C’est le temps des Voeux ! Bonne Année 2020 !

La carte de vœux, telle que nous la connaissons aujourd’hui, nous vient d’Angleterre au XIXe siècle lorsque le procédé de lithographie fut découvert et le timbre-poste mis en place (1 840), ce qui facilita l’échange de courriers. La « Christmas Card » était née. Ces cartes en couleurs étaient décorées de gui, de houx ou encore de sapins enneigés. Elles étaient envoyées durant la période de l’Avent, et avaient pour fonction de souhaiter un Joyeux Noël mais aussi une bonne année par la même occasion. En France, la coutume voulait que l’on rende visite à l’ensemble de ses proches, en personne, les quinze premiers jours du mois de janvier avant de succomber à la mode de la carte de vœux.

Voeux du Père Roger Letheuille (cliquez)


Voeux 2020 (cliquez)


ÉVANGILE
« Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous » (Jn 1, 1-5.9-14)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Au commencement était le Verbe,
et le Verbe était auprès de Dieu,
et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
C’est par lui que tout est venu à l’existence,
et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
En lui était la vie,
et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres,
et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

Le Verbe était la vraie Lumière,
qui éclaire tout homme
en venant dans le monde.
Il était dans le monde,
et le monde était venu par lui à l’existence,
mais le monde ne l’a pas reconnu.
Il est venu chez lui,
et les siens ne l’ont pas reçu.
Mais à tous ceux qui l’ont reçu,
il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu,
eux qui croient en son nom.
Ils ne sont pas nés du sang,
ni d’une volonté charnelle,
ni d’une volonté d’homme :
ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair,
il a habité parmi nous,
et nous avons vu sa gloire,
la gloire qu’il tient de son Père
comme Fils unique,
plein de grâce et de vérité.


L’histoire de Amy et le nouveau-né - Episode 3 (cliquez)

l’Adoration des bergers, du Greco
L’adoration des bergers, du Greco (cliquez)

En cette fête de Nativité, nous contemplons l’Adoration des bergers du Greco. Avec expressivité, il peint l’étonnement, la louange, l’adoration de tous devant le mystère de l’Incarnation.

Plus de quarante ans avant cette toile, alors qu’il vit encore en Crète comme peintre d’icônes, Greco illustre un sujet semblable, employant le même décor d’architecture en ruine qui laisse ici entrevoir une petite Annonce aux Bergers dans le lointain. Sa découverte de l’art vénitien, puis sa propre évolution maniériste le conduisent à développer un colorisme intense et des formes élongées qui donnent à son art une saveur de plus en plus fantastique.

Unique en son genre, réputé fantaisiste, Greco répond pourtant aux exigences religieuses issues du concile de Trente. Son Adoration des Bergers se concentre sur l’enfant présenté par sa mère dans une lumière intense, sur un linge blanc aux allures de corporal et de linceul, et accompagné par un agneau aux pattes liées, offrande des bergers. Ainsi, l’enfant de la crèche est déjà l’agneau immolé, offert sur la Croix et à chaque eucharistie, dogme vigoureusement défendu par l’Eglise catholique.

Greco met toute la vivacité de son style au service de ce message : ses personnages démesurément élongés gesticulent, ses couleurs crient, sa lumière vibre comme celle d’un orage, son architecture se déforme … Greco est à la fin de sa vie et il est parvenu au somment de son art.

Avec expressivité, il peint l’étonnement, la louange, l’adoration de tous devant le mystère de l’Incarnation. Le bœuf lui-même semble en fête. En relativisant l’espace du sol, l’artiste met en place une certaine ambiguïté : certains bergers, figures longilignes dont on se demande si elles touchent terre, paraissent plutôt appartenir au ciel. Ainsi, les bergers deviennent des anges, chargés de louer le Seigneur et d’annoncer sa venue.

Au milieu de ce tumulte de formes et de couleurs, se dresse la sobre figure de Marie, parée de pourpre rosée, comme son fils au seuil de la Passion. Silencieuse, elle dévoile et expose son enfant. Si semblable aux angelots qui flottent au-dessus de lui, il lui fait partager la lumière céleste dont il irradie.

Greco met en scène brillamment les paradoxes du mystère de l’Incarnation. Dans son œuvre étrange, la terre et le ciel se confondent en une joie extrême et un recueillement profond.

Une méditation du pape François
Nous aussi, laissons-nous interpeller et convoquer cette nuit par Jésus, allons à lui avec confiance, à partir de ce en quoi nous nous sentons exclus, à partir de nos limites, à partir de nos péchés. Lais­sons-nous toucher par la tendresse qui sauve ; appro­chons-nous de Dieu qui se fait proche, arrêtons-nous pour regarder la crèche, imaginons la naissance de Jésus : la lumière et la paix, la plus grande pauvreté et le refus. Entrons dans le vrai Noël avec les berger.s, portons à Jésus ce que nous sommes, nos exclusions, nos blessures non guéries, nos péchés. Ainsi, en Jésus, nous goûterons le véritable esprit de Noël : la beauté d’être aimés de Dieu.

Extrait de Homélie du 24 décembre 2016, recueilli dans La nuit de Noël, Salvator.



Qu’est-ce que l’Avent ?
Le peuple de Dieu a attendu plusieurs siècles pour que se réalise ce que Dieu lui avait promis : la venue d’un Sauveur pour le délivrer du péché et du malheur.
Cette attente s’est réalisée par la naissance de Jésus, Fils de Dieu, fait homme, il y a environ 2000 ans.
L’Église célèbre cette venue le jour de Noël, le 25 décembre.
Noël est précédé par un temps, celui de l’Avent, qui nous prépare et nous met dans l’attente afin de mieux accueillir celui qui vient.
Cette année, l’Avent commence le dimanche 1 décembre.

L’Avent, qui signifie ‘venue’, une période d’attente heureuse

Dieu nous donne son Fils Jésus qui vient au milieu des hommes. C’est l’Incarnation (Dieu prend chair).
« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » Jn 3, 16
Noël nous rappelle que Dieu vient à notre rencontre dans la simplicité même d’un petit enfant.
Donner, c’est une manière de dire ‘Je t’aime’, d’où la tradition d’échanger des cadeaux à Noël.

Noël hier, aujourd’hui et demain

Noël, c’était il y a environ deux mille ans, quand Jésus est né à Bethléem et a vécu sur la terre d’Israël.
Noël c’est aussi aujourd’hui avec l’avènement, la venue, du Christ à l’intime de chacun par l’écoute de la Parole de Dieu, la prière et les sacrements dont l’eucharistie et la réconciliation (confession).
Accueillir le Christ, vivre en intimité avec lui rend heureux et donne envie de partager ce bonheur. Le Christ a promis d’être avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde (Mt 28,20).
Noël, c’est encore l’attente de la venue du Christ dans sa gloire ainsi qu’Il l’a annoncé (Mt 25, 31- Lc 21, 27). A Noël, comme à chaque messe, l’Eglise prie pour hâter son retour en lui disant ‘Viens, Seigneur’ (1co 16,22 – Ap 22, 17-20).
Noël célèbre cette triple référence au temps que l’on retrouve dans toute liturgie.

Avec toute l’Eglise, faisons de cette attente un temps d’espérance et de joie, un temps qui nous appelle à rester éveillé à l’écoute de la Parole de Dieu pour accueillir l’amour et la miséricorde de Celui qui vient, Jésus, qui nous invite à aimer comme lui.

Avec Isaïe nous pouvons dire :

‘Et ce jour-là, on dira : « Voici votre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c’est lui le Seigneur, en lui nous espérions, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! »Is 25, 9

Le calendrier de l’Avent : pour quoi ?

« C’est quand Noël ? »... Qui parmi les parents, n’a pas entendu cette question de la part de ses enfants ? Alors, pour tenter d’y répondre, dans quelques jours, fleurira peut-être dans nos maisons un calendrier de l’Avent qui permettra de canaliser cette attente. Mais, un calendrier de l’Avent ça vient d’où ? A quoi ça sert ?

Un calendrier d’abord sans date, mais en images
Au 19è siècle, en Allemagne, des foyers chrétiens eurent l’idée, pour rendre leurs enfants plus sages, de leur distribuer chaque jour une image pieuse. Du premier dimanche de l’Avent au matin de Noël, catéchèse et plaisir de la découverte composaient une recette efficace.

Dans le milieu du dix-neuvième siècle, les images pieuses sont tantôt ornées de fils d’or ou d’argent, mais surtout très riches en couleurs. Certaines icônes et effigies sont même présentées en reliefs sur de magnifiques dentelles de papier.

L’innovation : une fenêtre, une porte à soulever
Mais l’idée du calendrier de l’Avent tel que nous le connaissons aujourd’hui est due à une innovation décisive : l’ajout de portes et de fenêtres qu’il fallait soulever avant de découvrir chaque jour une nouvelle image, et ce, du 1er au 24 décembre.

