, comme le chant de la source au bord
    du village. Elle parla de ses cheveux de paille, de la façon dont elle tenait au chaud les oisillons tombés du nid au creux de son tablier. Elle parla de son chant, de son sourire, de sa gentillesse. À la fin, c’était comme si la petite était dans la pièce, que son rire résonnait sous les poutres de la boutique, qu’elle faisait tourner sa jupe en dansant pour faire sourire son auditoire. Du reste, tout le monde souriait au
    récit de Maria.
    Fernand n’ajouta rien, et s’en alla dans son coin de l’atelier, il tira le rideau et se mit à travailler. Gaspard se remit aussi à l’ouvrage, et ils ne parlèrent plus de ce qu’ils faisaient des jours durant, chacun évitant de surprendre le travail de l’autre.
    La suite – et la fin – demain !



LE VERROPHONE

BRICOLAGE - A PARTIR DE 6 ANS

Vous ne le saviez peut-être pas encore mais vous êtes entouré d’instruments de musique ! Avec des verres par exemple, vous pouvez vous amuser à créer le verrophone !

MATÉRIEL POUR RÉALISER "LE VERROPHONE" verres (ou bouteilles en verre)eauune petite cuillère ou une cuillère en bois
Le verrophone est sans doute le plus facile des instruments à fabriquer chez soi car, en principe, on a toujours des verres et de l’eau à portée de mains.

Le mieux est de prendre 7 verres pour essayer d’avoir la gamme des sept notes ou approximativement 7 sons différents qu’il faudra classer du plus grave au plus aigu. Ajoutez ensuite de l’eau dans le verre. Plus il y a de l’eau dans le verre, plus le son est grave. Essayez d’avoir le même modèle de verre (ou de bouteilles), ce sera plus facile à mesurer.

Une fois que le verrophone est prêt, vous pouvez commencer à jouer : soit en tapant (doucement) sur le bord des verres avec une cuillère, soit en passant un doigt trempé d’abord dans l’eau sur le bord du verre.


Une idée de cadeau pou les petits.

L’incroyable voyage du lutin parapluie + CD Audio

Jack le lutin avec son drôle de chapeau en forme de parapluie croyait posséder Dieu, enfermé dans la poche de sa salopette. Et voilà qu’un jour de grand vent, son mouchoir rouge s’envole… et Dieu avec !
Le lutin-parapluie part donc à la recherche de son bien le plus précieux et découvre autour de lui des gens qui connaissent Dieu par des moyens très divers. Au travers de ces rencontres, le lutin comprend que personne ne peut posséder Dieu et que les chemins pour le rencontrer sont tous respectables.

Cette très jolie histoire de rencontres invite l’enfant au respect et à la tolérance religieuse.

Le CD audio inclus rend L’incroyable voyage du lutin-parapluie accessible à partir de 3-4 ans. Durée du programme audio : 22 mn 30.

Dessins par Anne Defréville



Homme pour l’homme

Béni soyez-vous, ô grand Dieu, Dieu des dieux, Roi de gloire, d’avoir voulu ainsi abaisser vos grandeurs à la terre et joindre de si près votre divinité à notre humanité !
Béni soyez-vous encore, Dieu éternel et incompréhensible en votre bonté, en votre sagesse et en votre amour, de l’avoir fait pour un jamais ! Car, tandis que Dieu sera Dieu, Dieu sera homme. Et béni soyez-vous, à jamais, d’avoir fait ce grand œuvre pour nous, et de vous être fait homme pour l’homme !
Puisque vous daignez ainsi nous donner une si grande part à vos grandeurs et au secret de votre amour, en un si grand ouvrage, prenons part avec vous, entrons dans vos desseins, dans vos intérêts et dans vos sentiments, soyons vôtres totalement, et totalement vôtres pour jamais.

Cardinal Pierre de Bérulle, fondateur de l’école française de spiritualité et de l’ordre de l’Oratoire (1575-1629)

Homme pour l’homme - (cliquez)

Le 19 décembre

[(Le Noël de Naïs (3/3)

Naïs était très heureuse ce matin-là. C’était le jour où elle descendrait au village, avec ses parents, pour aller admirer à l’église la grande crèche de Noël qui y avait été installée. Elle serait plus grande qu’à l’habitude – puisqu’on abritait le grand concours de santons du canton, et tout le monde en était fier.

Naïs n’avait pas eu d’idée pour trouver suffisamment d’argent pour acheter un santon. Elle avait bien tenté d’en sculpter un elle-même – mais le résultat avait été catastrophique. On aurait dit que sa lavandière – le modèle qu’elle avait choisi – avait été renversée par une charrette, tellement elle était moche et toute tordue. Elle aurait au moins fait rire tout le monde si elle l’avait posée devant la crèche !

Naïs avait fait comme Maria avait dit : elle avait prié la sainte Vierge. Au début, c’était pour gagner le concours, avoir le livre et lire des histoires à ses parents, à la veillée. Et puis, au fil du temps, sa prière était devenue de plus en plus simple – et elle y mêlait aussi des remerciements. Pour ses parents, pour la vie, parce qu’elle avait la chance d’aller à l’école, pour la vieille Maria qui la saluait tous les jours. Elle avait fini par oublier le concours dans ses prières !

Mais ce jour-là, le concours occupait à nouveau toute sa pensée.

La petite famille prit la route d’un pas mesuré – on ne va jamais loin quand on court ! – et arriva bientôt à l’endroit où le chemin passe devant la cahute de la vieille Maria. Celle-ci les attendait, revêtue de sa plus belle robe, d’un beau tablier fraîchement repassé, un panier sous le bras et le bâton à la main.

