Mgr d’Ornellas : « Notre Père, apprends-nous à respecter la dignité de l’être humain »

Bioéthique : invitation à prier et jeûner pour sortir de « l’aveuglement sur la dignité humaine »

La Conférence des évêques de France a appelé dans un communiqué à quatre jours de prière et de jeûne alors que le projet de loi de bioéthique revient au Sénat. Ils dénoncent un « aveuglement ».
« Que nos yeux s’ouvrent ! », c’est l’appel des évêques français à participer à quatre vendredis de prière et de jeûne. À quelques jours du retour du projet de loi relatif à la bioéthique au Sénat, les évêques dénoncent dans un communiqué « un aveuglement diffus sur la dignité de tout être humain » et pointent un projet de loi « ouvrant de fait un droit à l’enfant au lieu de défendre les droits de l’enfant ».

« Ce projet de loi entraîne des risques graves pour notre société en bouleversant l’ordre de la filiation humaine », souligne la Conférence des évêques de France (CEF) dans le communiqué publié mercredi 13 janvier.

Les vendredis 15, 22, 29 janvier et 5 février, les évêques français invite les catholiques « avec un cœur paisible mais sans relâche » à « se tourner vers Dieu en priant et en jeûnant pour Lui demander la grâce de nous ouvrir les yeux à tous et d’être ensemble des artisans du respect de tous les êtres humains dès leur conception ». Pour guider la prière, les évêques ont mis à disposition un document intitulé Que nos yeux s’ouvrent qui présente des méditations pour chaque vendredi.

Mgr d’Ornellas : « Notre Père, apprends-nous à respecter la dignité de l’être humain » (cliquez)

Réflexions et prières proposées par le diocèse d’Angers sur ce sujet (cliquez)

Rappel du projet de loi en bref
Les révisions des lois de bioéthique interviennent tous les sept ans.

Parmi les nouvelles mesures, le projet de loi souhaite élargir l’accès à la procréation médicalement assistée, la recherche sur l’embryon ou encore le diagnostic préimplantatoire.

En 2020, le texte de loi est d’abord passé par le Sénat en commission spéciale en janvier, puis à l’Assemblée nationale, pendant l’été. Les articles ont été profondément amendés. Le texte est à nouveau à l’étude en commission spéciale du Sénat le 13 et le 19 janvier 2021, avant un examen en deuxième lecture au Sénat du 2 au 4 février.