Dès 1908, on doit au flair d’un éditeur munichois la commercialisation de l’objet, et donc sa diffusion encore plus large. Ils n’ont comporté d’abord que des images pieuses, cachées et numérotées dans un grand décor biblique ou religieux : église, nuit de Noël, scène de Noël, paysage de Palestine…

Il faudra attendre le 20è siècle pour que le calendrier de l’Avent se propage en Europe. Un calendrier « éducatif » avec des icônes et des tableaux religieux de la Renaissance sous chaque case ? Un calendrier plus simple avec des dessins bibliques ? Un calendrier gourmand avec des chocolats à croquer. Un calendrier « gadgets » ? À nous de choisir !

Mais, n’oublions pas la raison d’être de ce calendrier de l’Avent : faire patienter les enfants dans l’attente de Noël où les chrétiens fête la venue du Messie.

Merci à Michèle Jubeau (Paroisse Saint-Pierre-en-Vallée) pour le partage de cet article.

L’Avent et Noël dans les écoles de la paroisse

Célébration de l’école St Joseph de Nueil (cliquez)


Réalisation de la crèche à La Plaine (cliquez)

Le 1er décembre 2019, premier dimanche de l’Avent

Lectures et commentaire du 1er dimanche de l’Avent par M. Noëlle Thabut (cliquez)

A destination des enfants :
Évangile du 1er dimanche de l’Avent, année A, Mt 24, 37-44

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme. En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme. Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient.
Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »


Si on en parlait !

Sommes-nous prêts ?
Pour moi, être prêt, c’est :
Être à l’heure pour éviter la bousculade.
Faire mon cartable calmement pour ne rien oublier.
Donner un coup de main à ceux qui en ont besoin.
Prendre du temps pour prier.
Être prêt à faire rire pour mettre de la joie ?
Préparer un goûter pour recevoir un ami.
Être émerveillé par ce que je vois.
Trouvons d’autres exemples qui nous ressemblent !


Jean Baptiste de Léonard de Vinci (cliquez)

Jean-Baptiste, (c. 1513-1516) Léonard de Vinci (1452-1519). Huile sur toile, 69 x 57 cm. Paris, musée du Louvre.

Ce premier dimanche d’Avent, nous contemplons le Jean-Baptiste de Léonard de Vinci, qui émerge d’une nuit noire et s’avance vers nous, éclairé d’une douce lumière dorée. Il témoigne d’un autre, enfoui au cœur du monde pour que l’humanité resplendisse à nouveau de sa beauté divine.
Le jeune homme émerge d’une nuit noire. Né dans l’ombre, il s’avance vers nous, éclairé d’une douce lumière dorée.
Léonard de Vinci excelle dans ces portraits au doux sourire sur fond sombre. Homme de science, il étudie la façon dont la lumière façonne les contours de la figure humaine et joue avec la texture de la peau ou des cheveux bouclés, cherchant à rendre la vie et l’intériorité du personnage. La belle figure de Jean-Baptiste, identifiable par la fourrure de chameau qui ceint ses reins, semble illustrer le prologue de l’Evangile de Jean : La lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas saisie (Jn 1, 5).
L’obscurité ne parvient pas à enfermer le messager. Sa beauté rayonne comme celle d’une torche perce la nuit. Ses yeux doux semblent chercher les nôtres et se font invitation. En effet, il faut se laisser séduire pour aller plus loin et comprendre son message. Un double mouvement anime le jeune homme. À gauche, son visage et son épaule s’inclinent vers nous ou vers la terre, tandis qu’à droite son bras se lève et désigne le ciel. Son doigt ne pointe pas seulement le ciel, mais une fine croix, fragiles branches liées ensemble, et qu’il retient contre lui.
Si Jean-Baptiste attire notre attention, ce n’est pas pour la retenir. Il sait qu’il n’est pas le Messie, mais seulement son prophète. Il sait sans doute que lui aussi luttera contre le prince des ténèbres pour libérer l’humanité, il sait peut-être que la mort sera l’inévitable et pleine offrande pour accomplir le dessein de Dieu, pour lui comme pour le Christ. Mais il sourit, comme s’il était déjà sauvé par Celui qu’il annonce et qui était avant lui dès le commencement (cf Jn 1).
Un jour, Jean-Baptiste disparaîtra dans l’ombre d’un cachot puis de la mort, et Celui qu’il annonce, dressé sur la croix, se révélera lumière pour le monde. Jean-Baptiste ne nous attire pas à lui, il témoigne d’un autre, enfoui au cœur du monde pour que l’humanité resplendisse à nouveau de sa beauté divine.


l’histoire de CARLOS (cliquez)

Le 2 décembre 2019

Recette : soupe nourissante et tarte susrée au potiron (cliquez)

L’histoire de Marco - épisode 1 (cliquez)

Voici la recette de pain d’épices de la maman de Marco :

(Cliquez sur la recette) {JPEG}

Le 4 décembre 2019

L’histoire de Marco - épisode 3 (cliquez)

Crèche de Noël : la lettre du pape François

En ce dimanche 1er décembre 2019, qui marque l’entrée de l’Église dans l’Avent, retrouvez la visite du pape François au sanctuaire franciscain de Greccio. Dans ce lieu hautement symbolique où saint François d’Assise fit la première crèche vivante au XIIIe siècle, le pape François a signé une lettre apostolique, "Admirabile signum", sur la signification et la valeur de la crèche.

Crèche de Noël : la lettre du pape François (cliquez)

Réalise une lanterne de Noël (cliquez)

Le 5 décembre 2019

(Imprimez et jouez)

Lettre adressée au siège national de la CGT.

Madame, Monsieur,

Religieuse cloîtrée au monastère de la Visitation de N..., je suis sortie, cependant, le 19 juin, pour un examen médical. Vous organisiez, une manifestation. Je tiens à vous féliciter pour l’esprit bon-enfant qui y régnait. D’autant qu’un jeune membre de votre syndicat m’y a fait participer ! En effet, à mon insu, il a collé par derrière sur mon voile l’autocollant CGT après m’avoir fait signe par une légère tape dans le dos pour m’indiquer le chemin.

C’est donc en faisant de la publicité pour votre manifestation que j’ai effectué mon trajet. La plaisanterie ne me fut révélée qu’à mon retour au monastère. En communauté, le soir, nous avons ri de bon coeur pour cette anecdote inédite dans les annales de la Visitation de N...

Je me suis permis de retraduire les initiales de votre syndicat (CGT = Christ, Gloire à Toi). Que voulez-vous, on ne se refait pas. Merci encore pour la joie partagée. Je prie pour vous.

Au revoir, peut-être, à l’occasion d’une autre manifestation.

Soeur M.

Réponse du secrétaire général de la CGT de l’époque :

Ma soeur,

Je suis persuadé que notre jeune camarade, celui qui vous a indiqué le chemin, avait lu dans vos yeux l’humanité pure et joyeuse que nous avons retrouvée dans chacune des lignes de votre lettre. Sans nul doute il s’est agi d’un geste inspiré, avec la conviction que cette pointe d’humour " bon-enfant " serait vécue comme l’expression d’une complicité éphémère et pourtant profonde.

Je vous pardonne volontiers votre interprétation originale du sigle de notre confédération, car nous ne pouvons avoir que de la considération pour un charpentier qui a révolutionné le monde.

Avec tous mes sentiments fraternels et chaleureux,

Bernard Thibault, Secrétaire général de la CGT


Fabrication d’une guirlande gourmande (cliquez pour agrandir)

(cliquez pour agrandir)

L’esprit de la fête et ses origines dans « L’Etrange Noël de M. Jack » de Tim Burton

L'étrange noël de Mr Jack , Que vois je ? (cliquez)

Avec son étrange Noël, Tim Burton part en explorateur des origines de la fête populaire païenne à travers un film original, fourmillant de détails et un scénario à l’écriture foisonnante et riche. Burton, réalisateur à l’imaginaire extraordinaire, construit un univers personnel où se mêlent ses thèmes favoris comme le mélange de l’horreur et de la beauté, le baroque et le roman…Jack « le roi des citrouilles » est le grand ordonnateur des festivités d’Halloween. Lassé, il décide de partir et découvre par hasard la ville de Noël qui rayonne de joie et de liesse. Il rentre alors avec la ferme intention de contrôler la fête de Noël et kidnappe le Père Noël. Toute la ville d’Halloween se met alors au travail pour fabriquer des cadeaux horribles pour les enfants. La nuit Jack part offrir aux enfants ses macabres présents. Noël devient un cauchemar qui sème la panique.