  • Maria ! s’exclama Naïs. Où allez-vous ?
  • Comme vous, au village ! dit Maria. Je ne voudrais rater le concours pour rien au monde !
  • Oh, dit Naïs, je croyais que vous ne descendiez plus !
  • Ah, mais cette année, c’est spécial dit Maria. J’ai hâte de voir ton santon.

Naïs baissa les yeux d’un air triste et avoua :

  • Je n’ai pas de santon, Maria, je n’ai pas trouvé les sous et je n’ai pas réussi non plus à en sculpter !
  • Je sais bien, dit Maria, c’est pour ça que j’en ai commandé un pour toi !

Naïs et ses parents en restèrent bouche bée. C’était la chose la plus extraordinaire qu’ils aient entendue. Les parents protestèrent que c’était une folie, et Naïs ne savait plus que dire, partagée entre la surprise et l’émotion.

  • Allons, allons, dit Maria avec autorité. N’allez pas croire que je vais mourir de faim pour payer un santon ! Je suis aussi pauvre que vous, mes amis !
  • Alors comment ? Demanda Naïs.
  • Disons, dit Maria d’un air mystérieux, que je connais un vieil artisan qui me devait un service. Le coquin a essayé de se défiler, mais son fils a sauvé l’honneur.
  • Son fils ? demandèrent les parents.
  • Un bien gentil garçon, dit Maria, il a été touché par ton histoire.
  • Quelle histoire ? demanda la maman.

Maria se tourna vers Naïs. Ce n’était pas à la vieille femme de raconter.

  • Eh bien, dit Naïs, je voulais gagner le concours et avoir le livre de Monsieur Anselme, qui est le premier prix, et pouvoir vous le lire le soir à la veillée…

Ce ne fut ensuite plus qu’embrassade et larmes d’émotion, et les parents assurèrent à Naïs qu’elle faisait toujours leur bonheur, avec ou sans livre, avec ou sans histoire. Et la petite troupe se mit en route.

En arrivant sur la place du village, ils se rendirent compte qu’il se passait quelque chose. Tout le monde les regardait. On chuchotait même sur leur passage, ce qui était malpoli. Ils ne comprirent pas bien ce qui se passait, mais avancèrent jusqu’à l’église.

On se pressait sur le parvis, mais la rumeur enfla et la petite foule s’écarta pour les laisser passer. Tout surpris, ils avancèrent, de plus en plus intimidés. Ils entrèrent dans l’église, toute parée de lumière et de branchages, de bougies et de fleurs séchées, comme revêtue d’un habit de fête pour la Noël. Dans le chœur, près de la crèche, tous les notables étaient là : Monsieur Anselme, l’instituteur, sa femme et leurs enfants, les dames du patronage, le curé, et même le maire et son épouse. Ils parlaient à voix basse mais avec passion près de la grande crèche, avec ses maisons à toits plats, ses fausses collines, ses arbres minuscules – et ses santons.

La sainte famille n’y était pas encore installée, mais au premier rang, alignés comme à la parade, il y avait les santons qui participaient au concours.

Un jeune garçon était au centre de l’attention, et semblait aussi gêné qu’il est possible de l’être. Son père se tenait derrière lui et ne semblait pas trop comprendre ce qui arrivait, un peu vexé peut-être. Monsieur Anselme – le poète, avec son air si doux et sa belle moustache, sembla reconnaître la petite famille et les héla :

  • Ah ! venez ici, venez ici !

Ils approchèrent et aperçurent, au milieu des santons, comme la représentation en plus petit de Naïs elle-même.

Les santons étaient tous très beaux – droits, fiers, bien habillés – mais celui de Naïs avait quelque chose en plus. Pourtant, la petite figurine était simple et joliment vêtue, comme l’était Naïs en vrai. Mais c’était comme si elle avait pris vie, et elle illuminait toute la crèche par sa présence et ses couleurs vives inhabituelles.

  • Et voilà le modèle ! dit Monsieur Anselme.
  • Et la gagnante, dit Monsieur le maire d’une voix qui parut un peu pincée.
  • Tu vois dit Maria à l’oreille de Naïs, quand on prie avec cœur on est exaucée.
  • Et quand on travaille avec cœur, dit Monsieur Anselme en désignant Fernand, on ne peut que se surpasser !

Naïs s’approcha de la crèche avec ravissement. Puis elle fit une chose incroyable – elle alla déposer un bisou très bref sur la joue de Fernand, qui crut mourir tellement il se mit à rougir. Ensuite, elle reçut des mains de Monsieur Anselme le beau livre d’histoires et de poèmes qui constituait le premier prix. Elle fit juste remarquer que ce n’était pas juste que l’artisan n’ait rien, ce à quoi Maria répondit :

  • Ne t’inquiète pas, tu lui liras des histoires à lui aussi, quand il viendra au village avec son papa !
  • Oh, dit Gaspard, je ne sais pas si…
  • Allons, dit Maria, le temps a passé, tu ne crois pas ? Tu ne peux pas rester éternellement loin du village de ton enfance…
  • C’est vrai, dit Gaspard, ce lieu me manque… si on veut encore de moi…
  • Bien sûr qu’on veut de toi ! dit le curé. C’est Noël ! Tout le monde est le bienvenu.
    Cette année-là, Naïs gagna plus qu’un livre – et un concours. Elle se fit de nouveau amis, et devint une conteuse d’histoires très appréciée. Elle se mit même à en écrire… mais ceci est une autre histoire !

Fin.)]


Noël nouvelet - Chorale Saint Ferdinand des Ternes (cliquez)

Les petits chanteurs de Saint Ferdinand des Ternes interprètent un cantique de Noël qui date sans doute du XVIe siècle : « Noël nouvelet ».
Nouvelet signifie en français de la Renaissance : né depuis peu. Autrement dit : Noël qui vient, naissance de Dieu maintenant, ou Noël chaque année nouveau.