Au départ nettement séparés, les deux mondes de Noël et d’Halloween progressivement se côtoient et finissent par se mélanger. Cette association donne alors au film une tournure baroque, « étrange » comme le dit son titre : nous plongeons dans un univers beaucoup plus subtil et nuancé pour découvrir un monde non plus en noir et blanc ou en couleur mais « en palette » (les couleurs de Noël s’immiscent progressivement dans l’univers d’Halloween). Burton s’interroge sur la fête en général, dépassant l’opposition de départ évoquée dans le conflit entre bien et mal, tradition et modernité. L’homme exprime dans la fête qu’il n’est pas cet être fait d’un seul bloc, sans nuances, mais au contraire une personne complexe, avec des ambivalences : la fête dans laquelle il n’y a plus de règles, permet d’exprimer et d’exorciser tout ce qui touche profondément l’humain (l’amour, la vie, la mort, la souffrance, la beauté, le mal, etc.). L’inversion des deux univers transporte le film dans une dimension spirituelle. Bien sûr le questionnement du cinéaste n’est pas directement religieux mais le film laisse entrevoir une exploration de l’universel qui s’exprime dans la quête du bonheur.

Le 6 décembre 2019

L’histoire de Julia et la rencontre - Episode 1

Prince de la Paix . On lui donne ce nom : Prince de la paix ! Isaïe 9,5

Viens, Seigneur,
la terre a tant besoin
d’être sauvée !
Viens, Seigneur,
les hommes ont tant besoin
d’être libérés !
Viens, Seigneur,
sinon la Nuit nous engloutira
dans ses tumultueux flots
de ténèbres !

Viens, Seigneur,
protéger les humbles
toujours écartés du bonheur
par l’égoïsme des puissants .
Viens, Seigneur,
par la force de ta Parole
faire reculer la haine
qui, de tous côtés,
claque méchamment ses mâchoires !

Viens, Seigneur,
redresser dans leur fierté
les pauvres et les malheureux
tellement habitués à se courber
sous le fardeau de la misère !

Viens, Seigneur,
ôter des mains humaines
les armes chargées
de guerre et de mort.
Viens poser la réconciliation
dans les coeurs !

Viens, Seigneur,
mettre la terre égarée
sur le chemin de la bonté !

Viens, ô Sauveur,
viens et sois
notre Prince de la Paix !

P. Charles Singer


Recette de manalas de la Saint Nicolas (cliquez)

La Visitation de Pontormo (cliquez pour en savoir plus)

Apprendre à déssiner un renne de Noël (cliquez et imprimez)
Pourquoi le Père Noël ressemble-t-il tant à Saint Nicolas ? (cliquez)

La légende de Saint Nicolas - Chanson pour enfants - (cliquez)

Le 7 décembre 2019

Un drôle de Noël !

L’histoire de la naissance de Jésus pour les enfants (cliquez)

L’histoire de Julia et le grand Amour - Episode 2
Vous aurez certainement reconnu les mots de St Paul dans le texte que Claudius a lu à Julia et qui a tant émue la jeune fille.

Connais-tu l’histoire de Paul ?

Saül est né à Tarse, une ville de l’empire romain.
Son double nom Saül (nom juif) et Paulos (nom grec) indique son appartenance à ces deux civilisations.
Il a double nationalité : il est juif et citoyen romain.

En tant que juif, ses parents l’envoient étudier à Jérusalem près du grand rabbi Gamaliel ; il a alors à peu près treize ans.
Il revient vivre ensuite à Tarse.
Tout en vivant à la même époque que Jésus, il ne le rencontrera jamais.
(Durant les années de prédication de Jésus, Paul sera revenu dans sa ville natale.)

Paul est un juif pratiquant ; il fait preuve d’un zèle profond ; il veut servir Dieu en respectant minutieusement la Loi.
Vers l’an 36, il revient à Jérusalem. Il est affolé de la prédication de Pierre. Il sent bien que les chrétiens peuvent bouleverser le judaïsme. Il décide alors de les combattre.

Un jour, il est envoyé en mission à Damas pour rechercher et persécuter les chrétiens. Sur le chemin, il fait une rencontre bouleversante : il rencontre Jésus ressuscité. Celui-ci lui demande de devenir son serviteur et son témoin.

Après sa conversion, Paul séjourne quelque temps à Damas, puis en Arabie, à Jérusalem, et de nouveau à Tarse avant d’être invité par Barnabé à Antioche. C’est de cette ville qu’il partira pour ces voyages missionnaires. On peut raisonnablement dater ses voyages dans un intervalle de quelques années de 45 à 58 environ.

Nous connaissons la vie de Paul par ses lettres et aussi par le livre des « Actes des apôtres ».
Sept lettres sont aujourd’hui considérées comme les lettres incontestées de Paul : Romains, 1 et 2 Corinthiens, Galates, Philémon, Philippiens, 1 Thessaloniciens.

Dans ses lettres Paul a partagé sa foi et son espérance, son amour et sa confiance.




Bûche de Noël au Prieuré Sainte-Bathilde (cliquez)

Le 8 décembre 2019, deuxième dimanche de l’Avent

Annonciation de Dońa Maria de Aragon, du Greco (cliquez)



Les rues s’ornent de lumières festives, les magasins de couleurs scintillantes et chacun prépare des cadeaux. C’est bientôt Noël. Durant la période de l’Avent, l’Eglise appelle à une autre préparation. " Veillez donc car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra " (Mc 13, 33) annonce l’Evangile du premier dimanche de l’Avent. Comment vivre l’Avent comme un temps de conversion en famille ?

Vivre l’Avent en famille : Avec la paroisse (cliquez)

L’histoire de l’esclave Joséphine Bakhita (cliquez)

Une bougie vous parle

Vous m’avez allumée et vous me regardez, rêveur. Vous êtes peut-être heureux de m’avoir. Moi, en tout cas, je me réjouis d’être allumée. Si je ne brûle pas, je serai comme les autres, dans une boîte, où je n’ai pas de signification. Ma raison d’être, je l’ai seulement, lorsque je suis allumée, car alors j’existe. Bien sûr, depuis que je suis allumée, j’ai rapetissé et bientôt je ne serai plus qu’une pâle lueur. Mais il en est ainsi : ou bien je reste entière, rangée dans une boîte et dans ce cas, je ne sais pas vraiment ce que je fais sur terre... ou bien je répands lumière et rêveries et alors je sais pourquoi je suis là, pourquoi j’existe. Pour cela, je dois donner quelque chose de moi, me donner moi-même. C’est mieux que d’être dans une boîte en carton.

Il en est de même pour vous. Ou bien vous vivez pour vous, vous ne perdez rien, mais aussi, vous ne savez pas au juste pourquoi... ou bien, vous donnez lumière et chaleur, alors les gens se réjouissent de votre présence. Vous n’êtes pas pour rien sur terre mais vous devez aussi donner quelque chose de vous. N’ayez pas peur si, ce faisant, vous devenez plus petit, c’est seulement de l’extérieur...

Je suis une bougie unique. Lorsque je suis allumée la lumière et la chaleur qui se dégagent de moi ne sont pas fortes mais avec d’autres bougies, toutes ensemble, grande est notre clarté et forte est notre chaleur.

Il en est de même pour vous. La lumière que vous donnez n’est pas grand chose, mais avec celle des autres, c’est énorme.
Il y a parfois des pannes de courant à la maison, il fait noir d’un seul coup.
Alors tout le monde pense : « Vite, une bougie ! » et l’obscurité est ainsi vaincue grâce à une seule flamme.

Il en est de même pour vous. Tout n’est pas idéal dans ce monde. Beaucoup se plaignent, certains n’arrêtent pas de se lamenter. N’oubliez pas qu’une seule flamme est encore plus que l’obscurité.
Prenez courage et n’attendez pas les autres. Soyez allumés et brûlez.

Et si vous avez des doutes, alors prenez une bougie et allumez la. Regardez cette flamme et comprenez.


Lecture et commentaire du 2e Dimanche de l´Avent A (cliquez)

Le 9 décembre 2019

L’hisoire de Bouchon et la tempête - Episode 1

Petite biographie de sainte Thérèse de Lisieux

Très populaire, sainte Thérèse de Lisieux est un phare pour croyants et incroyants. La simplicité de sa courte vie, sa petite voie de la confiance et de l’amour lui ont valu d’être proclamée docteur de l’Église par Jean-Paul II en 1997.

Thérèse Martin naît le 2 janvier 1873 à Alençon, d’un père horloger et d’une mère dentellière, Louis et Zélie. Choyée, cette petite dernière grandit entourée de ses sœurs, Marie, Pauline, Léonie et Céline. Mais dès l’âge de quatre ans et demi, une première épreuve la marque durablement : sa maman meurt d’un cancer du sein. La fillette gaie et pleine de vie devient timide et sensible à l’excès. Toute la famille déménage à Lisieux. Comme un coup du sort, en 1882, sa sœur Pauline, qu’elle avait choisie pour « seconde maman », entre au carmel. Thérèse tombe gravement malade. Devant l’impuissance des médecins, sa famille et les carmélites prient Notre-Dame des Victoires. Au terme d’une neuvaine, le 13 mai 1883, de son lit de malade, Thérèse voit la statue de la Vierge lui sourire. Aussitôt guérie, elle se place sous la protection maternelle de Marie.

Toujours hypersensible, à l’orée de ses 14 ans, Thérèse pleure pour un rien. La nuit de Noël 1886, de retour de la messe, elle fond en larmes devant le peu d’entrain de son père pour le rituel des cadeaux. Thérèse monte dans sa chambre, mais bien vite, elle sèche ses larmes et redescend en riant. Elle a reçu une force qui ne la quittera plus. En souvenir de cette grâce, la jeune fille désire entrer au carmel au Noël suivant. Mais les carmélites lui demandent d’attendre jusqu’à Pâques pour lui éviter les rigueurs du Carême. Le 9 avril 1888, Thérèse entre au carmel à l’âge de 15 ans. Après sa prise d’habit, son père, atteint d’une maladie mentale, doit être interné. Profondément meurtrie, Thérèse vit cette nouvelle épreuve en union avec le visage défiguré et souffrant de Jésus dans sa Passion. Le 8 septembre 1890, jour de sa profession religieuse, elle prend ainsi pour nom : Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face.

Dix ans après la grâce de Noël, lors des fêtes pascales, la jeune carmélite entre dans sa Passion. Tuberculose et nuit de la foi l’assaillent. Elle ressent les doutes et l’incroyance des personnes athées. Le 30 septembre 1897, Thérèse de Lisieux meurt à 24 ans à l’infirmerie du carmel où l’a suivie la statue de la Vierge au Sourire. En regardant son crucifix, elle prononce ces derniers mots : « Oh ! Je l’aime ! Mon Dieu… je vous aime ! »

Nuit de Noël

« Il fallut que le Bon Dieu fasse un petit miracle pour me faire grandir en un moment et ce miracle il le fit au jour inoubliable de Noël, en cette nuit lumineuse qui éclaire les délices de la Trinité Sainte, Jésus le doux petit Enfant d’une heure, changea la nuit de mon âme en torrents de lumière… en cette nuit où Il se fit faible et souffrant pour mon amour, Il me rendit forte et courageuse, Il me revêtit de ses armes et depuis cette nuit bénie, je ne fus vaincue en aucun combat, mais au contraire je marchai de victoires en victoires et commençai pour ainsi dire « une course de géant !… » La source de mes larmes fut tarie et ne s’ouvrit depuis que rarement et difficilement ce qui justifia cette parole qui m’avait été dite : « Tu pleures tant dans ton enfance que plus tard tu n’auras plus de larmes à verser ! (…)

En cette nuit de lumière commença la troisième période de ma vie, la plus belle de toutes, la plus remplie des grâces du Ciel… En un instant l’ouvrage que je n’avais pu faire en 10 ans, Jésus le fit se contentant de ma bonne volonté qui jamais ne me fit défaut.
Comme ses apôtres, je pouvais Lui dire : « Seigneur, j’ai pêché toute la nuit sans rien prendre. » Plus miséricordieux encore pour moi qu’Il ne le fut pour ses disciples, Jésus prit Lui-même le filet, le jeta et le retira rempli de poissons…
Il fit de moi un pêcheur d’âmes, je sentis un grand désir de travailler à la conversion des pécheurs, désir que je n’avais pas senti aussi vivement… Je sentis en un mot la charité entrer dans mon cœur, le besoin de m’oublier pour faire plaisir et depuis lors je fus heureuse !… »


Personnages pour fabriquer la crèche de l’Enfant Jésus (cliquez, imprimez et fabriquez)

(cliquez pour agrandir)

Un jour quatre mères de prêtres, discutent des mérites de leurs fils.
  • Le mien dit la première est curé de la Cathédrale.
    Quand il entre quelque part, on lui dit :
    "Oh bonjour mon Père !"
  • Mon fils dit la deuxième, est évêque.
    Quand il entre quelque part, on lui dit :
    "Oh bonjour Monseigneur !"
  • Mon fils continue la suivante, est cardinal.
    Quand il arrive, on lui dit :
    "Oh bonjour Eminence !"

Et la quatrième réfléchit un moment et finit par dire :

  • Mon fils mesure deux mètres et pèse cent quinze kilos.
    Quand il entre quelque part, les gens disent :
    "Oh mon Dieu !"

Que fête-t-on à Noël ?

La Parole a pris chair
Elle m’a sauvé de mes errances, de mon intime enfer ;
l’étoile me conduit vers un ailleurs qui aime.

Je revis, aux pieds de Jésus, baptême et confirmation ;
adulte, je suis né à la vie, à la Divine étincelle,
ai accepté d’être un enfant de Dieu, un frère universel,
une âme en Dieu, qui respire des conversions et ascensions.

La Création de l’Univers prend alors tout son sens :
Elle témoigne de l’Amour de Dieu qui porte mon existence.

Le Verbe a vécu les réalités de l’humanité,
afin de révéler le Visage de Dieu en Vérité ;
Jésus m’invite à être une voix d’amour, de fraternité,
qui puise, en Lui, courage et patience dans l’adversité.

J’essaie, à travers les yeux de Jésus-Christ,
de voir tous mes frères, avec Son regard fraternel ;
mon cœur, ma vie, ensoleillés par l’Esprit,
annoncent que Dieu est Amour inconditionnel

Franck Widro


Le 10 décembre 2019

L’histoire de Bouchon et les bisous cachés - Episode 2 (attention : 3 pages) (cliquez)

Une quinzaine de soeurs bénédictines vivent, travaillent et prient à Martigné-Briand, non loin d´Angers, dans un ancien corps de ferme magnifiquement rénové. Une confiturerie et l´hôtellerie constituent leur principal gagne-pain. Leur charisme ? L´ouverture aux autres, aspect très important pour la fondatrice de l´ordre de Ste Bathilde, auxquelles elles appartiennent, une vie intérieure forte, une vraie simplicité et un véritable esprit de liberté ... UNE COPRODUCTION KTO/LA HUIT PRODUCTION 2016 - Réalisé par Lizette Lemoine et Aubin Hellot
Documentaire du 20/02/2017.

Bénédictines de Martigné, un esprit de liberté (cliquez)

Et des idées cadeaux à puiser au magasin :
Les ouvertures : Chaque jour de 10h à 11h30 et de 15h à 17h et le Dimanche de 10h à 12h et de 15h à 17h. Fermeture le mardi.
Vous y trouverez les productions du Monastère : confitures, icônes, poteries, puis des livres et objets religieux, ...



Au pays des santons : Noël provençal (cliquez)

L’Église en mission au temps de Thérèse de Lisieux

Thérèse de l’Enfant-Jésus n’est jamais sortie de son couvent. Et pourtant, le 14 décembre 1927, cette jeune carmélite a été proclamée par le pape Pie XI patronne des missions à l’égal de saint François-Xavier.

En entrant au couvent en 1888, Thérèse de Lisieux déclare : « Je suis venue pour sauver les âmes et surtout afin de prier pour les prêtres. » À l’époque, l’Église catholique élargit l’espace de sa tente aux dimensions du monde. En France, un grand élan missionnaire touche religieux comme laïcs qui y contribuent financièrement par leurs dons, à travers l’œuvre de la Propagation de la Foi fondée en 1822 par une Lyonnaise, Pauline Jaricot. Après la rupture de la Révolution et de l’Empire, les Jésuites et les prêtres des Missions étrangères de Paris reprennent peu à peu leur mouvement missionnaire. De nouvelles congrégations voient le jour comme la congrégation du Saint-Esprit, les Spiritains en 1848, ou les Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique fondés à Alger en 1868 et plus connus sous le nom de Pères Blancs et Sœurs Blanches.

Thérèse grandit dans ce contexte de renouveau des vocations. Elle-même a de grands désirs : elle veut non seulement être carmélite, épouse, mère, mais aussi guerrier, prêtre, apôtre, docteur, martyr… Dans sa communauté se trouve une sœur du carmel de Saïgon fondé par Lisieux en 1861. Quand les sœurs de Saïgon créent un nouveau carmel à Hanoï, Thérèse émet le vœu de partir là-bas. Mais son désir est entravé par la découverte de sa tuberculose. Maîtresse des novices, la voici malade et bientôt plongée dans la nuit de la foi. En 1895, sa prieure lui confie un séminariste de 21 ans, Maurice Bellière, futur Père Blanc en Afrique, qui manque de confiance en lui et de maturité spirituelle. Dans ses lettres, Thérèse l’encourage et l’accompagne comme elle le fait avec ses novices. Puis sa prieure lui confie le Père Adolphe Roulland des Missions Étrangères de Paris, missionnaire en Chine. Avec lui, Thérèse découvre la fraternité par-delà les murs. Elle a le sentiment de collaborer vraiment à son apostolat par la prière et l’offrande de sa vie. Un après-midi, une sœur, la voyant marcher difficilement, lui suggère de se reposer ; Thérèse répond aussitôt qu’elle « marche pour un missionnaire », pour diminuer les fatigues qu’il ressent peut-être dans son apostolat. L’Abbé Bellière commencera sa mission en Afrique le lendemain de la mort de Thérèse de l’Enfant-Jésus, et le Père Roulland sera témoin au procès de sa béatification. De nombreuses vocations sacerdotales et religieuses naîtront de la rencontre avec la petite Thérèse de Lisieux.