C’est le compositeur Jehan Alain qui a harmonisé ce chant traditionnel en 1938. Deux ans après, le 20 juin 1940, avec les Cadets de Saumur dans la défense de la Loire, il est mort à l’âge de 29 ans.

Les petits chanteurs prêtent leur voix aux bergers et aux anges : « Chantons ici, disons à Dieu, merci ! Chantons Noël pour le Roi nouvelet. De vers Bethléem, vit Joseph et Marie, l’âne et le bœuf, l’Enfant couché par lit, la crèche était au lieu d’un bercelet. »
C’est l’émerveillement devant un miracle si simple : un enfant nait et c’est l’espoir du monde qui renait, parce que Dieu s’est fait tout petit, enfant.

Dans la joie de Noël qui approche !



Voilà mon ciel à moi

Pour supporter l’exil de la vallée de larmes,
Il me faut le regard de mon divin Sauveur.
Ce regard plein d’amour m’a révélé ses charmes,
Il m’a fait pressentir le céleste bonheur.
Mon Jésus me sourit quand vers lui je soupire.
Alors je ne sens plus l’épreuve de la foi.
Le regard de mon Dieu, son ravissant sourire,
Voilà mon ciel à moi.

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897)

Mon ciel à moi (cliquez)


les trois messes basses (cliquez)

Le 20 décembre

Des millions de crèches

Jésus, là où tu es né,
ta crèche n’était pas fermée.
Tu as voulu
que tout le monde puisse venir Te voir,
parce que Tu es venu pour tout le monde.

Avant que Tu naisses, Jésus,
Joseph et Marie n’avaient trouvé
que des maisons aux portes fermées  :
fermées au secret de Dieu.
Ils ont trouvé ouverte une étable,
une pauvre étable…

Aujourd’hui, Jésus,
Tu ne nais plus dans une étable ;
mais Tu veux naître, dire le secret de Dieu
dans toutes les maisons, dans tous les cœurs.

Tu veux déposer le baiser de Dieu
sur tous les visages.
Tu veux des millions de crèches
pour habiter le monde.
Tu veux des millions de cœurs
pour donner ta paix sur la terre.
Tu veux des millions de visages
pour donner la paix de Dieu.
Tu veux des millions de Noëls
pour donner ton Noël.

Élie Maréchal, journaliste

Des millions de crèches (cliquez)


Son et Lumière sur la Cathédrale de Nantes
Cathédrale de Nantes (photo 2014)

Le son et lumières de l’association Lumi’Nantes et de l’artiste Nantais Alain Thomas sera visible par tous les curieux sur la cathédrale du 20 au 28 décembre 2018 (De 19h30 à 21h30 toutes les 30 minutes) et sur la façade du Museum, côté square (De 18h à 21h30 toutes les 15 minutes).


Cliquez pour avoir le modèle du bricolage

Les 13 desserts de Noël

Les 13 desserts de Noël est une tradition provençale. Ce sont des desserts que l’on prend au retour de la messe de Noël.
Mais pourquoi 13 desserts ? C’est une référence au dernier repas de Jésus (la cène) avant sa mort, avec ses 12 apôtres qui l’entourent.

Les 13 desserts de Noël ! D’où vient la tradition ... (cliquez)

L’humoriste Jean-Marie Bigard que nous interrogeons sur la joie de Dieu, la joie qui vient du ciel à Noël, a tenu à parler d’abord de l’amour de Dieu.
Il se réfère à la lecture que nous entendions mardi 04 décembre 2018 dans la messe, au début de l’avent. Il est saisissant de sentir combien la Parole de Dieu, toujours nouvelle, touche les hommes les plus divers avec force aujourd’hui encore.
Le mystère de Dieu est bien là : l’amour reçu et partagé. C’est ce que Dieu fait à Noël : il nous envoie l’amour incarné en son Fils pour que nous « diffusions à profusion cet amour »
L’amour est don de Dieu, par Jean-Marie BIGARD (cliquez)

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Quel est le sens de Noël ? (cliquez)

Le dimanche de Plume Ange gardien stagiaire ...


A la découverte des Archanges (cliquez)

Le 21 décembre

Psaume de Noël

Criez de joie à notre Dieu,
Il est notre secours.
Dans l’allégresse,
acclamez le Seigneur Dieu vivant et vrai.

Voici le jour que le Seigneur a fait,
jour d’allégresse et jour de joie :
car l’enfant bien-aimé
nous a été donné
et il est né pour nous en chemin
et il a été déposé en une crèche ;
il n’y avait pas de place à l’hôtellerie.
Gloire à Dieu, Seigneur au plus haut des cieux
et sur la Terre paix aux hommes de bonne volonté.
Saint François d’Assise (1181/82-1226)

Psaume de Noël (cliquez)

L’esprit des flamboyants. (1/2)

Alexis se réveilla en sursaut, plus très sûr de savoir où il était. Sa voisine lui dit d’une voix douce :

  • Tout va bien, petit, on va atterrir.
    Ah ! L’avion ! Alexis se souvint : il était en route pour l’île de la Réunion, perdue très loin dans l’Océan Indien, près de la pointe sud de l’Afrique. À 9300 km de Reims, de ses amis, de sa vie d’avant… Il allait fêter Noël loin de chez lui, dans un endroit qu’il ne connaissait pas ! Il eut envie de pleurer, mais serra les dents.
  • Tu connais la Réunion ? demanda gentiment sa voisine, une dame toute bronzée avec un grand sourire.
    Elle avait essayé de le rassurer, de lui parler, tout au long du voyage, mais Alexis ne s’était pas montré très causant. Il fit juste « non » de la tête, et la dame commença à lui raconter son île avec enthousiasme, en donnant beaucoup de détails.
    Alexis sourit malgré lui. Il rit même quand elle lui raconta quelques anecdotes assez incroyables sur sa vie dans l’île.
  • Et alors, dit-elle, j’ai vu le lézard, j’ai crié, et j’ai fait tomber le vase de ma tante !
    Alexis rit franchement cette fois, car l’histoire était drôle. Elle parlait de lézards chantant comme des oiseaux. Il aimait bien les histoires loufoques.
    Il en oublia d’avoir peur quand l’avion plongea vers le sol et se posa sur la piste de l’aéroport de SaintDenis. D’un côté, l’océan, et de l’autre, l’île, dont il avait tellement entendu parler.
    Il prit son temps pour sortir de l’avion. Il ne voulait pas vraiment de cette nouvelle vie avec son père, sa nouvelle femme, et leurs enfants – son « demi-frère » et sa « demi-sœur », comme s’ils étaient chacun une moitié de frère ou de sœur !
    Maman était morte il y a bien longtemps, et quand son père était parti tenter l’aventure à la Réunion, aventurier sans le sou, Alex était resté chez ses grands-parents. Il avait toujours refusé d’en bouger –
    mais finalement la fatigue et la vieillesse avaient rattrapés le couple, et ils ne se sentaient plus capables d’élever un enfant de douze ans. D’où cet arrachement, ce départ vers un père lointain, sa nouvelle famille et son île… la veille de Noël en plus.
  • Alex ?
    Alexis leva les yeux. Un visage familier, bronzé, souriant. Il reconnut son père, et bien que s’étant juré de montrer son mécontentement, il se jeta dans ses bras pour pleurer. Comme un bébé.
    Dans la voiture, assis à l’avant, il ouvrait de grands yeux, fasciné par le paysage. Des maisons blanches, des champs de canne à sucre, d’énormes caniveaux de chaque côté de la route, et surtout, une chaleur écrasante. Tous ces détails inhabituels lui faisaient un peu tourner la tête. Son père ne parlait pas, et c’était bien pour Alexis. Il n’aurait pas aimé qu’il l’assomme avec des détails, ou qu’il lui vante son île : rien ne remplacerait Reims, ses rues piétonnes, sa cathédrale... ses copains… Pourtant…
    il se sentait étrangement attiré par ce paysage.
    Ils passèrent devant un supermarché – comme chez nous, se dit Alexis. Des écoles, un hôpital, une boutique de champagne, des restaurants – comme chez nous encore. C’était étonnant de voir à quel point tout était à la fois si semblable et si différent…
    Ils s’arrêtèrent enfin dans la cour d’une maison basse, et Alexis sortit de la voiture. Il entendit une cavalcade, et faillit tomber : un garçon et une fille de quatre ans plus jeunes que lui, à la peau foncée, tout frisés, lui avaient sauté au cou. Ils parlaient tous les deux en même temps et il se mit à rire.
  • Arrêtez ! Vous allez m’étouffer !
  • Alex, je te présente Titouan et Mélissa… ton frère et ta sœur.
    Alexis les repoussa gentiment pour mieux les regarder, et ne vit que des sourires heureux de le voir.
  • Tu dors avec moi, dit le garçon avec des r un peu roulés. On t’a installé un lit !
    La maison était simple et lumineuse, et, chose étonnante, possédait à l’arrière une grande terrasse sur laquelle il y avait plein de meubles, qui formaient un coin salon, une salle à manger, un coin barbecue…
  • On vit presque tout le temps dehors, dit son père. Ici, il fait toujours beau.
  • Je pense que je pourrais m’habituer à ça, dit Alexis.
    Il entendit alors une voix de femme, avec le même accent que les enfants, un peu plus marqué peutêtre, lui dire :
  • Bienvenue chez toi Alexis…
    Il se retourna et vit une femme d’une grande beauté. Vêtue de couleurs vives, elle avait la peau très bronzée, et son sourire était le plus doux qu’Alexis ait jamais vu. Il s’approcha timidement et lui tendit la main. Elle rit et le serra contre elle, l’embrassant sur le haut du crâne. Elle le relâcha ensuite et proposa :
  • Tu veux te reposer ? Titouan chéri, montre-lui votre chambre. Il faut être en forme demain, nous dînerons sous les flamboyants, ça se prépare !
    Alexis suivit son demi-frère vers la partie couverte de la maison et, arrivé dans la chambre, lui demanda :
  • C’est quoi les flamboyants ?
  • Ce sont des arbres couleur de sang, dit Titouan avec un air mystérieux. Ils renferment un esprit très puissant, et demain soir nous allons lui rendre hommage… et toi avec nous. Enfin, si tu es assez fort pour ça !
    Alexis eut du mal à avaler sa salive et se prépara à faire une sieste en se demandant bien qui était cet esprit. L’île le fascinait, et le déroutait à la fois : elle semblait receler de nombreux mystères !
    Il ne vit pas Titouan qui, la porte de la chambre refermée, riait sans bruit en retournant vers les autres.
  • Toi tu as fait une bêtise ! lui dit sa mère d’un air soupçonneux.
  • Moi ? Oh, non, dit Titouan. J’ai juste dit à Alex qu’on rendrait hommage demain soir au redoutable esprit des flamboyants !
  • Oh, fit son père, tu crois que c’est malin ?
  • Demain, dit Titouan, je lui dirai la vérité. Je pense qu’il est capable de l’affronter. En attendant, il dort…

Suite et fin demain !



pliage des serviettes pour le soir de Noël

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La minute de Micheline ...

Comment vous dire ? : LE TEMPS

Je n’ai pas le temps de jeter un regard gentil
Mais je trouve le temps de jeter un regard noir.
Je n’ai pas le temps de dire une bonne parole
Mais j’ai le temps d’en dire une mauvaise.

Je n’ai pas le temps d’admirer une fleur,
Mais j’ai le temps d’en arracher une.
Je n’ai pas le temps de m’arrêter pour faire du bien
mais j’ai le temps de m’arrêter pour faire du mal.