Être missionnaire
« Ah ! malgré ma petitesse, je voudrais éclairer les âmes comme les Prophètes, les Docteurs, j’ai la vocation d’être Apôtre... je voudrais parcourir la terre, prêcher ton nom et planter sur le sol infidèle ta Croix glorieuse, mais, ô mon Bien-Aimé, une seule mission ne me suffirait pas, je voudrais en même temps annoncer l’Évangile dans les cinq parties du monde et jusque dans les îles les plus reculées... Je voudrais être missionnaire non seulement pendant quelques années, mais je voudrais l’avoir été depuis la création du monde et l’être jusqu’à la consommation des siècles... Mais je voudrais par-dessus tout, ô mon Bien-Aimé Sauveur, je voudrais verser mon sang pour toi jusqu’à la dernière goutte... »


Le 11 décembre 2019

Comment fabriquer un sapin de Noël en tricot avec (ou sans) des enfants (cliquez)

l’histoire de Bouchon et le plus chouette des Noël - épisode 3 (cliquez)

L’origine du sapin de Noël (cliquez)

Recette du gâteau aux noix du temps de Noël (cliquez)

Le 12 décembre 2019

Matrice pour fabriquer étoile de Noël (cliquez et imprimer)

L’avenir des jeunes, Pape François.

Les enfants sont les premiers à souffrir des guerres, de la corruption, de la pauvreté, des déséquilibres et des catastrophes environnementales. C’est pourquoi leurs droits, du droit de jouer ou d’étudier au droit d’être entendu, doivent être particulièrement protégés. "Chaque enfant marginalisé, chaque enfant maltraité, chaque enfant abandonné, chaque enfant sans école, sans soins médicaux, est un cri qui monte vers Dieu En chacun, c’est le Christ qui est venu dans notre monde comme un enfant sans défense, c’est le Christ qui nous regarde. Prions pour que chaque pays prenne les mesures nécessaires pour faire de l’avenir des enfants une priorité, particulièrement ceux qui sont en souffrance.

L’avenir des plus jeunes , le message du Pape François (cliquez)



Au carmel, le temps de Noël est l’occasion de fêtes et de représentations théâtrales. Une prière de sainte Thérèse de Lisieux pour Noël.

À l’occasion de la fête de la prieure ou de celle de la Nativité, Thérèse de l’Enfant-Jésus, femme aux multiples talents littéraires, s’improvise auteur, metteur en scène et actrice pour distraire sa communauté.

Elle écrit ainsi plusieurs pièces de théâtre, « récréations pieuses », dont trois appartiennent au cycle de Noël comme Les anges à la crèche écrite en 1894. Cette pièce suit le modèle d’une opérette, avec une partie parlée et une autre chantée.

Les anges à la crèche de Jésus (extrait)

O Verbe Dieu, gloire du Père,
Je te contemplais dans le Ciel
Maintenant je vois sur la terre
Le Très-haut devenu mortel.
Enfant dont la lumière inonde
Les anges du brillant séjour
Jésus, tu viens sauver le monde
Qui donc comprendra ton amour ?...

O Dieu ! dans les langes
Tu ravis les anges
Verbe fait Enfant
Vers toi je m’incline en tremblant.

Qui donc comprendra ce mystère
Un Dieu se fait petit enfant ?...
Il vient s’exiler sur la terre
Lui l’Éternel... Le Tout-Puissant !
Divin Jésus, beauté suprême
Je veux répondre à ton amour
Pour témoigner combien je t’aime,
Sur toi je veillerai toujours.




Le 13 décembre 2019

L’histoire de Léa et la meute (attention : 3 pages) (cliquez)



Aujourd’hui, c’est la Saint Lucie. Mais qui est Sainte Lucie ??? ...



Sainte Lucie (+304)

Vierge et martyre à Syracuse, elle est victime de la persécution de Dioclétien en 304. Son nom même évoque la lumière, mais sa vie reste dans l’ombre. Elle fut très populaire et son culte remonte aux premiers siècles. Il s’étendit jusqu’en Scandinavie, en particulier en Suède où la fête païenne de la lumière et des mauvais esprits qui luttent contre elle a été remplacée par la fête de sainte Lucie. A cette date, ce sont les longues nuits de l’hiver nordique. Nous connaissons aussi de longues nuits dans les doutes de notre foi. La rédaction de sa « Passion » date du 5ème voire du 6ème siècle et beaucoup de détails y sont légendaires : enfermée dans un lieu de prostitution, elle sut résister à toute avance ; attelée à deux bœufs pour l’écarteler, ils ne purent bouger ; mise sur un bûcher, les flammes s’éloignèrent d’elle. Ses reliques, vénérées à Syracuse, ont été transportées d’abord à Constantinople et sont actuellement à Venise.


C’est une fête traditionnelle en Suède. Allons à sa découverte ....





Connaissez-vous la technique de l’acrostiche ?

Un acrostiche consiste à écrire un poème dont on peut lire un mot formé par les initiales des vers.
Exemple :
N aissance de Jésus
O bserver l’Etoile
E nfant heureux
L umiere dans nos vies.
A ton tour de composer un petit poème .... Tu peux aussi demander à tes parents de créer leur poème.

(cliquez pour imprimer)

Le 14 décembre 2019

Pourquoi offrir des cadeaux à Noël ?

A l’heure où les grands magasins deviennent des temples de la consommation et nos rituels d’achats, une liturgie trop bien réglée, prenons le temps de réfléchir à la valeur et au sens que nous donnerons à nos échanges de cadeaux à l’occasion de Noël.

Pourquoi donner à Noël ?
Noël est la fête du don suprême : la naissance de Jésus. Par amour pour nous, Dieu envoie Son fils pour nous sauver. Mais pour autant, pourquoi nous offrir des cadeaux ? Sans doute parce qu’ils expriment de façon concrète cet amour que nous avons les uns pour les autres. Nous avons tous besoin d’attention et de tendresse. Or les cadeaux, qui ont été choisis avec amour, sont le signe de la reconnaissance que l’on porte à chacun et que l’on nous porte. Même si tout le monde n’y accorde pas la même importance ni la même attention – notamment en raison des différentes cultures familiales ou des différences d’âge – les cadeaux sont plus qu’un simple rituel : ils ont du sens. Dès le plus jeune âge, cela vaut la peine d’encourager les enfants à faire des cadeaux, pour leur donner le goût de faire plaisir et leur apprendre à faire attention à l’autre. Un cadeau peut être un moyen de dire « je t’aime », « je tiens à toi » ou encore « merci ».

Comment choisir un cadeau ?
Pas facile de trouver le juste cadeau, celui qui fera plaisir, tout en ayant du sens pour nous. Pour des parents, comment satisfaire un enfant tout en choisissant quelque chose d’éducatif qui lui convienne ? Le bon cadeau est sans doute celui qui permet au donateur de rejoindre l’attente de l’autre, tout en lui apportant quelque chose de lui-même – non pas pour trop le gâter ou susciter chez lui de la gratitude, mais pour lui faire vraiment plaisir et répondre à ses besoins ou envies.

Savoir recevoir
Savoir offrir, mais aussi savoir recevoir. Tout compte dans un cadeau : à lui seul, il a vraiment son langage. Certaines personnes ont du mal à accepter les cadeaux. Et il y a tout un art de les recevoir : ne pas en attendre trop, les laisser parler, les laisser dire l’amour dont ils sont porteurs. Cela suppose de les accueillir vraiment, de leur chercher une place d’où, de temps en temps, ils peuvent nous faire un petit clin d’œil. Et puis, par un mystérieux retour, nous sommes alors portés à penser à ceux qui nous les ont donnés.

Ouvrir son cœur à d’autres
La visite des rois mages ou des bergers dans la crèche met en perspective une scène de dons. La myrrhe, l’or et l’encens, ainsi que les agneaux offerts par des rois et bergers venus de tout horizon, d’ethnies différentes, de couches sociales distinctes, sacrent la puissance divine. C’est un acte qui unit. Par-delà ceux que nous aimons parce que ce sont nos proches, il y a aussi ceux que nous connaissons par nécessité. A ceux que nous croisons chaque jour, nous pouvons aussi faire un petit cadeau ou avoir un geste qui dise plus que ce qui est attendu. Il y a beaucoup de joie à faire un cadeau à des inconnus, à des frères et sœurs du bout du monde ou de plus près, que nous pouvons rejoindre notamment grâce aux associations de solidarité. Le cadeau, alors, est sans retour, mais pas sans effet, que ce soit pour celui qui reçoit ou pour celui qui donne.