Je n’ai pas le temps de donner un coup de main
Mais je trouve le temps d’aider à détruire.
Je n’ai pas le temps de marcher dans le même sens que l’autre
Mais je trouve le temps de lui tourner le dos.

Je n’ai pas le temps d’aimer l’autre tel qu’il est
Mais je trouve le temps de la modeler à mon image.
Je n’ai pas le temps de construire une amitié durable
Mais j’ai toujours le temps de haïr.

Mon Dieu, donne-moi le temps de réaliser le bien.

Pour retrouver les infos concernant Micheline, retour à la journée du 9 décembre.



Le 22 décembre


L’esprit des flamboyants (2/2)

Un doux vent frais caressant son visage, Alexis se réveilla doucement dans un grand lit blanc qui n’était pas le sien. Il se souvint qu’il n’était plus à Reims, mais de l’autre côté de la planète, et se réveilla tout à fait : des bruits et des rires lui parvenaient. De grands volets filtraient la lumière en laissant passer le vent, et la maison était plongée dans une pénombre agréable. Il se leva, s’habilla et se dirigea vers la source du bruit. Il retrouva son père, avec son épouse et ses autres enfants, en train de préparer ce qu’il fallait bien appeler des montagnes de nourriture.

Alexis ouvrit de grands yeux : il ne connaissait pas la moitié des fruits et légumes qui reposaient dans des bassines posées sur la grande table de la cuisine, et que la petite troupe lavait, pelait, coupait, cuisait, ou arrangeait simplement dans des plats de toutes les couleurs.

  • Ah ! Alexis, dit Rose, la maman, tu es réveillé ! Tu vas bien depuis hier ?
  • Depuis… hier ? demanda Alexis, pas sûr d’avoir bien compris.
  • Oui, mon cœur, reprit-elle, tu as dormi seize heures. On dirait que le voyage t’a fatigué.
    En voyant la tête d’Alexis, tout le monde rit, mais ce n’était pas un rire moqueur. Ce petit bout de famille respirait la joie d’être ensemble et la gentillesse, et Alexis eut soudain très, très envie d’en faire partie. Il se rappela que désormais, ce serait son foyer, et une boule se forma dans son ventre en même temps qu’une petite larme de joie coulait sur sa joue. Seul Titouan sembla s’en apercevoir, il le prit par la main et le traîna derrière lui en disant :
  • Viens, je te montre le flamboyant !

Alexis se laissa faire, et se retrouva soudain dans un jardin extraordinaire. Il y avait plus de plantes, d’arbres, de fleurs et de fruits odorants qu’il n’en connaissait, et au milieu de tout cela trônait le roi des arbres de la Réunion : le flamboyant. Tellement grand qu’on avait dressé à son ombre une table pour trente personnes. L’arbre tranchait sur le fond de ciel bleu avec ses feuilles d’un rouge sang absolument fantastique. Alexis resta la bouche ouverte.

  • Alors ? demanda Titouan. Tu l’aimes, le flamboyant ?
  • Ah ben ça ! dit Alexis, toujours pas remis. Il est… il est magnifique ! Et cette table, on attend combien de personnes ?
  • Je sais pas, dit Titouan, vingt, trente ? On ne compte pas.
    Ils retournèrent à l’intérieur, et Rose posa devant Alexis une assiette couverte de petites bouchées de nourriture qu’il fut incapable d’identifier, mais qu’il avala presque sans mâcher. Tout était délicieux.
  • Eh bien tu avais faim ! dit son père.
  • Et soif ! dit Alexis. Je peux avoir de ce jus de fruit ?
    Il montrait une grande jarre en verre avec un petit robinet à la base, posée sur le comptoir, et remplie d’un liquide ambré séduisant, dans lequel baignaient des fruits.
    Un éclat de rire accueillit sa demande. Rose lui dit :
  • Ça, mon cœur, c’est du rhum arrangé, tu vas devoir attendre encore quelques années avant d’en goûter !
  • Oh, fit Alexis. Ça avait l’air sympa…
  • Pour nous, dit Titouan, il y a des jus de fruits. Et des letchis de Noël !
    Il avait dit ça avec un air gourmand, mais Alexis fit une petite grimace. La dernière fois qu’il avait mangé un letchi, dans un restaurant chinois, il avait eu l’impression de gober un œil.
    Rose comprit et lui dit :
  • Tu n’as jamais goûté aux letchis frais de Noël. Tu vas voir, ça n’a rien à voir avec ces choses en boîte qu’on vous sert en métropole !
    Encore un mot nouveau : métropole. Il en avait, des choses à apprendre.

Au fil de la journée, Alexis s’intégra peu à peu à la famille. D’abord, il alla changer son Jean’s trop chaud pour un short, puis sa chemise à manches longues pour un t-shirt. Il abandonna aussi ses baskets pour une paire de tongs, ou plutôt de « savates deux-doigts » comme disait Titouan, qui convenait bien mieux vu la température.

  • Ah ben, on dirait que t’as toujours vécu ici ! lui fit remarquer Titouan. Hier j’ai eu peur quand tu es arrivé, t’étais habillé comme pour le ski !
  • T’exagères, dit Alexis en riant.
    Au début, pour se rendre utile, il coupa des choses, remua des trucs, mélangea des machins, mais au fur et à mesure qu’on lui expliquait, il parvenait à mettre les bons mots sur tout cela.
  • Tu roules les samoussas ! lui dit Rose.
  • Aide-moi pour le rougaï saucisse ! lui demanda son père.
  • Alexis, demanda Mélissa, on doit préparer le plat de bonbons piment !
  • Non, dit Titouan, il doit m’aider à préparer les bouchons !

Alexis ne savait plus où donner de la tête. Et, au fur et à mesure que la journée avançait, des amis, des voisins, arrivaient, hommes, femmes, enfants, de toutes les origines et de toutes les cultures. Alexis n’avait jamais vu autant de gens différents. On se rendit à la messe de minuit. On prit sous le flamboyant, décoré de lanternes, de guirlandes et de figurines, un apéritif accompagné de toutes sortes de bouchées. Le repas dura longtemps, dans la nuit, procession de salades, foie gras, espadon, coq massalé, carry camaron, et des tas d’autres choses dont Alexis n’avait pas encore retenu le nom. On termina, très tard, avec salades de fruits et bûches glacées. Puis vinrent les danses… et les pétards !

Vers le matin, Alexis, le ventre rond comme un ballon, heureux, épuisé, écroulé dans un grand fauteuil en rotin couvert de coussins dit à Titouan échoué pas très loin :

  • Je n’ai jamais vécu un tel Noël. Et ces gens sont tous tellement différents ! Lui, là-bas, il est hindou. Je n’en avais jamais rencontré en vrai. Et vos voisins musulmans sont là aussi. Et à la messe de minuit, il y avait des gens de tous les continents non ?
  • Il y a des gens de partout ici, dit Titouan, et tout le monde s’entend bien. On sait se retrouver pour faire la fête, inviter ceux qu’on connaît, s’amuser sous le flamboyant.
  • C’est un sacré Noël en tout cas ! reprit Alexis.
  • C’est ça l’esprit du flamboyant dit malicieusement Titouan en lui faisant un clin d’œil : c’est de se retrouver ensemble. C’est l’esprit qui dit : qui que tu sois, bienvenue, tu es chez toi !
    Sur ces mots, le sourire aux lèvres, Alexis s’endormit, le cœur en paix.

Fin !



Doux enfant de Bethléem

Doux enfant de Bethléem,
accorde-nous de communier
de toute notre âme
au profond mystère de Noël.

Mets dans le cœur des hommes cette paix
qu’ils recherchent parfois si âprement,
et que Toi seul peux leur donner.

Aide-les à se connaître mieux,
et à vivre fraternellement
comme les fils d’un même Père.

Découvre-leur Ta beauté,
Ta sainteté et Ta pureté.
Éveille dans leurs cœurs
l’amour et la reconnaissance
pour ton infinie bonté.

Unis-les tous dans Ta charité
et donne-nous Ta céleste paix.
Pape Jean XXIII (1181-1963)

Doux enfant de Bethléem (cliquez)

Un joli conte réalisé par les vidéastes amateurs de Vihiers pour le relais de La Salle de Vihiers/Coron il y a quelques années.

Conte de Noël réalisé par les vidéastes amateurs de Vihiers (cliquez)

Et pour connaitre l’envers du décor ... Le tournage....

Le reportage du tournage (cliquez)

Quelques jeux à faire en famille ...

Sudoku (cliquez)


l’étoile (cliquez)


Trouver les différences (cliquez)


Mots dans la grille (cliquez)

Les réponses le 25 décembre .




Le 23 décembre


Marie rejoint sa cousine . A colorier (cliquez)

Sainte Elisabeth

Élisabeth vivait il y a très longtemps, à l’époque de Jésus. Son mari, Zacharie, était prêtre, et les deux époux étaient déjà âgés. Ils n’avaient pas eu la chance d’avoir des enfants.

À l’époque, il n’était pas imaginable de vivre sans avoir d’enfants. Ceux qui comme Zacharie et Élisabeth arrivaient à un âge déjà avancé sans avoir aucun enfant étaient souvent très malheureux – et on les regardait comme s’ils avaient fait quelque chose de mal. On parlait même de malédiction…

Élisabeth, pourtant, gardait confiance en Dieu et demandait souvent un enfant, dans la prière. Comme beaucoup de personnes dans sa situation, elle se donnait aux autres et elle donnait la vie à sa façon. En aidant, en étant généreuse et dévouée. Et surtout elle ne perdait pas espoir…

Un jour, alors que Zacharie était dans le grand temple de Jérusalem – à l’époque les prêtres comme lui étaient tirés au sort pour avoir l’honneur de servir dans le cœur du temple – un ange lui annonça qu’il allait être papa ! L’enfant s’appellerait Jean, et ce serait un grand prophète. Un ange ! Zacharie cependant eut un doute, et le dit, alors l’ange lui annonça qu’il resterait muet jusqu’à la naissance, un peu pour lui apprendre à faire confiance.

Élisabeth, elle, de son côté, quand son mari revint à la maison, se rendit compte que quelque chose se passait en elle, et elle en fut toute émerveillée. L’enfant grandit en son sein, et sa joie de devenir mère grandit aussi.

Un jour, elle reçut la visite de sa cousine Marie, qui attendait elle aussi un enfant. Élisabeth, quand elle la vit, sentit son propre enfant bondir de joie en elle, et elle fut remplie de l’Esprit saint. Elle se mit à dire des paroles si pures, si belles, qu’elles sont dans une prière que l’on dit encore aujourd’hui deux mille ans après : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. »

Car l’enfant que Marie attendait n’était autre que Jésus, le fils de Dieu. Mais cette histoire-là, nous te la raconterons à Noël !

Élisabeth donna naissance à Jean que l’on appellera plus tard Jean le Baptiste, car il baptisera les foules pour le pardon de leur péché. Il sera un très grand prophète, annonçant la venue de son cousin, Jésus, fils de Dieu, sauveur.

Élisabeth, à sa façon, par sa patience, par son écoute, est un exemple pour tous ceux et celles qui sont dans l’attente, qui prient avec confiance. C’est pourquoi on la prie encore aujourd’hui – pour lui demander d’être nous aussi à l’écoute de ce que nous dit Dieu dans le cœur – et pour recevoir la patience et la force de faire sa volonté.