Des cadeaux les uns pour les autres
Nous sommes tous appelés à être des cadeaux les uns pour les autres. Au-delà des dons matériels, profitons de la période de Noël pour retourner à l’essentiel, aux sentiments qui nous lient, à ce que nous pouvons être ou faire pour autrui. A tous et à chacun, joyeux Noël !
Véronique Fruchard, Diocèse de Paris


Histoire de Léa et la choré - épide 2 (cliquez)

(imprimez et jouez)

Un Franciscain, un Bénédictin, un Dominicain et un Jésuite sont réunis.
La théologie va de bon train.
Soudain, panne d’électricité...
  • Le Franciscain s’agenouille et demande "la Lumière" au Seigneur.
  • Le Bénédictin récite son bréviaire qu’il connaît par coeur, persuadé que le Seigneur rendra la lumière.
  • Le Dominicain se lance dans une homélie sur la Lumière et l’Obscurité de ce monde.
    La lumière revient... mais où est le Jésuite ?
    Lui aussi revient... Il était allé changer les plombs !

Le 15 décembre 2019, troisième dimanche de l’Avent

Les couleurs de la Liturgie



3ème dimanche de l’Avent - Lecture et commentaire de Marie Noêlle Thabut

C’est bientôt Noël ! Joseph, Marie, l’âne et le boeuf... il est temps d’installer la crèche. Petits conseils pour saisir cette opportunité de s’émerveiller avec les enfants de la naissance de Jésus, du mystère de son Incarnation. Tout au long de l’Avent, les bergers, les rois mages et les différents santons s’approcheront peu à peu de son centre, cette mangeoire encore vide qui bientôt, recevra l’Enfant Jésus. Pourquoi mettre une crèche au coeur de la maison ?

Vivre l’ ;Avent en famille : Autour de la crèche (cliquez)



L’histoire de Pier Giorgo Frassati, le Saint type louche. (cliquez)

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Le 16 décembre 2019



À travers images d’archives et parole de témoins, le réalisateur Franck Salomé fait renaitre le fondateur du Secours Catholique et traverse l’histoire de son œuvre. Le documentaire Jean Rodhain et le Secours Catholique produit par le Secours Catholique en coproduction avec KtoTv.

Jean Rodhain et le Secours Catholique (cliquez)

Histoire du Noël de Tom : les newsboys -épisode 1

Dom Hélder Câmara : une vie incarnée dans un pays

« La protestation des pauvres, c’est la voix de Dieu". Né dans une famille pauvre du Nordeste brésilien, Dom Hélder deviendra célèbre dans le monde entier pour sa défense des plus défavorisés.

Hélder Câmara naît en 1909 à Fortaleza au Brésil, dans une famille pauvre et très nombreuse : 13 enfants, dont 5 mourront en bas âge. Son père est un modeste employé et sa mère, institutrice, fait la classe à ses propres enfants. À 14 ans, le jeune Hélder sait qu’il veut être prêtre et entre au séminaire, où il reçoit un enseignement encore très classique, à l’écart du monde et surtout, à l’écart des communistes, considérés comme les pires ennemis de l’Église.

Ordonné prêtre en 1931, il est appelé à Rio où il restera 28 ans, avant de rejoindre Recife en 1964. Durant toutes ces années, il occupe des charges importantes et se frotte aux réalités brésiliennes. Il constate l’isolement des évêques dans leurs diocèses et sent la nécessité de leur offrir l’occasion de travailler ensemble. De là naît, en 1955, le Celam (Conseil épiscopal latino-américain). En 1952, il devient évêque auxiliaire de Rio et accueille avec enthousiasme le concile Vatican II qui s’ouvre en 1962. Il ne prendra pas la parole lors des séances plénières mais se montre actif dans les rencontres informelles, faisant ouvertement et sans réserve bon accueil à la théologie de la libération et au principe de l’option préférentielle pour les pauvres. En 1964, nommé archevêque de Recife, il entreprend de vivre à la lettre l’enseignement de l’Église : collégialité, responsabilité des laïcs, création de communautés ecclésiales de base. Très actif, l’archevêque de Recife devient célèbre dans le monde entier pour ses dénonciations de la pauvreté, des arrestations arbitraires, des violations des droits humains. Mais sa voix dérange et il est contraint peu à peu au silence. Le Vatican lui demande de limiter ses voyages à l’étranger, injonction à laquelle il se pliera avec beaucoup d’humilité. En 1985, il prend sa retraite. Son successeur met en place une pastorale en totale rupture avec ses convictions et il assiste à la destruction de son « œuvre ». Il meurt en 1999. Son procès en béatification a été ouvert en 2013.

Un beau texte :
Esprit du Seigneur ! Insuffle compréhension et paix dans tous les foyers ! Insuffle de la chaleur humaine, de l’amitié, de l’amour dans tous les foyers ! Insuffle espoir, courage, et joie dans tous les foyers !

Envoie des pensées positives dans tous les esprits. Insuffle de bons sentiments, en tous les cœurs.

Offre un réconfort tranquille à tous les insomniaques. Sois Toi-même compagnie, réconfort et foi, pour tous ceux qui se sentent vaincus, écrasés et seuls dans la vie !

Et permets qu’en ouvrant notre cœur à travers notre ville, pour y voir se refléter toutes les villes du monde, nous fassions, avec ton aide et par le biais du Christ, parvenir au Père une étrange et immense symphonie du monde !

Le 17 décembre 2019

Recette de La Charlotte Martin (cliquez)


« Traitons-nous vraiment comme des frères ! » D’abord proche d’un mouvement résolument anticommuniste, Dom Hélder s’est transformé au contact du cardinal Gerlier, archevêque de Lyon.

Dom Hélder : ses amitiés et influences
C’est en 1955 que Dom Hélder change radicalement. Formé dans les années 1930 dans un séminaire très classique où la pire menace est le communisme, il s’engage, avec d’autres, dans l’Action intégraliste, lancée au début des années 1930 par l’écrivain brésilien Plinio Salgado : chemise verte, serment au chef national, vision grandiose du pays, ce mouvement était une sorte de version brésilienne du fascisme mussolinien. Le slogan « Dieu, patrie et famille » en rappelle d’autres ! Au nom de cette défense d’un idéal chrétien en butte au danger communiste, Dom Hélder, comme beaucoup d’autres jeunes prêtres de sa génération, prêche l’obéissance à l’autorité tant religieuse que militaire. C’est le cardinal Gerlier, alors archevêque de Lyon qui provoque chez lui un changement radical. En 1955, lors du Congrès eucharistique international de Rio, il lui lance : « Mon frère Hélder, pourquoi ne mettez-vous pas au service des pauvres tout le talent d’organisateur que le Seigneur vous a donné » ? Il avouera plus tard : « J’étais jeté à bas du cheval, comme Saul sur la route de Damas. » C’est décidé, il se consacrera aux pauvres. Les écrits de Jacques Maritain, d’Emmanuel Mounier et l’expérience des prêtres ouvriers achèveront de le convaincre.

Un beau texte :

Nous tous croyons que tous les hommes sont fils du même Père qui est aux cieux. Qui a le même père est un frère. Traitons-nous vraiment comme des frères ! Nous tous croyons que Dieu a fait l’homme à son image et ressemblance, et l’a chargé de dominer la nature et d’achever la création. Faisons tout le possible et l’impossible pour qu’au Nordeste tout travail soit un travail où la personne sente qu’elle aide le Créateur à construire le monde.
Nous tous croyons que la liberté est un don divin qu’il faut sauver à tout prix. Allons libérer, dans le haut et profond sens du terme, tous les êtres humains qui vivent autour de nous.
Nous tous croyons que l’idéal à atteindre est le développement de tout l’homme et de tous les hommes. Nous avons sous les yeux, tous les jours, des exemples de l’indifférence religieuse et même du niveau d’athéisme où parviennent les pays hautement développés. Ce n’est pas en oubliant notre Dieu que nous allons nous développer. Plus nous avancerons dans le progrès matériel, plus nous aurons besoin d’une foi éclairée et forte, capable d’illuminer, de l’intérieur, la construction du nouveau Nordeste.
L’Église n’a pas l’intention de dominer la marche de l’histoire. Elle veut servir les hommes en aidant à leur libération. Et elle sera là pour dire que cette libération, qui commence dès à présent, sera complète quand le fils de Dieu sera de retour, à la fin des temps, qui est le véritable commencement
.