Lumière dans nos vies (cliquez sur ce lien )


LEvangile du 4 ème dimanche de l’Avent (cliquez)

La cuisine des monastères.

Bûche de Noël ! (cliquez)



LA NATIVITE

Dans un petit village, une jeune fille vivait les dernières années de son adolescence. Pour qu’elle échappe aux conditions de vie difficiles qu’avait toujours connues sa famille, ses parents espéraient qu’elle pourrait faire un bon mariage. Tout était prévu mais un jour, son destin bascula : Gabriel vint lui annoncer qu’elle aurait un enfant comme aucune autre femme n’en avait porté. Le petit village s’appelait Nazareth, Gabriel était un archange, la jeune fille se prénommait Marie et son enfant allait changer l’histoire de l’humanité...

Année du film : 2006
Pays du film : ÉU
Durée : 1h38
Réalisé par : Catherine Hardwicke
Public : Adultes et adolescents

Pas facile de trouver un bon film sur la Nativité. Celui de Catherine Hardwicke n’est pas un chef-d’œuvre, mais il a le mérite de respecter les récits évangéliques (ceux de saint Matthieu et de saint Luc, les seuls à raconter la naissance du Christ). Relatés avec réalisme et sobriété, ils commencent avec le massacre des saints Innocents et s’achèvent par la fuite en Égypte.
Paysages et décors superbes. Les scènes plus délicates à représenter, telles que l’Annonciation ou la découverte par Joseph de la grossesse de Marie, sont habilement tournées. Par trop originaux, les Rois mages pourront en revanche déconcerter. Les acteurs choisis pour incarner la Sainte Vierge et saint Joseph sont convaincants, certains les trouveront même attachants. Rien de tel en tout cas pour se plonger en famille dans la vraie magie de Noël.

Le film reçoit le soutien du Saint-Siège. Le 26 novembre, pour la première fois de l’histoire du cinéma, l’œuvre est diffusée en avant-première au Vatican, notamment grâce au soutien des conseils pontificaux de la culture et des communications sociales, de la cinémathèque du Vatican et de l’institut pontifical de musique sacrée. Les bénéfices de l’événement sont ensuite reversés pour la création d’une école à Mughar, un petit village israélien où cohabitent de nombreuses communautés religieuses16. Si le pape Benoît XVI — qui effectue au même moment une visite pastorale en Turquie — n’assiste pas à la projection, la séance est précédée d’une prière écrite par l’archiprêtre de la basilique Saint-Pierre4.

La Nativité, la naissance de Jésus Christ (FILM CHRÉTIEN) film complet en français - (cliquez)

Visitation (cliquez)


Le 24 décembre

Message de Noël de Mgr Emmanuel Delmas, évêque d’Angers

"HEUREUX ET BEAU NOËL 2018"

Notre pays est secoué depuis plusieurs semaines par des manifestations importantes de personnes exprimant leurs souffrances et leurs peurs. Des changements profonds qui marquent notre société accentuent le sentiment d’exclusion. Cette crise appelle à l’évidence un désir d’écoute et de dialogue mutuel. Nous nous réjouissons des nombreux pas qui ont été faits dans ce sens et nous espérons que cette avancée vers plus de sérénité nous donnera d’être plus réceptifs à la joie simple à laquelle la fête de Noël nous invite.

A tous, les chrétiens veulent annoncer la naissance de notre Dieu dans notre histoire et entendent témoigner de l’Espérance qu’offre sa proximité avec chaque être humain. Le Christ dont nous célébrons la venue, en cette nuit de Noël, apporte avec lui la lumière et la paix que le monde attend.

Chacun pourra, à l’occasion de cette fête, témoigner de l’affection pour ceux qui nous entourent. Noël nous rend plus sensible à ceux qui, autour de nous, connaissent la solitude : les personnes âgées, les malades, les familles qui ont été éprouvées par un deuil ou une séparation. C’est pourquoi, nous nous réjouissons de ces nombreux gestes d’attention qui disent l’importance de la fraternité entre les hommes et le prix du lien qui nous unit aux plus fragiles de notre société.

Joyeux Noël à chacun d’entre vous.

+ Emmanuel Delmas, évêque d’Angers


Exultez !

Exultez - (cliquez)

Exultez, les justes,
c’est la naissance du Justificateur.

Exultez, les malades et les infirmes,
c’est la naissance du Sauveur.

Exultez, les captifs,
c’est la naissance du Rédempteur.

Qu’exultent les esclaves :
c’est la naissance du Maître.

Qu’exultent les hommes libres,
c’est la naissance du Libérateur.

Qu’exultent tous les chrétiens :
c’est la naissance de Jésus-Christ.

Saint Augustin d’Hippone, évêque, théologien, philosophe (354-430)


Venez divin Messie - Chorale Saint Ferdinand des Ternes (cliquez)

C’est Noël , Paix sur terre ! (cliquez)

Jésus nous montre le chemin de l’Amour. Chacun peut y répondre à sa façon.

Pour certaines personnes, l’appel de Jésus va jusqu’au don de soi ... Non pas parce qu’elles sont meilleures que d’autres, elles-mêmes ne le pensent pas, mais parce qu’elles se sentent aimées de Dieu au delà de tout et ressentent un besoin vital de le partager avec tous ceux qui les entourent qu’ils soient ou non chrétiens.
Parfois, cet amour peut les entraîner vers la mort lorsque la situation géopolitique des régions qui les accueillent n’est pas pacifique.
En algérie, le 8 décembre dernier, 19 personnes ont été béatifiées parce qu’elles avaient donné toute leur vie aux autres.
Messe de béatification des martyrs d’Algérie (cliquez)
Biographie des 19 personnes béatifiées (cliquez)

Seigneur Dieu, Tes anges, en grand nombre, ont chanté dans la nuit de Noël : « Gloire à Dieu dans le ciel ! » Ils nous ont donné l’exemple de la joie et du chant. Merci, Jésus pour ce que Tu es pour moi et pour les autres.
Je Te présente notre monde d’aujourd’hui, ses joies et ses peines. Fais que chacun soit artisan de paix et d’amour. !