L’histoire du Noël de Tom : l’épreuve - Episode 2 (cliquez)

Franck a fait confiance à Tom : ainsi Tom a-t-il pu commencer à croire en lui-même.
Et si on jouait aujourd’hui à écrire la liste de nos qualités.

(cliquez pour imprimer)

On l’affiche au mur de sa chambre et chaque matin on le lit pour prendre se donner de l’entrain et prendre ou reprendre confiance en soi.

Le 18 décembre 2019

De Noël viendra un enfant. Hopen (cliquez)

(imprimez et jouer)

L’histoire du Noël de Tom : une vie nouvelle - Episode 3 (cliquez)

A la veille des vacances de Noël, quelques idées de bricolage pour décorer la table, la maison, pour offrir à une personne seule : une mamie, un papy, un voisin ...

(cliquez pour imprimer)

Le 19 décembre 2019



Douce nuit - Glorious (cliquez)

« Prenez courage, ne craignez pas. Voici votre Dieu »

Depuis les premiers temps de l’Eglise, avant même d’adopter la croix, les chrétiens s’attachent à cette figure du Bon Pasteur pour témoigner de leur espérance et de leur foi. Jésus se qualifie lui-même ainsi, puisqu’il « livre sa vie pour ses brebis » (Jn 10,11), et il utilise la parabole du berger qui part à la recherche de la brebis perdue (Lc 15,3-7).

Philippe de Champaigne, Le Bon Pasteur – Vers 1652, musée des beaux arts de Tours


Ce thème ne ressurgit que rarement au XVIème siècle. Cette version, assez unique dans la peinture européenne moderne, rappelle que la promesse de la venue du Messie se réalise en Jésus : ce n’est pas la peine d’en attendre un autre !

Le Bon Pasteur porte des sandales (celles dont parle le prophète : « je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales » (Mt 3,11), un bâton de pâtre et tient fermement la brebis sur ses épaules. Il évolue dans un paysage qui témoigne de la sensibilité naturaliste du peintre : les frondaisons et leurs reflets sur le plan d’eau, le premier plan envahi par la ronce – métaphore de la Passion du Christ -, la palette allant de l’ocre au bleuté du ciel, comme dans une perspective chromatique.

Nous remarquerons également qu’à ces accents influencés par la peinture flamande vient s’intégrer un coloris clair et nuancé, comme le splendide bleu du manteau, caractéristique de la peinture française des années 1650.

Jésus invite les disciples de Jean-Baptiste et la foule à écouter et à regarder : des signes sont offerts. Ils annoncent la venue du règne de Dieu : « les aveugles voient, le boiteux marchent… les sourds entendent… » En Jésus s’accomplissent les signes dont parlait, quelques siècles plus tôt, le prophète Isaïe.

Jésus vient vers moi. Il me fixe, et son regard me confirme qu‘il vient pour me sauver.

En contemplant ce Bon Pasteur, comme tout baptisé, je peux m’identifier à la brebis retrouvée et sauvée qu’il porte sur ses épaules, et prendre conscience du privilège unique dont je bénéficie.

Champaigne met à ma portée la réalité actuelle de l’amour éternel de Dieu pour les hommes. Puissions-nous être pour le monde, envahit par les déserts du doute, les témoins de cette joyeuse espérance qui sait reconnaître la venue du Seigneur présent !




(imprimez et jouez)

Le 20 décembre 2019

Recette de Croustades monastiques pour l´hiver et pommes au cassis (cliquez)

Noël en Angleterre



Àl’instar de la fête nationale pour d’autres pays, Noël est la plus grande fête de l’année en Angleterre. C’est le jour où la chef de l’État, la Reine Elisabeth II, s’adresse à son peuple. Et surtout celui où, après un à deux mois de préparations, on fête enfin en famille la naissance de Jésus.
Christmas cards

Pas de Noël anglais sans cartes de vœux ; une tradition qui remonterait au début du XIXe siècle, en lien direct avec le développement de la Poste. Au début du mois de décembre, les Anglais en ont envoyé une trentaine, en moyenne, à leur famille et à leurs amis. Les cartes qu’ils ont reçues en retour ont été ensuite soigneusement disposées dans le salon pour compléter la décoration. Ces cartes ne seront décrochées qu’au jour de la fête des Rois mages, le 6 janvier.

Nativity play et Christmas carols

Avant les vacances, dans de nombreuses écoles publiques et privées, surtout en primaire, la Nativity play, mise en scène théâtrale de la naissance du Christ, reste un événement incontournable. Plus tard, le 24 décembre, jour férié, tandis que les parents effectuent les derniers préparatifs pour la grande fête et le repas du lendemain, les enfants se rendent dans la rue une fois la nuit tombée. En allant de maison en maison, ils chantent en groupe les Christmas Carols, les célèbres chants de Noël connus de presque tous les Anglais. D’autres préfèrent le faire dans les rues commerçantes et même dans les églises qui organisent des messes chantées. En général, ces enfants reçoivent des bonbons, quelques piécettes ou un petit cadeau. De leur coté, les plus vieux d’entre eux chantent pour récolter des fonds pour une œuvre caritative. Le must de ces Christmas carols demeure la messe chorale chantée à la chapelle du King’s College (Cambridge) retransmise à la télévision de la BBC. Enfin, la tradition veut que, de retour à la maison, les enfants confectionnent un petit gâteau qui sera laissé au Père Noël ainsi qu’un verre de porto sans oublier une carotte pour son renne. Avant d’aller se coucher, ils accrocheront aussi de grandes chaussettes au pied de leur lit ou sous le sapin.

Le jour de Noël et le Boxing day

C’est le jour de Noël, et non la veille, qui est fêté en famille en Angleterre. Le 25 au matin, férié lui aussi, on se lève très tôt pour aller découvrir les cadeaux dans les grandes chaussettes, le verre de porto bu et la carotte croquée. Après le petit-déjeuner, la famille se rend ensuite à la messe (près d’un tiers des Anglais le fait alors que les pratiquants ne composent que 4 à 6% de la population). De retour à la maison, place au déjeuner traditionnellement composé d’une soupe d’huîtres en entrée, suivie d’une énorme dinde farcie aux marrons et accompagnée de légumes et sauces, le tout complété par le Christmas pudding ou Plum pudding.

Le lendemain, 26 décembre, férié lui aussi, est appelé le Boxing day. Par le passé, il s’agissait du jour où l’on s’offrait des cadeaux dans leur boîte (box). Désormais, cette journée est dédiée à la charité, au partage et à l’échange : dans les familles, les enfants sont invités à remplir des boîtes avec des jouets qu’ils n’utilisent plus et à les offrir aux personnes dans le besoin.


L’histoire de Bastien et le nouveau - épisode 1 (cliquez)

Le 21 décembre 2019

Minuit chrétiens - Glorious (cliquez)

L’histoire de Bastien et la société secrète - épisode 2 (cliquez)

Les origines du vin chaud.

Il y a fort longtemps,
Le vin chaud est une boisson composée d’épices et de vin, généralement rouge mais parfois blanc. Il est principalement consommé en hiver, et sucré au miel ou à l’aide d’un autre produit doux.

L’apparition du vin chaud

C’est sous l’empire romain, vers 20 après JC, que le premier vin chaud épicé fut concocté. Il était question de faire bouillir du miel dans du vin, puis d’y ajouter des épices (poivre, mastic, nard, laurier, safran), des noyaux de dattes torréfiés et des dattes trempées préalablement dans du vin. Le tout était ensuite dilué dans du vin de qualité afin d’adoucir le mélange. Des charbons ardents étaient ensuite jetés dans le mélange pour le conserver. On trouve la recette écrite pour la première fois dans le Livre I.1. « De Re Coquinaria d’Apicius ».

L’avènement du vin chaud à travers l’Europe

Au XIIIème siècle, la ville de Montpellier était réputée pour son florissant commerce de vins épicés. Les traces écrites dateraient la « recette » de ce vin de l’an 1249. Les épices venues d’Orient arrivant au port de Lattes rendaient possible sa fabrication.

La Suède adopta aussi la tradition du vin chaud lorsque le roi Gustave, grand amateur de cette mixture, s’en fit préparer avec des vins du Rhin, du sucre, du miel et des épices (cannelle, gingembre, cardamome et clous de girofle). Ce n’est qu’à partir de 1600 que cette boisson aristocratique devint populaire et prit le nom de Glögg (vin chauffé). Cent cinquante ans plus tard, les foyers suédois commencèrent à produire chez eux leur propre Glögg.

En France, il était appelé autrefois « vin à la française ». C’était un vin chaud et sucré, aromatisé avec de la cannelle, qui se servait dans toutes les auberges à la fin du XIXe siècle. Depuis les Alpes, le vin chaud se répandit aussi en Italie, où l’on s’y réfère comme « vin brûlé ».