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Un joli chant de Noël à apprendre (version karaoké) pour la veillée de ce soir

Les anges dans nos campagnes (Gloria In Excelsis Deo) / chanson de Noël pour petits avec paroles - (cliquez)





Les bergers

Il faisait doux. C’était la nuit. Le jeune Éléazar était allongé, sous sa couverture, près du feu. Il entendait autour de lui les conversations à voix basse de ses frères et de ses amis, tout comme lui gardiens de troupeaux. Il entendait les bêlements légers des bêtes, les petits qui appelaient leurs mères, et leurs mères qui leur répondaient. Il entendait le grouillement des insectes, et le bruit très léger du vent, un vent qui caressait doucement. Il était bien, au chaud, là, près du feu, et quelque chose en lui le rendait heureux.
Un grand vint s’asseoir près de lui et lui dit :

  • Alors, petit, pas de chanson ce soir ?
  • Non, dit doucement Éléazar, pas ce soir. Ce soir… c’est Dieu qui parle !
  • Quoi ? Qu’est-ce que tu veux dire ?
    Éléazar s’assit, et les autres se turent et se rapprochèrent, car ils crurent qu’il allait chanter, comme il le faisait tous les soirs, et sa voix apaisait les hommes et les troupeaux. Mais il ne chanta pas. Les flammes dansaient dans ses yeux, et il mit ses deux mains sur sa poitrine, comme si son cœur allait déborder de joie. Pas une joie passagère, comme quand on trouve une pièce, par terre, ou qu’un ami raconte une petite blague, et que l’on rit. Non, quelque chose de profond, un bonheur, impossible à décrire, qui fait gonfler le cœur et fait presque pleurer. Il eut du mal à trouver sa voix, à trouver les mots, mais il finit par dire presque en tremblant :
  • Ce soir, dit-il, c’est Dieu qui parle. Ce soir, c’est Dieu qui chante. Ce soir, c’est notre Dieu qui nous raconte la plus belle des histoires !
    Il se tut un moment, puis reprit :
  • Les pleurs de la maman qui veille son enfant malade ont été entendus ! Les pleurs du mendiant que l’on méprise ont été entendus ! Les pleurs du papa qui ne sait pas comment nourrir les siens, les pleurs de l’enfant seul, les pleurs de la vieille qu’on oublie, ils ont tous été entendus !
    Il se mit debout et continua d’une voix plus forte :
  • Ce soir, mes amis, mes frères, ce soir, les petits et les pauvres, les malades et les prisonniers, les étrangers et les estropiés, tous ceux qui fuient la guerre, tous ceux dont on se moque, ceux qu’on tape, ceux qu’on tue, ont été entendus ! Ce soir, tous ceux qui prient ont été entendus ! Ce soir, ceux qui espèrent, ont été entendus ! Car ce soir, notre Dieu se fait notre frère, le ciel touche notre terre. Ce soir… nous recevons le plus beau des cadeaux, le trésor le plus pur, ce soir Dieu nous dit qu’Il nous aime, qu’Il est là, qu’Il ne nous abandonne pas !

Tous les bergers restèrent bouche bée devant ce que venait de dire Éléazar. Un mélange de crainte et d’espoir les saisit.

La suite ? La suite de cette histoire, je vais laisser quelqu’un d’autre la dire. Pour tout te dire, cela fait deux mille ans qu’elle t’attend. La suite, ce n’est pas une histoire, en fait, c’est un récit, c’est celui que nous donne saint Luc dans son Évangile :

« Il y avait des bergers
qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs
pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur se présenta devant eux,
et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.
Ils furent saisis d’une grande crainte.
Alors l’ange leur dit :
« Ne craignez pas,
car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,
qui sera une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui, dans la ville de David,
vous est né un Sauveur
qui est le Christ, le Seigneur.
Et voici le signe qui vous est donné :
vous trouverez un nouveau-né
emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable,
qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux,
et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

Voilà comment Luc nous raconte cet épisode. Il est dit ensuite que les bergers allèrent et trouvèrent tout comme les anges avaient dit, et ils furent remplis d’une grande joie.

De tout cœur, saint et heureux Noël !



Le 25 décembre

P.U.S.H, groupe de rock chrétien qui a composé un CD de Noël.

Dans la nuit de Noël - P.U.S.H. - Les Etoiles de Noël - (cliquez)

Recette de la paix (cliquez)


Réponses des jeux du 22 décembre





Chant de noël et de paix interprété par une chorale d’enfants.

Noël des Enfants du Monde (cliquez)

Noël et le récit de l’Evangile de Luc (cliquez)

L'adoration des bergers de Guido Reni -(cliquez)

Prochain rendez-vous ...

Nous espérons avoir réussi à accompagner petits et grands durant cette période de l’Avent et nous vous donnons déjà rendez-vous en décembre prochain...

Revenez régulièrement pour découvrir les témoignages de la vie de notre paroisse. Nous en avons réalisé plus de 50 au cours de l’année 2018.

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150 ans des Pères Blancs d’Afrique - 2018

150 ans des Pères Blancs et des Soeurs Missionnaires de Notre Dame d’Afrique -(cliquez) - 2018

Art et Chapelles - 08/2018

Arts et Chapelles "Des berges du Thouet aux rives du Layon". Edition 2018 (cliquez)

Elsy à Vihiers - Mars 2018

Le 17 mars 2018 -Elsy à Vihiers (cliquez)

Les crêches de la paroisse - Décembre 2017

les crêches de la paroisse Décembre 2017 (cliquez)