Le vin chaud aujourd’hui

Dès les années 1890, la tradition du vin chaud s’amplifia en Europe lors de la période de Noël. Chaque marchand de vin en proposait sa propre version, qu’il vendait dans des bouteilles aux étiquettes ludiques. Le vin chaud est d’ailleurs toujours la star des marchés de Noël d’Allemagne, d’Alsace-Moselle, d’Autriche, de Suisse, de Belgique, des Pays-Bas, de Pologne, du Luxembourg, de République tchèque et de Roumanie.

Un bel exemple de tradition antique qui a su se répandre à travers le monde et qui perdure encore aujourd’hui.

Recette du vin chaud

INGRÉDIENTS
1 bouteille de vin rouge
230g de sucre en morceaux
10 cl d’eau
1 bâton de cannelle
Quelques miettes d’anis
2 clous de girofle
1 pointe à couteau de noix de muscade râpée
Zeste d’une demi orange


INSTRUCTIONS
Versez le vin dans une casserole, ajoutez-y le sucre et l’eau.
Commencez à faire chauffer à feu doux le mélange.
Ajoutez la cannelle, l’anis, les clous de girofle et la noix de muscade.
Ajoutez-y le zeste d’une demi orange.
Portez doucement à ébullition et laissez frémir 5 minutes.
Coupez le feu, couvrez et laissez reposer environ 5 minutes sur la plaque encore chaude.
Versez votre vin chaud dans les tasses en filtrant avec une passoire.
Dégustez votre vin encore bien chaud.

Le 22 décembre 2019, 4ème dimanche de l’Avent

4e Dimanche de l´Avent A Lecture et commantaire de M. Noëlle Thabut

Noël est à la fois l’une fêtes chrétiennes les plus populaires, mais dont le sens profond a été éclipsé pour beaucoup par la culture de la consommation. Pour surmonter ce paradoxe, des chrétiens font de l’Avent un temps missionnaire. Certaines paroisses organisent des crèches vivantes. C’est un moyen concret pour les enfants et leurs familles de vivre " en actes " la naissance du Christ.

Vivre l’Avent en famille : Annoncer la naissance du Sauveur (cliquez)

Vierge allaitant entre Ste Anne et St Joseph

Ce quatrième dimanche d’Avent, nous contemplons la Vierge allaitant entre sainte Anne et saint Joseph, du Greco.

La Vierge allaitant, du Greco (cliquez)

Saisis en plan rapproché, le buste légèrement projeté en avant, Marie, avec Anne, sa mère, et Joseph, son époux, semblent tout près de nous. Greco parvient à nous rendre participants de cette scène intime : une mère nourrissant son enfant sous le regard attendri de sa famille. Par son format majestueux, ses coloris acidulés et le ciel contrasté, typiques de son style unique bien que pleinement maniériste, il nous invite aussi à une lecture plus profonde.

L’Espagne du Greco est une terre mystique. Sans que l’on puisse attester de la foi personnelle de l’artiste, sa peinture est façonnée par ce renouveau spirituel. La dévotion à l’enfant Jésus est développée par Thérèse d’Avila qui le rencontre en vision ; et le carmel remet à l’honneur la figure de Joseph participant du projet divin.

La robe rouge de Marie, zébrée de blanc, resplendit. Son visage jeune rayonne de clarté, mais pourtant, son attitude est mélancolique. Pressent-elle le destin de son enfant, ou le nourrir lui rappelle-t-elle l’inouï de ce Dieu qui s’est incarné en elle ?

Le jaune a souvent été la marque distinctive du peuple juif. Greco l’emploie pour le vêtement de Joseph. Subtilement, il le rend moins éclatant que le rouge qui pare Marie, même s’il le creuse de larges plis dynamiques. En touchant le pied de l’enfant, Joseph est pleinement intégré à l’action.

Anne est encore plus sobrement vêtue : son manteau orange est peint sans mouvement, et la guimpe qui entoure son visage semble grisâtre au regard du fin voile qui orne la tête de Marie. Symbole de l’humanité vieillie, elle contemple le Salut promis par Dieu. Discrète, dans l’ombre, elle caresse tendrement la douce tête du bébé. Son geste dit pourtant plus que l’affection d’une grand-mère devant la chair de sa chair.

Greco peint l’enfant pleinement humain, serrant de ses petits doigts la main de sa mère, sans auréole et sans lumière extraordinaire. Le linge jaune qui l’entoure répond au vêtement de Joseph et souligne sa judaïté.

Greco peint le Christ radicalement humble, dépendant de l’humanité qui le touche et dont il boit le lait. Il nous invite ainsi à vivre en sa présence.


Il était une fois ... L’histoire de Fabiola, une histoire d’amour dans un vrai royaume.

Recette des massepains (cliquez)

Le 23 décembre 2019

L’histoire de Amy - Londres Costantinople - 1er épisode (cliquez)

(imprimez et jouez)

Une Nuit au Monastère : Olivier Lejeune

La vie d’Olivier Lejeune, comédien, auteur, metteur en scène, se tient sous les projecteurs et sur les planches. Depuis plus de cinquante ans, il expérimente les joies de la vie de troupe de théâtre, de l’amour du public, de l’expression de soi dans les arts, mais aussi les contraintes d’un métier accaparant qui laisse peu de place à la famille et aux activités permettant de répondre au questionnement spirituel. Le cadre de l’abbaye de Solesmes, celui d’une vie au calme, rythmée par les offices chantés, le travail et les repas des moines, permet d’étancher sa soif du divin. À l’issue d’une expérience d’immersion de 24h proposée par « Une Nuit au monastère », Olivier Lejeune en parle sans fards à Charles Mercier. Il raconte aussi les grandes rencontres qui ont forgé sa personnalité et jalonné sa carrière, sa prodigieuse mémoire, ces textes qui l’ont charpenté et poussé sur les routes afin de les partager. Une rencontre loin des paillettes et des tapis rouges qui révèle une expérience sensible, profonde et intérieure dans la mythique abbaye sarthoise.

Une Nuit au Monastère : Olivier Lejeune (cliquez)

Le 24 décembre 2019

Sur le visage de mes frères

En cette veille de Noël, voici une très belle prière du P. Michel Quoist (1921-1997) à l’intention de tous ceux qui ont le désir de rencontrer le Seigneur. Si Dieu a pris le visage de Jésus, il se montre aussi sur le visage de chacun de nos frères...

Prière de Michel Quoist

Ô Seigneur est-ce possible ?
Que certains croyants
qui sincèrement voudraient Te rencontrer,
souvent s’égarent encore,
marchant les yeux dans les nuages,
alors qu’ils pourraient chaque jour t’apercevoir,
en croisant leurs frères sur les chemins de terre
Car depuis que tu es venu chez nous,
Dieu, pétri de la même argile que nous,
Dieu qui s’est fait VISAGE en Jésus notre frère,
Nul ne peut rencontrer l’homme,
Sans découvrir en lui quelque chose de Toi.
TOI, l’enfant de Bethléem,
dans le visage des bébés souriants...
ou pleurant
TOI, le fugueur du Temple,
dans le visage des adolescents,
qui ne savent plus
s’ils sont hommes ou enfants.
TOI, le tenté du désert,
dans le visage des hommes tourmentés,
partagés,
déchirés,
par le mal qui toujours se propose.
TOI, le transfiguré,
dans le visage des hommes en prière,
TOI, le condamné défiguré,
dans le visage des hommes torturés,
gémissant sous les coups,
les coups au corps,
les coups au cœur.
TOI, le ressuscité,
dans le visage de ceux, en qui l’amour enfin
a fait toute sa place
et rayonne chantant l’Alléluia de Pâques.
Je voudrais Seigneur,
continuer fidèlement,
ce pèlerinage inachevé,
vers le visage de mes frères,
Jusqu’au jour de JOIE,
où tous dans ta LUMIÈRE enfin, les contemplant,
je Te contemplerai.
Mais il me faut encore,
avec Toi,
longuement, durement cheminer
et mieux Te connaître
pour mieux te re-connaître
sur le visage de mes frères.




Dans la nuit de Noël - P.U.S.H. (cliquez)

L’histoire de Amy et la caravane -épisode 2 (cliquez)





La vraie histoire de Noël pour enfants (cliquez)

« Le lien vertueux entre les générations est une garantie [d’avenir], et c’est une garantie d’une histoire vraiment humaine », Pape François, Exhortation apostolique Amoris Laetitia, §189, 2016. Ainsi, d’histoires en histoires, la grande histoire d’une famille se construit, de générations en générations. Fonder sa propre famille prend alors un sens de continuité et de nouveauté : avoir des enfants, faire perdurer le nom familial, avoir un nouveau livret de famille, signe d’une toute nouvelle famille... alors quand la petite famille s’élargit, c’est toute une famille qui s’agrandit et traverse les années !

La famille, c'est toute une histoire ! (cliquez)